Entrevue avec Guy Morin, président de Giguère et Morin.

Entrevue avec Guy Morin, président de Giguère et Morin, réalisée par Mya Larivière-Blanchette, Makayla Nantel et Ève Francoeur
du Comité 12-18 de St-Félix-de-Kingsey.

Décrivez-nous votre entreprise ?

Nous sommes un manufacturier de composantes de bois francs. Nous achetons différents bois francs de série que l’on transforme pour faire différentes composantes pour l’industrie du meuble et d’armoires de cuisine. C’est une entreprise qui existe depuis plus de 50 ans. Nos manufacturiers sont principalement situés au Québec et nous en avons également aux États-Unis.

Quels types de métiers pouvons-nous retrouver dans votre entreprise ?

Nous embauchons des journaliers qui ne sont pas spécialisés, que nous formons principalement à l’interne. Nous préférons engager les gens pour leur savoir-être et non seulement pour leur savoir-faire. Nous avons aussi d’autres métiers comme surtout des ingénieurs que nous allons embaucher; des ingénieurs industriels, des techniciens en génie industrielle, qui représente un petit volet entre les deux. Nous privilégions souvent les techniciens. Nous embauchons également des gens sortis de l’école du meuble à Victoriaville pour des métiers un peu plus spécialisés.

Quels sont les valeurs de votre entreprise ?

Les valeurs principales, je dirais le respect, la rigueur et la réussite. Le respect : respecter nos employés, nos clients, nos délais et nos engagements. La rigueur : faire en sorte que tout se fasse bien, de la bonne manière et que tout le monde soit rigoureux et assidu. La réussite : de s’assurer d’avoir de bons clients et que nos employés se développent. Quand nous sommes avec des gagnants, on gagne !

Quelles qualités de base recherchez-vous chez vos employés quand vous les embaucher ?

On parle principalement du savoir-être. Nous voulons du monde respectueux, assidu, possédant le sens de l’équipe et collaboratif. Tu peux être amené à travailler en équipe. Ce qui est important, c’est la capacité d’apprendre. Si la personne n’a pas de métier, il doit par contre vouloir l’apprendre.

Est-ce qu’il y a des réalisations ou des projets de votre entreprise dont vous êtes plus fier ?

La plus grande fierté que nous avons, c’est premièrement de durer dans le temps, d’avoir évolué durant toutes ces années et de rester dans le coup. Nous avons une usine à la fine pointe de la technologie. Au Québec, il y a peu de gens qui sont organisés comme nous. Notre comparatif, ce n’est pas au Québec. On se comparent avec des américains.

Selon vous, quels sont les avantages de travailler en région ?

Je vous dirais la proximité. Quand nos employés ont à se déplacer, ils ont 15 à 20 minutes à parcourir seulement. Tu peux faire tes activités plus rapidement. Le sentiment d’appartenance est plus familier. Nous connaissons vos parents et même vos grands-parents.

Comment se passe une journée de travail pour vous ?

Dans un horaire d’une journée type, nous faisons quand même beaucoup de choses. Le matin, je fais mon « clean-up ». Nous recevons des courriels, nous préparons notre journée selon ce qu’on a reçu la veille. Ma liste de courriels est un peu ma liste de choses à faire. Des fois, j’analyse les indicateurs, comment ça été la veille. J’aime faire des tournées de plancher, voir comment ça se passe, sentir si c’est en cohésion, en équilibre. Nous avons des rencontres de comités avec des petits groupes d’employés. Nous faisons des réunions. Quand j’ai du temps pour réfléchir, j’aime penser à des outils pour nous améliorer. Mon rôle est aussi de m’assurer que nous respectons les règles.

Quelle partie de votre travail aimez-vous le plus ?

Je vous dirais que c’est ce que je fais le moins présentement, soit de rencontrer du monde. J’aime faire des rencontres à l’extérieur, dans des associations, dans des expositions. Nous avons beaucoup moins à nous déplacer ces temps-ci. Faire des rencontres, c’est ce que j’aimais le plus.

Jusqu’où rêvez-vous d’amener votre entreprise ?

On veut être un leader, la meilleure entreprise dans notre domaine et pas juste au Québec, mais en Amérique du nord. Nous voulons rester parmi les usines les plus performantes dans ce qu’on fait. Chaque fois que nous faisons des investissements, c’est pour nous retrouver en avant de la parade. C’est mieux de faire de la poussière que de manger de la poussière. À l’origine, l’entreprise faisait des petits pupitres scolaires où vous leviez la tablette avec les petites chaises en bois. C’était la vocation de l’usine à l’époque. Ça toujours été une usine qui a transformé le bois. Elle a toujours démontré la capacité de s’adapter en fonction du marché.

Pour quelles raisons devrions-nous travailler pour votre entreprise ?

Premièrement, ça fait plus de 50 ans qu’on fonctionne. Je pense que nous sommes une entreprise présente et stable. Nous avons un environnement de travail propre et sécuritaire. Il n’y a pas de nuage de poussière dans l’usine. Nous avons toujours été respectueux envers nos employés et, en retour, nos employés nous sont fidèles. La majorité de nos employés travaillent avec nous depuis plus de 20 ans.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ?

J’ai déjà été président d’une association et mon thème disait : « Collaborer pour mieux progresser ». Ce qui m’inspire, c’est le travail d’une équipe. Je me suis toujours dit que tout seul tu vas plus vite, mais qu’ensemble tu vas aller plus loin. C’est la cohésion du groupe qui permet de faire des choses.

Pour vous la persévérance scolaire c’est quoi ?

J’ai toujours eu ce principe que, quand on commence quelque chose, il faut toujours le compléter. Ça commence avant l’école. Vous vous impliquez dans quelque chose, vous devez aller au bout de votre aventure. Tu embarques dans un club de soccer et vous commencez l’année avec 15 joueurs. Si les joueurs commencent à abandonner un après l’autre et que vous êtes maintenant rendus 10 joueurs, ils ont tous mis en péril ce que les 10 autres avaient commencé. Je trouve que c’est un gros manque de respect. Quand tu embarques dans un groupe qui est intéressé, au secondaire, c’est plus facile de continuer. Un secondaire 5, ça prend ça. C’est le premier jalon de ta vie et ensuite, c’est beaucoup plus facile de s’orienter. Il ne faut pas que ça devienne une obsession et que ça te rende malade. Il ne faut pas arrêter au premier obstacle.

Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?

Je dirais : impliquez-vous les jeunes ! Les leaders, on les reconnaît à votre âge. Quand j’étais au CEGEP, il y avait les jeunes entrepreneurs qui devaient démarrer une entreprise. Il fallait s’incorporer et tout ça. J’étais président de l’entreprise. Ça ne s’apprend pas, mais quand tu t’impliques, tu vois ce que tu es capable de faire. Parfois tu ne le vois pas, mais c’est le groupe qui va te dire qu’il te voit là. Ça va vous pousser en avant. Ça va faire en sorte que vous ne serez pas seuls. La pire chose pour un jeune es de se retrouver tout seul. Quelqu’un qui est isolé et qui n’a pas de groupe de référence, c’est plus difficile pour lui. Ton groupe représente ta meilleure protection quand tu es jeune. Impliquez-vous, vous êtes les leaders de demain. Un leader ce n’est pas une question d’études mais d’état.

Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité ?

Chapeau les jeunes ! Premièrement, si nous voulons que des jeunes prennent notre place, il faut qu’ils s’impliquent. Autre chose, la présence des organisations fait en sorte que si les jeunes s’impliquent, ce seront les leaders de demain qui se formeront. Ce que j’aime de Partenaires 12-18, c’est que vous apprenez le fonctionnement d’un organisme. Vous avez déjà déterminé des leaders dans le groupe. C’est la base de n’importe quoi.

Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ?

Moi je dirais, un esprit sain dans un corps sain. Je pense que c’est un élément ultra important. Je suis allé voir le médecin, il m’a dit que j’avais le foie gras. Le docteur m’a dit que je devais manger moins, boire un peu moins de vin et faire de l’activité physique. J’aime prendre un bon repas avec une petite coupe de vin. J’ai décidé de m’acheter une paire de « running shoes » et j’ai commencé à courir… L’activité physique est un exutoire. La pire chose est de devenir sédentaire. Quand tu fais une activité, tu as le cerveau qui décroche de ton travail et tu brûles des calories. Je suis un ardent défenseur de l’activité physique.

Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette ou la vapoteuse ?

Je me disais toujours, si vous faites de l’activité physique, vous allez arrêter de fumer ! C’est sûr que ça peut paraître séduisant. On veut avoir une référence, on veut devenir adulte plus vite, mais c’est éphémère. Moi quand j’étais jeune, ça fumait beaucoup plus qu’aujourd’hui. Le vapotage est peut-être plus présent. Je pense que c’est un exutoire qui n’est pas correct. Soyez dans des groupes qui font des activités. Le groupe enlève probablement le goût de fumer. Je pense que le monde qui s’isole démontre plus d’intérêt à fumer ou vapoter. Le fait d’être impliqué dans le 12-18 est sans doute votre meilleur remède pour ne pas que vous soyez tentés.


Entrevue avec Audrey Martin, de Audrey Martin Photographe

Entrevue avec Audrey Martin, de Audrey Martin Photographe, réalisée par Léanne Héon et Grabriella Joseph-Roux du Comité 12-18 de Lyster.

1- Décrivez-nous votre entreprise ?

Moi, je suis photographe professionnelle depuis plus de 15 ans, presque 20. Là, maintenant, je me spécialise surtout dans les photos de familles extérieures et dans les photos corporatives, donc pour réaliser des banques d’images pour les entreprises.

2- Quels types de métiers peut-on retrouver dans votre entreprise ?

Moi, je suis seule dans mon entreprise. Donc c’est moi qui fais tout. Mais si par exemple, j’avais besoin d’employés, je pourrais engager une retoucheuse, quelqu’un qui s’occupe des réseaux sociaux, quelqu’un qui fait la communication pour répondre à des courriels, une adjointe administrative. Je fais affaire, parfois, avec des maquilleuses, mais c’est plus de la sous-traitance. Donc, elles ne sont pas vraiment engagées à mon compte. Je peux faire affaire avec des personnes tierces comme des maquilleuses ou des caméramans pour certains contrats.

3- Quelles sont les valeurs de votre entreprise ?

Les valeurs de mon entreprise… C’est sûr, valeurs familiales, dans le sens où je crée des souvenirs pour les familles. Le côté relationnel aussi, créer des relations avec des gens, les liens de confiance aussi, que les gens m’accordent pour créer leurs souvenirs finalement.

4- Selon vous, quels sont les avantages à travailler en région ?

Les avantages à travailler en région… Moi, ce que j’aime beaucoup, c’est vraiment qu’en région, on connait tout le monde. Les clients reviennent. On crée vraiment des liens d’amitié avec les clients. Moi, c’est le côté que j’aime beaucoup en région.

5- Y a-t-il des réalisations ou des projets de votre entreprise dont vous êtes particulièrement fière ?

Oui, j’ai fait des gros projets. Par exemple, pour Tourisme Centre-du-Québec, j’ai fait une banque d’images pour eux, pour leurs réseaux sociaux, pour leur site Internet. J’en ai fait pour la MRC de L’Érable. J’ai fait une bonne banque d’images aussi pour Hamel Propane. Ce sont quand même des gros contrats qui nécessitaient plusieurs heures de prise de vues avec un bon lot de photos. C’est « le fun ». Quand on parle, par exemple, de Tourisme Centre-du-Québec, je suis amenée à aller dans différentes entreprises, exemple pour faire des images dans différents vignobles de la région. Donc, on découvre aussi différentes entreprises et des produits du terroir aussi. Donc moi, c’est ce que j’aime de mon métier.

6- Quelle est la partie de votre travail que vous préférez ?

C’est sûr que la partie que je préfère, c’est vraiment la prise de photos. Moi, quand je prends des photos, j’ai vraiment l’impression que je ne travaille pas finalement, parce que c’est vraiment une passion. J’aime ça et j’oublie que je travaille. Le côté que j’aime moins, c’est sûr que c’est le côté « ordinateur ». On a moins d’interactions avec les gens. Donc vraiment, ce que je préfère, c’est d’être sur le terrain en train de prendre des photos.

7- Comment se passe une journée de travail pour vous ?

Mes journées de travail sont quand même variées. Il n’y a pas une journée qui se ressemble dû au fait que je suis à contrat. Donc, je travaille souvent les fins de semaine, les soirs de semaine, quand on parle de photos de famille. Corporatif, c’est plus durant la semaine. Donc, c’est vraiment varié comme horaire de travail. Souvent, durant le jour, je vais faire du traitement d’images, donc du travail d’ordinateur principalement, trier des photos, retoucher, livrer des galeries « web ». Sinon, les soirs, les fins de semaine, c’est plus de la prise de photos.

8- Pour quelles raisons devrait-on travailler pour votre entreprise ?

Parce que c’est une belle passion ! Moi, c’est vraiment le contact humain. Moi, j’aime avoir du plaisir aussi dans la vie. C’est sûr que si j’avais des employés, ça me prendrait des employés qui aimeraient aussi avoir du plaisir en travaillant.

9- Jusqu’où rêvez-vous d’amener votre entreprise ?

Bonne question. Jusqu’où je rêve de l’amener ? C’est sûr que le plus loin possible. Être vraiment reconnue comme la spécialiste de la région pour les photos de familles extérieures et les photos corporatives

10- Pour vous, la persévérance scolaire, c’est…

Oui, c’est important de persévérer à l’école, d’aller chercher son secondaire 5. Je trouve ça super important. Mais moi, contrairement à bien des gens, le haut niveau de scolarité, pour moi, ce n’était pas super important quand j’avais votre âge. Pour moi, vraiment, ce qui est important, c’est de faire quelque chose qu’on aime dans la vie. Si votre rêve, c’est de devenir médecin, dans ce cas-là, c’est sûr que l’école c’est super important. Mais, comme moi avec la photo, je fais vraiment ce que j’aime faire dans la vie et le cours de photo, c’était un DEP. Je ne suis pas nécessairement allée à l’école très longtemps, mais je fais ce qui me passionne et ce que j’aime.

11- Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ?

La nature. Tantôt, on parlait des avantages à travailler en région, ça fait partie des avantages aussi. On a accès à des beaux coins de pays autour de nous, en campagne. Donc moi, j’aime beaucoup travailler dehors. Vraiment, la nature m’inspire beaucoup. Sinon, le côté humain. Je suis quelqu’un qui s’intéresse vraiment aux gens, à ce qu’ils vivent, à leur histoire. Moi, c’est ça qui m’intéresse.

12- Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité ?

Je trouve ça super. En vrai, c’est super important. Moi, je l’ai fait beaucoup quand j’étais jeune. J’ai fait partie du Comité 12-18 de Notre-Dame-de-Lourdes. On a même mis sur pied un local pour les jeunes quand j’étais là. Faire du bénévolat, c’est important parce qu’on apprend beaucoup de choses. On apprend, soit à travailler, soit à s’organiser. On a vraiment des beaux apprentissages à faire. Souvent, je trouve que les plus beaux apprentissages qu’on fait, c’est vraiment dans la vie de tous les jours et pas nécessairement sur les bancs d’école. On a toujours quelque chose à apprendre. Ça, c’est vraiment important. Souvent, quand on fait du bénévolat, on apprend à avoir plus confiance en nous, on apprend à donner, à donner de son temps. Donner de son temps et être généreux. Je trouve que ça amène des belles valeurs de faire du bénévolat.

13- Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?

Mon principal message, je pense que je me répète un peu, mais c’est vraiment de faire quelque chose que vous aimez dans la vie, de trouver c’est quoi votre passion et d’aller dans cette voie-là. Trouvez quelque chose qui vous fait vibrer et foncez. Foncez vers vos buts, vos objectifs, vos rêves. Rêvez grand aussi.

14- Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette/la vapoteuse ?

Ark ! Selon moi, ça ne devrait même pas exister. Ça m’a tout le temps un peu dégoûtée parce que, la cigarette… La vapoteuse, pas que je ne connais pas ça, mais pour moi ça rime la même chose qu’avec la cigarette. Selon moi, ça ne devrait pas exister. Tenez-vous loin de ça le plus possible parce que ce n’est pas bon pour la santé.

15- Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ?

C’est sûr que c’est super important l’activité physique. Ça fait partie du bienêtre et ça permet de dépenser notre trop plein d’énergie. Ça permet aussi, parfois, d’évacuer, de faire le vide dans notre tête, d’évacuer le stress. Ça a plein de bienfaits pour la santé, donc c’est super important.

16- Quels sont les impacts positifs de la légalisation du cannabis et en contrepartie, les effets négatifs de la légalisation de cette substance ?

L’impact positif, c’est que ce seront des substances plus contrôlées, il va y avoir moins de chimique dedans. Ça va être des produits plus naturels. Côté négatif, je dirais la banalisation, de rendre ça un peu plus banal que ça ne devrait l’être.


Entrevue avec Ariane Guillemette, Métavic.

Entrevue avec Ariane Guillemette, Métavic, responsable de la gestion de la production, des ressources humaines, de l’approvisionnement et directrice marketing.

1- Décrivez-nous votre entreprise ?

Métavic est une entreprise familiale qui a vu le jour en 1982. Les premiers propriétaires, M. Émile Guillemette et Mme Cécile Gouin mes grands-parents) ont légué leur entreprise à leurs fils Steeve et Martin Guillemette. À ce jour, Métavic se concentre dans la conception, la fabrication et la vente de machineries forestières comme des chargeuses, des remorques routières et des têtes multifonctionnelles. Nous sommes actuellement une vingtaine d’employés et distribuons nos produits partout à travers le Québec et aux États-Unis via plus de 25 distributeurs.

2- Quels types de métiers peut-on retrouver dans votre entreprise ?

Nous y retrouvons des soudeurs-monteurs, des machinistes, des assembleurs-monteurs, des mécaniciens Industriels, des peintres, des commis aux pièces, un commis aux paies, une secrétaire – commis comptable et des journaliers.

3- Quelles sont les valeurs de votre entreprise ?

Nous accordons une grande valeur au souci du travail bien fait, à la solidité et à la rigidité de nos produits, à l’écoute de la clientèle et à la performance.

4- Quelles qualités de base recherchez-vous chez vos employés lorsque vous les embauchez ?

Nous recherchons le respect, la fiabilité, la débrouillardise/autonomie et le souci du travail bien fait.

5- Y a-t-il des réalisations ou des projets de votre entreprise dont vous êtes particulièrement fiers ?

La plus grande fierté des propriétaires de l’entreprise est la conception et la fabrication de têtes multifonctionnelles pour des excavatrices. La tête multifonctionnelle Métavic est la seule produite en Amérique du Nord. La compétition se retrouve en Europe et en Finlande. C’est d’autant plus une fierté car c’est mon oncle qui en a fait la conception du début à la fin, par lui-même.

Si je parle pour moi, je dirais la formalisation de l’entreprise à la norme de conformité ISO-9001. Je venais à peine de terminer mon baccalauréat en marketing que j’entamais ce gros projet. Habituellement, ce sont des équipes de travail qui s’occupent d’un tel projet. Dans mon cas, j’étais seule avec l’aide d’un conseiller en ligne.

6- Selon vous, quels sont les avantages à travailler en région ?

Dans notre cas, nous produisons des produits qui seront utilisés dans la forêt. Donc être situés en région est un avantage puisque ça augmente notre crédibilité. Nous sommes entourés de forêts et de champs. Le fait d’être en région nous octroie une plus grande proximité avec notre clientèle et nos employés. Ce sont des amis, de la famille et des collègues.

7- Comment se passe une journée de travail pour vous ?

Premièrement, à mon arrivée, je vais toujours faire ma tournée dans l’usine de montage pour m’assurer du maintien de la planification effectuée en production. Je m’assure que tous les employés ont le matériel nécessaire pour effectuer la production de la journée et même de la semaine. Je réglé les problèmes si le cas se présente. Une fois que cela est fait, je vais dans la deuxième usine pour faire une tournée. Je veux m’assurer que tout le monde a les outils nécessaires pour être efficace durant la journée. Ensuite, je fais un bref inventaire de ce que j’ai pour préparer mes commandes que je remets à nos différents fournisseurs. Je réceptionne les commandes reçues. S’il y a lieu, je fais un suivi des « back orders » avec les fournisseurs en question. Je procède à l’entrée de factures des fournisseurs, le tout en répondant à mes courriels, au téléphone, aux distributeurs et aux clients, puisque je suis en charge d’une partie des ventes. Je n’ai jamais une journée similaire ce qui m’évite de tomber dans la routine.

8- Quelle est la partie de votre travail que vous préférez ?

La gestion et la planification de production sont mes parties favorites dans mon travail. Je planifie la production de la chargeuse et la production de remorques de route hebdomadairement. J’aime bien organiser et planifier dans la vie en général et je suis comblée avec cette tâche.

9- Jusqu’où rêvez-vous d’amener votre entreprise ?

Nous aimerions que Métavic devienne LA référence dans le milieu forestier. Devenir le premier nom qui vienne en tête pour les gens qui veulent s’acheter un produit forestier.

10- Pour quelles raisons devrait-on travailler pour votre entreprise ?

Nous sommes une petite entreprise qui a à cœur le bien-être de nos employés. Nous voyons le meilleur en chacun de nos employés et nous faisons en sorte de les considérer comme un membre de la famille. Nous sommes en constante évolution et amélioration et nous nous attendons à la même chose pour nos employés.

11- Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ?

La foresterie, ce sont vraiment des gars de bois. Ils se ressourcent en forêt et produisent des machines pour faciliter le travail dans le bois tout en minimisant l’impact de leur passage sur la terre.

12- Pour vous la persévérance scolaire c’est… ?

S’amener à se dépasser au quotidien quand on croit que le système scolaire n’est pas fait pour nous. Trouver une façon de s’adapter pour comprendre et faire notre place.

13- Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?

Continuer de persévérer ! Tous vos faits et gestes ont un impact sur notre société et fait en sorte que nous nous améliorons. Vous êtes le changement, vous êtes l’avenir. N’hésitez pas à faire votre place dans la région.

14- Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur société ?

Il n’y a pas si longtemps j’étais à votre place, c’est moi qui interviewais les entrepreneurs. Je comprends donc très bien votre position, le temps et l’énergie que vous mettez dans toutes vos activités que vous faites pour la municipalité. S’impliquer vous aide à vous développer en tant qu’individu, vous permet de vous faire une place dans la société, d’apprendre à connaître le milieu des affaires et à vous développer un cercle de connaissances qui sera votre meilleur atout plus tard.

15- Quelle importance accordez-vous à l’activité physique ?

Je vous avouerais que je ne suis pas la plus sportive… mais ça ne veut pas dire que je néglige l’activité physique pour autant. C’est important de bouger d’une quelconque façon que ce soit. Que ce soit de prendre une marche, de forcer jusqu’à ne plus sentir ses bras ou de jouer dans une équipe sportive, toutes les façons sont bonnes pour notre santé mentale et physique.

16- Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette/vapoteuse ?

Je suis totalement contre. C’est toxique et néfaste pour la santé. Que vous soyez âgés de 12 ans ou de 70 ans, prendre la décision volontairement de nuire à sa santé pour ressembler à ses amis ou gérer son stress, c’est la pire décision que vous pouvez prendre.

17- L’intimidation vous rappelle quels souvenirs et quelles émotions ?

Que de mauvais souvenirs… Il n’y a rien de positif dans le fait de se faire intimider au quotidien dans son milieu scolaire. En revanche, une leçon que j’ai retenue, c’est que la majorité des gens ne se rendent pas compte de la souffrance qu’ils font vivre à l’autre en riant de lui, en le ridiculisant ou en le traitant de toutes sortes de noms. C’est lorsqu’ils sont confrontés à la réalité de leurs actes qu’ils comprennent l’impact négatif qu’ils ont et qu’ils sont portés à changer de comportement par la suite. Ne tolérer aucune forme d’intimidation et assurez-vous de ne pas être un intimidateur avant de vous déclarer victime.

18- Selon vous, quelle importance les jeunes devraient-ils accorder à leur apparence physique ?

Avoir une apparence négligée ne paraît pas bien pour votre entourage, autant avec les amis qu’au niveau professionnel. Il faut faire attention de ne pas envenimer la situation avec l’apparence physique. Les réseaux sociaux ne présentent pas nécessairement la réalité. Il faut faire attention à ce qu’on considère comme un modèle ou un exemple à suivre.

19- Selon vous, quelles précautions doit-on prendre avec les réseaux sociaux ?

Tik Tok, Instagram, Facebook et Snapchat sont des réseaux sociaux en plein essor. On aime regarder les vidéos et les belles photos des influenceurs, mais prenez un temps d’arrêt. Si vous enlevez les filtres et les belles citations, où est la réalité ? Sur les réseaux sociaux, on voit le beau et pas nécessairement la réalité. Questionnez-vous lorsque vous défilez votre fil d’actualité… Combien de fois voyez-vous des photos ou vidéos avec de personnes ayant de l’acné, des poches sous les yeux, des bébés qui pleurent ou en crise… une fois sur 50 peut-être…


Entrevue avec Marie-Claude Pinard et Étienne Gagnier, de Rendez-vous santé inc.

Entrevue avec Marie-Claude Pinard et Étienne Gagnier, de Rendez-vous santé inc., réalisée par Éliane Desmarais et Lili-Rose Dionne
du Comité 12-18 de Lefebvre.

1- Pourriez-vous nous décrire votre entreprise ?

Nous avons repris l’entreprise de mes parents. Nous sommes spécialisés dans les repas plus santé. Nous participons également à plusieurs évènements comme des marchés extérieurs. Nous préparons des petites boites à lunch pour l’école de Lefebvre et bientôt pour celles de Durham Sud et L’avenir également. Notre entreprise offre différentes activités, mais le programme alimentaire qu’on désert représente ce qui nous occupe le plus.

2- Quels types de métiers peut-on trouver dans votre entreprise ?

Cuisinier bien entendu ! Nous sommes tous formés ici pour ça et spécialement pour les repas sans gras, sans sel. Nous avons également beaucoup de gestion, donc il faut quelqu’un pour le volet comptabilité et gestion. Il y a également la vente.

3- Quels sont les valeurs de votre entreprise ?

Des valeurs familiales… Nous avons acheté de mes parents en 2016. Nous travaillons avec le même employé depuis plusieurs années. Elle est même la marraine de notre petit garçon. Notre petit garçon travaille souvent avec nous. Âgé de 5 jours, il faisait déjà des sandwichs avec nous en portage. Comme valeur, nous dirions également la santé. Nous nous orientons à offrir ce qu’on connait de meilleur pour la santé.

4- Quelles qualités de base recherchez-vous chez vos employés quand vous les embaucher ?

La ponctualité et la fiabilité. Nous avons une production à faire, la viande est à cuisiner, il faut que ça avance. C’est important d’être là au moment où nous en avons besoin. C’est beaucoup d’organisation pour la conservation des aliments, donc ce sont les 2 grandes qualités que nous recherchons chez nos employés.

5- Est-ce qu’il y a des réalisations ou des projets pour lesquels vous êtes particulièrement fier ?

Notre projet pour les repas d’école pour les élèves, c’est ce que nous voulions faire. Être plus local, car avec le programme alimentaire, nous voyageons un peu plus et là, c’est à côté de chez nous, pour notre monde. Nous en sommes très fiers. Le marché de L’avenir également. Nous sommes partis de rien. On avait une ébauche avec le COVID avec la Maison de la culture. Malgré tout, nous avons réussi à garder le marché toutes les semaines durant l’été et ce fût un franc succès. C’est un début de quelque chose qui peut devenir plus grand. Nous sommes aussi très fiers d’avoir passé au travers du COVID en étant encore capables de fonctionner. Tout a été en arrêt et avec la nourriture, on ne peut pas se permettre d’arrêter 1 mois ou 2, et repartir pour voir si ça va fonctionner. On a réussi à ce que notre clientèle reste avec nous en trouvant de nouvelles solutions. On a fait la livraison à domicile pendant plusieurs semaines. D’avoir réalisé ça, pour nous, c’est une grosse affaire.

6- Selon-vous, quels sont les avantages de travailler en région ?

Il y a gros des inconvénients à travailler en région, mais où nous sommes situés actuellement, à Lefebvre, on se trouve à 1 heure de plusieurs grandes villes. Nous avons cette chance de profiter d’une cette certaine proximité. Nous sommes en campagne, donc c’est plus tranquille.

7- Comment se passe une journée de travail ?

Chaque journée est différente. Lundi est une journée de production de produits frais. Le mardi, les viandes sont dégelés donc c’est une journée de cuisson. Le mercredi, on monte les plats. Il y a des journées de vente à travers ça. Nous n’avons jamais le même horaire tous les jours. Il y a des journées de production ou ça va bien et que nous pouvons finir 30 minutes plus tôt. Il y a aussi des journées où ça va moins bien et on peut finir une heure plus tard. Ce n’est pas une journée de 8 à 5.

8- Quelle est la partie de votre travail que vous préférez ?

D’être déjà à la maison une fois notre journée terminée ! Nous habitons à côté, les enfants sont là, nous aimons la liberté que ça apporte. Je peux me permettre de diner avec mon garçon presque chaque midi parce que nous avons un horaire plus flexible. J’aime ça me lever et me faire un café, je traverse ensuite pour aller travailler. Nous pouvons être productifs pour l’entreprise plus rapidement.

9- Jusqu’où rêvez-vous d’amener votre entreprise ?

Nous sommes là où nous voulions aller. Pour l’avenir, c’est la continuité de ça. Peut-être distribuer pour une nouvelle école primaire, poursuivre avec les marchés extérieurs qui ont bien fonctionné. Nous avons un Marché de Noël en fin de semaine et dernièrement, nous sommes allés à celui de Lefebvre. C’est le genre d’évènements que nous aimons faire. Ça nous sort de notre routine.

10- Pour quelles raisons devrions-nous travailler pour vous ?

En fait, nous sommes d’excellents patrons ! Nous sommes très flexibles et nous communiquons beaucoup. Nous sommes très respectueux des êtres humains et nous portons attention à nos employés afin qu’ils se sentent respectés. Nous ne sommes pas si durs. Nous aimons le travail bien fait, mais nous sommes capables de donner de l’espace pour un rendez-vous. On a tous une vie et nous comprenons ça. Travailler dans une cuisine, ça apporte une belle expérience qui sert toute la vie. Je suis un pas pire cuisinier, je pourrais également vous donner de bons trucs !

11- Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ?

Depuis que nous avons nos enfants, c’est surtout eux. Nous avons eu de beaux modèles d’affaire comme mes parents. Ils ont fait ça plusieurs années et c’est certain qu’ils ont été inspirants pour ce qu’on fait là. Mais ce qui nous donne cette énergie-là, ce sont nos enfants. Nous voulons leur offrir un bel environnement, parce qu’avec l’entreprise ce n’est pas toujours évident. Ils nous ont suivi dans cette aventure.

12- Pour vous, la persévérance scolaire c’est ?

C’est important. On ne s’en rend pas compte quand on a votre âge. Oui la persévérance scolaire est importante, mais aussi l’expérience, en parlant avec des gens. Je n’ai pas continué en sortant du secondaire. Je me suis sans doute mis trop de pression à trouver un métier à vie. L’expérience d’aller à l’école, ouvrir ses horizons sur toutes sortes de choses, ça va être toujours un plus. J’ai travaillé après le secondaire dans un poulailler à gratter du fumier. C’était correct, j’avais un bon salaire, mais probablement que mon père aurait aimé que je fasse autre chose. Je n’aimerais pas que mon garçon se ramasse à faire des jobs qu’il n’aimera pas. J’ai fait un long détour pour arriver où je suis là. J’ai travaillé 15 ans sur la construction sans avoir de cours. Être allé suivre mon cour en sortant du secondaire m’aurait amené à la même place sans effort de plus.

13- Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?

De ne pas avoir peur d’aller chercher de l’expérience. On vous offre l’opportunité de faire quelque chose, ça vaut la peine de le saisir. Trouver un travail plus jeune, aller rencontrer des gens. Ce que vous faites là, aller rencontrer des gens et parler leur. C’est une belle expérience qui peut vous inspirer à aller vers quelque chose d’intéressant.

14- Qu’est-ce que vous pensez des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité ?

Vous allez acquérir de belles valeurs. Nous sommes dans l’ère où nous voulons de l’argent, être payé pour tout, pour vivre et faire nos sorties. Sauf que rien ne vaut d’aider des gens de façon gratuite. La gratuité et la générosité, on n’en voit jamais suffisamment et c’est beau de voir ça. C’est gratifiant et ça change une vie.

15- Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ?

C’est important de prendre le temps de faire de l’activité physique, ce que nous, nous ne faisons pas toujours. On prône la santé avec nos repas, ça va de soi que nous prônons aussi l’activité physique. Nous essayons d’en faire et d’en faire faire aux enfants aussi. C’est difficile d’avoir de la discipline, surtout avec le métier que nous avons. Mais quand nous avons l’opportunité de bouger, c’est super important.

16- Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et ou la vapoteuse ?

Je ne comprends pas que, rendus presqu’en 2022, les gens fument encore sachant ce que ça peut faire à leur santé. J’ai fumé longtemps et une de mes plus grandes fiertés est d’avoir arrêté. J’en parlais à ma mère cette semaine, et j’ai de la misère à croire que j’ai fumé tant que ça. C’était juste une habitude. Je n’étais vraiment pas en santé, surtout que je ne faisais pas beaucoup d’activité physique. Je me rends compte que juste le fait d’avoir arrêté, j’ai gagné beaucoup en santé. Je toussais beaucoup et je ne tousse plus. Je suis cuisinier, je goûtais mais je salais un peu moins sachant que je goutais moins. Je me disais que si je salais à mon goût, ça serait trop salé. Aujourd’hui, je goûte beaucoup plus. Pour le portefeuille ? Pour m’aider a arrêté, je me suis fait des virements de ce que ça me coûtait en cigarettes. Quand j’ai eu l’envie de fumer, j’ai vu comment j’avais économisé. J’ai pu payer la chambre d’enfant, le siège de bébé pour mon premier garçon. J’ai pu faire de très beaux investissements. Si j’avais continué de fumer dans ma vie, tout serait juste parti dans la fumée. Je n’encourage personne à commencer.  Je suis disponible pour donner tous les trucs possibles pour arrêter, car ça va me faire plaisir. Il n’y a aucun avantage à fumer. C’est un gros handicap.


Entrevue avec Caroline M.-Gauthier et Rémi Desmarais, Ferme G&M Desmarais.

Entrevue avec Caroline M.-Gauthier et Rémi Desmarais, Ferme G&M Desmarais, réalisée par Maxime Houle et Madison Ménard du Comité 12-18 de Durham-Sud.

Pourriez-vous nous décrire votre entreprise ?

Cette entreprise familiale appartient à mes parents. Ma conjointe et moi faisons partie de la relève future. Nous sommes producteurs de porcs et de grandes cultures. Nous possédons une meunerie et un magasin pour détailler nos produits. Ceci nous permet d’offrir de bons produits pour permettre aux gens de savoir ce qu’ils achètent. Il n’y a pas d’autres employés que ma conjointe et mes parents.

Quels types de métiers pouvons-nous retrouver dans votre entreprise ?

Agriculteur, c’est vraiment notre métier.

Quels sont les valeurs de votre entreprise ?

Nos valeurs sont surtout axées sur la famille. C’est une entreprise familiale et nous sommes impliqués avec nos enfants là-dedans. Nous sommes également axés sur l’innovation, car avec les moulées que nous fabriquons, on s’assure de toujours être les premiers à les produire. Nous mettons au défi tous nos compétiteurs de posséder des moulées comme les nôtres. Nous travaillons toujours en avant des problèmes. Il y a également la qualité du service à la clientèle, c’est très important pour nous. Nous travaillons dans ce sens-là.

Est-ce qu’il y a des projets ou réalisations de votre entreprise dont vous êtes fiers ?

Le magasin en tant que tel. C’est une de nos fiertés des dernières années.

Le magasin permet cette proximité-là avec les gens. Ils peuvent venir discuter directement avec nous. C’est notre fierté des dernières années.

Selon vous, quels sont les avantages de travailler en région ?

La proximité avec nos clients. Nous connaissons les gens qui viennent ici. Ce sont des gens du village, du village voisin ou des gens qui nous ont été référés par le bouche à oreille. Nous les connaissons. Pour nous, c’est un avantage. Nous connaissons leurs animaux, les problèmes de leur chien par exemple. C’est ainsi beaucoup plus facile pour nous de les aider.

Comment se passe une journée de travail pour vous ?

C’est au gré des urgences ! S’il y a un problème dans la porcherie, comme aujourd’hui c’était le cas. Il a fallu que mon mari et mon beau-père soient dans la porcherie une partie de la journée pour régler des problèmes électriques. Moi j’étais avec les enfants à faire de la facturation sur le coin du comptoir. C’est vraiment variable selon les ouvrages. Il y a les grosses poches de moulées que nous devons faire tous les jours. L’hiver, pour la mécanique, mon mari essaie d’en faire quand il n’y a pas d’urgence. Pour bien répondre aux clients aussi, nous arrêtons ce que nous faisons pour les servir ou répondre au téléphone.

Quelle est la partie de votre travail que vous préférez?

Rémi : J’aime me retrouver dans les champs, voir les plantes, travailler le sol, produire les moulées, développer de nouvelles recettes. Ce sont des petites choses que je trouve vraiment agréable.

Caroline : Ce que j’aime est de répondre au téléphone ou servir les clients pendant que je joue avec mes enfants. C’est vraiment le meilleur des deux mondes. Les clients l’apprécient. Ils nous posent une question sur Facebook et nous sommes vraiment réactifs, tout en étant capable de donner le yogourt à mon bébé.

Jusqu’où rêvez-vous d’apporter votre entreprise ?

Cette année, nous allons agrandir le magasin, il va doubler de superficie. C’est certain que c’est une autre belle réalisation. Nous allons commencer par ça avant de rêver à autre chose.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ?

Je regarde mes enfants, je les vois grandir, évoluer et je m’imagine toutes les possibilités qu’ils ont. Tous les choix qui s’offrent à eux. Ça m’amène à me questionner, si j’étais enfant, qu’est-ce que je ferais, qu’est-ce que je choisirais ? Souvent on se bloque, nous avons des idées préconçues de ce que l’on peut faire ou pas. La grande fille de 7 ans de mon mari nous pose des questions sur ce qu’elle pourrait faire ou pas. On se surprend à lui dire qu’elle peut tout faire !

Pour vous, la persévérance scolaire c’est ?

Plus tu persévères à l’école et plus tu t’ouvres des portes, plus tu as de nouvelles possibilités. Je sais que rendu à 16-17 ans, c’est rendu long et plate et que ça ne te tente plus. Mais si tu vas jusqu’au bout, tu vas pouvoir faire ce que tu veux !

Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?

Que même si nous sommes situés en région, la vie peut être belle ! C’est un beau climat. Même si nous faisons des études à l’extérieur, les jeunes qui sont nés en région, vont vouloir revenir ici. Ce n’est pas parce que nous restons en région que nous ne pouvons pas avoir de vraies carrières.

Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité ?

Rémi : C’est vraiment génial. Nous devons les encourager et les valoriser, parce qu’il en manque. Il y a des périodes où il n’y en a pas et tout le village s’en ressent.

Caroline : Moi je l’ai fait quand j’avais votre âge ! J’entrainais les équipes de soccer. Il n’y avait personne pour s’occuper des petits qui jouaient au soccer et, malgré le travail sur la ferme, je l’ai fait.

Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ?

C’est important, c’est la santé ! Nous ici on travaille physiquement, nous devons encourager ça, car on ne pourrait pas faire le travail que nous faisons.

Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette/vapoteuse ?

Le moins possible… Ce n’est pas bon pour la santé, peu importe l’âge ou la raison. Il y des impacts à long terme sur la santé.


Entrevue avec Mélanie Asselin, propriétaire du salon « Espace Bien Être Lyster »

Entrevue avec Mélanie Asselin, salon « Espace Bien Être Lyster », réalisée par Léanne Héon, Gabriella Joseph-Roux et Océanne Bédard du Comité 12-18 de Lyster.

Décrivez-nous votre entreprise.

Mon entreprise « Espace bien-être Lyster » offre plusieurs services sous un même toit. Nous offrons les services d’esthétique, de coiffure, de barbier, la pose d’ongle, d’extensions de cils, de technique laser et de maquillage depuis tout récemment. C’est un milieu de soins pour la personne.

Quels types de métier pouvons-nous retrouver dans votre entreprise ?

Coiffeur, esthétique, barbier. Tout ce qui a trait aux soins de la personne.

Quelles sont les valeurs de votre entreprise ?

La diplomatie, le respect et le confort de notre clientèle. Ce sont des points très importants pour nous.

Quelle qualité de base recherchée vous chez vos employés, lorsque vous les embauchés ?

L’honnêteté, c’est vraiment important parce que chaque personne qui vient travailler ici possède une clé. Elles ont accès à la bâtisse en entier. On mise vraiment sur l’honnêteté, le respect de l’endroit, le souci du travail bien fait, la politesse, l’assiduité. C’est important d’être à l’heure, d’arriver avant notre cliente et de repartir après. Nous avons le droit à l’erreur, je le dis tout le temps aux filles quand elles viennent travailler. Ici, vous avez le droit de faire des erreurs. C’est en faisant des erreurs que nous apprenons le plus. Par contre, tu as seulement le droit de la faire une fois. Je ne veux pas que tu fasses deux fois la même.

Y a-t-il des réalisations ou des projets de votre entreprise dont vous êtes particulièrement fière ?

Mon entreprise au grand complet ! J’ai fait aussi la réalisation d’un tournage vidéo l’année passée dans le cadre de la valorisation de l’entrepreneuriat au Centre-du-Québec. C’était vraiment plaisant. Il y a une équipe de tournage qui est venue ici au salon et nous avons fait une journée de tournage. Nous avons obtenu beaucoup de visibilité ! J’ai aussi participé au « Défi Osentreprendre ». J’ai fait la première page du journal. J’étais vraiment fière! J’ai remporté la 1ère place dans la catégorie « services aux individus ». J’ai gagné le prix honneur « Jeune entrepreneur ». En tout, j’ai remporté une bourse de 6 500$. Je me suis rendue à l’échelon nationale. Tout ça, c’est vraiment une grande fierté !

Selon vous, quels sont les avantages à travailler en région ?

Je trouve qu’il y a beaucoup d’avantages à travailler en région. Premièrement, nous sommes situés dans un village où tout le monde se connaît. Si les gens ont une belle vision de toi, c’est sûr qu’ils vont vouloir venir t’encourager. Les gens aiment encourager dans leur municipalité. Comme services de proximité, les gens n’ont pas besoin de se déplacer loin, nous offrons tout ici sous un même toit. L’entraide, travailler dans son propre village, ça attire les gens de partout aussi. Offrir autant de services dans une petite municipalité offre plusieurs avantages.

Comment se passe une journée de travail pour vous ?

Il n’y a pas une journée semblable aux autres ! Moi entre autres dans mes tâches, je dois faire la gestion du personnel, m’assurer que mes locaux sont loués, m’assurer que les filles et que tout le monde va bien, m’assurer que le fonctionnement est adéquat. Nous avons un groupe Facebook/Messenger, donc on se communique souvent pour être certaines que tout se déroule bien. Nous avons aussi une rencontre par mois en équipe pour mettre des points au clair. Je gère aussi l’inventaire de mes produits, les rendez-vous, les clients, les réseaux sociaux et je réalise des techniques. Parfois, je n’ai pas le temps de manger et de prendre des pauses. Nos journées peuvent commencer à 8 h le matin et nous pouvons terminer à 21 h. C’est vraiment des grosses journées où nous devons rester debout de longues heures, mais j’adore ça.

Quelle est la partie de votre travail que vous préférez?

Je préfère être en présence de la clientèle. Le côté paperasse et comptabilité, j’aime un peu moins, donc je délègue. J’ai quelqu’un qui travaille pour moi à la comptabilité. Ce que j’adore, c’est faire des transformations. Les clientes peuvent arriver ici les cheveux noirs et elles vont repartir les cheveux tout blonds, rouges ou cuivres. C’est ce que j’aime faire, des transformations et des techniques de mèches.

Jusqu’où voulez-vous apporter votre entreprise ?

J’ai vraiment plein de projets, j’ai toujours des projets. Lorsque j’en atteins un, je repousse ma limite tout le temps, car je sais que je suis capable de faire encore plus ! J’ai des idées de grandeur. Il y a encore des gens qui aimeraient se joindre à mon équipe et moi, je cherche encore comment je vais faire pour entrer ces gens-là. Je pense faire un sous-terrain, un 3e étage, la construction d’un nouvel établissement ou simplement aménager ailleurs pour servir encore plus de gens. Nous pourrions offrir plus de services parce que ça fonctionne et la demande est présente.

Pour quelle raison devrions-nous travailler pour votre entreprise ?

Nous avons des horaires personnalisés, chaque personne décide de l’horaire qu’elle veut travailler. Certains veulent travailler juste de midi à 21 h, d’autres ne veulent pas faire de soir, d’autres veulent travailler juste les matins. Tout le monde choisit son propre horaire. J’adapte aussi le coût du loyer selon les préférences. Certaines collègues vont être facturées à la journée. Je fonctionne sans bail, donc les filles ne sont pas attachées à moi et vice versa. Elles peuvent donc quitter quand elles veulent. Elles peuvent donc payer à la journée, à la semaine ou au mois. Ce qui est plaisant aussi, c’est qu’une personne apporte la clientèle de l’autre. Exemple, Alexandra l’esthéticienne qui a une cliente en ongles, me voit passer ou faire des mèches et elle peut se dire ‘’c’est vrai, moi aussi je veux un rendez-vous !’’. Des fois, je fais une couleur et durant le temps de pause, ma cliente peut traverser en esthétique pour se faire épiler les jambes ou faire sa pose d’ongles. Donc avec un seul rendez-vous, la cliente repart en ayant profité de plusieurs services. Nous sommes vraiment une belle équipe motivée, travaillant dans une ambiance harmonieuse, pas de compétition. Nous misons sur l’entraide. Nous nous entraidons beaucoup, nous travaillons en équipe et c’est important. Nous misons aussi sur l’éducation, c’est très important aussi. Autant pour nous en tant que professionnels il est important de se former, mais aussi d’informer nos clientes à la maison. Exemple, tu veux des beaux cheveux, mais voici ce que tu dois faire.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ?

Les gens qui rêvent grand, qui ont des rêves et qui font des actions pour les réaliser. Même si c’est difficile et que nous devons parfois sortir de notre zone de confort, nous continuons d’avancer. Ce sont ces gens-là qui m’inspirent. Ceux qui repoussent toujours leur limite.

Pour vous la persévérance scolaire c’est quoi ?

Continuer de mettre des efforts même si c’est difficile. Trouver des ressources, des outils et des techniques et ne pas hésiter à demander de l’aide. C’est une de mes forces. Je suis loin d’être une personne qui était extraordinaire dans les notes scolaires, mais je pense que j’ai quand même bien réussi. J’ai fait mon BAC en enseignement professionnel en plus. Au besoin, je demande de l’aide et je n’attends pas d’être en échec ou d’avoir mal à la tête avant de le faire. Aller chercher de l’aide et bien s’entourer.

Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?

Ayez des projets ! Lorsque nous nous fixons un objectif, c’est beaucoup plus facile de s’accrocher à pourquoi nous devons faire des actions. Lorsque nous trouvons ça difficile et lourd, au moins nous avons un projet. Nous savons qu’aujourd’hui on se lève pour réaliser ce projet-là. Ça nous fait du bien et nous oublions que nous avons mal dormi, que nous nous sommes couchés tard, que nous nous levons tôt. Nous mettons des actions en place pour atteindre notre but. Ayez des projets et ça va devenir une belle source de motivation.

Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leurs municipalités ?

C’est un gros wow ! Vous vous ouvrez des portes pour plus tard parce que les gens vous remarquent. Ils vous voient en pleine action, les gens savent vous êtes qui. C’est facile après ça, ils ont des références. Si vous vous partez en entreprise par exemple, ils vont se dire « Je m’en souviens, je l’ai déjà vu en train de faire telle chose et elle s’implique ». C’est vraiment positif !

Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ?

On aurait tendance à se dire que nous sommes trop fatigués, que ça ne nous tente pas, à remettre à demain, mais en fait, c’est l’inverse. On doit se botter les fesses et quand nous allons faire des activités physiques, ça nous donne de l’énergie, ça libère l’hormone du stress. Moi je trouve que ça me permet d’avoir du temps pour moi et je ne pense à rien d’autres pendant ce temps. Je prends du temps pour moi, pour ma tête et pour mon corps. C’est vraiment important et en plus, ça me permet de passer à travers ma journée. On passe de longues journées debout avec les bras dans les airs et peu importe le métier en fait, l’activité physique vient aussi aider sur le mental.

Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette/vapoteuse ?

Je pense que c’est une relation malsaine. Ce n’est vraiment pas nécessaire dans la vie. On parle d’une dépendance toxique qui coûte des sous. Je pense aussi que les jeunes sont plus ou moins conscients des impacts de cette mauvaise habitude.


Entrevue avec Jocelyn Monty, propriétaire de la Ferme la p’tite virée.

Entrevue avec Jocelyn Monty, Ferme la p’tite virée, réalisée par Élodie Gosselin et Kayla Carrier du Comité 12-18 d’Inverness.

Décrivez-nous votre entreprise

L’entreprise, c’est La p’tite virée. C’est une entreprise agrotouristique. On fait du bleuet en autocueillette, des produits de l’érable et un peu de canard saisonnier.

Quels types de métiers peut-on retrouver dans votre entreprise ?

Pas mal toutes sortes d’emplois différents. Autant de construction, de comptabilité que de vente et marketing. Il faut vendre nos produits si on veut être rentable. Il y a aussi la transformation alimentaire, cuisinier, bûcheron, acériculteur. Ça regroupe un paquet de métiers différents.

Quelles sont les valeurs de votre entreprise ?

La mission de l’entreprise c’est, en premier, les valeurs familiales. On est une jeune famille. La deuxième valeur est l’authenticité des produits. Être le plus simple possible, le plus authentique dans nos produits.

Quelles qualités de base recherchez-vous chez vos employés lorsque vous les embauchez ?

C’est sûr, d’être responsable et d’avoir le sens du travail. Par-dessus tout, être honnête. Je ne demande pas la performance, mais surtout d’être honnête. De me le demander s’ils ne comprennent pas. Je suis ouvert à tout ça. Je veux dire, tout s’apprend. Toute personne ne travaille pas de la même vitesse non plus, ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas bons. Il y en a qui peuvent travailler moins vite, mais faire un travail excellent qu’on a pas besoin de reprendre. D’autres travaillent trop vite. Je demande un objectif pour les jeunes qui sont surtout à l’autocueillette, c’est souvent leur premier emploi. Je suis conscient de ça et j’essaye de l’être au maximum et de montrer ce qu’est un travail et comment bien le faire.

Y a-t-il des réalisations ou des projets de votre entreprise dont vous êtes particulièrement fière ?

C’est l’entreprise en général dont je suis fier parce qu’on est vraiment parti de rien. Je dirais de rien pantoute. Quand on a repris la ferme, ça faisait 4 générations qui étaient là. Le monsieur était fatigué, il avait environ 70 ans. Tout était un peu à l’abandon. Il y avait juste l’érablière qui était fonctionnelle. Elle n’était pas productive, mais elle était fonctionnelle. Donc, il a fallu repartir de zéro, autant les ventes que les bâtiments, la façon de travailler et l’aménagement de tout ça. Les bleuets, on est parti de zéro et il faut croire qu’on fait bien ça, on en manque chaque année. C’est une belle fierté aussi.

Selon vous, quels sont les avantages à travailler en région ?

L’avantage de travailler en région, c’est que souvent on est plus conciliant avec le travail-famille. On peut être plus versatile pour essayer de garder le monde le plus possible. Souvent la nature est plus proche, c’est plus avantageux de ce niveau-là.

Comment se passe une journée de travail pour vous ?

Ouf ! Ça dépend de quelle période. Ces temps-ci, c’est très intense avec la récolte du sirop d’érable. Je sais environ quand je me lève, mais je ne sais jamais quand je me couche. On pourrait dire qu’une journée typique, souvent le matin, j’organise ma journée, à savoir quelles sont les priorités. Est-ce que j’ai des commandes ? Est-ce que je dois tasser des choses puisqu’une grosse commande vient d’entrer ? Est-ce que je dois me mettre à la transformation ? Ça peut être les constructions, les projets de plus grande envergure qui n’avancent pas aussi vite qu’on le veut parce qu’il faut gérer la production au travers des produits qu’on vend. C’est quand même la priorité, c’est ça qui amène des revenus. Il n’y a pas une journée qui se ressemble chez nous. C’est un des avantages, si on n’aime pas la routine.

Quelle est la partie de votre travail que vous préférez? 

J’aime tout ce que je fais, j’adore tout ce que je fais. Par exemple, la construction, j’adore ça en faire, la rénovation, mais je ne ferais pas ça toute l’année. L’acériculture, j’adore ça, mais c’est un bout intense. Les bleuets, c’est pareil, je suis super content de commencer, de préparer, mais je suis aussi super content quand ça finit. J’aime le changement. Je suis servi et je touche à tout. C’est pas mal ça le point fort de mon travail.

Jusqu’où rêvez-vous d’amener votre entreprise ?

Le plus loin qu’humainement c’est possible tout en gardant ça familial.  Je n’ai pas l’ambition de devenir international. Le sirop d’érable, j’aimerais bien l’exporter en France. On a beaucoup de contacts là-bas. C’est pas mal le plus. Ça va toujours rester grandeur familial. Le rêve ultime, c’est de rendre l’entreprise rentable, qu’on vive bien de ça.

Pour quelles raisons devrait-on travailler pour votre entreprise ?

C’est un peu pour les raisons que j’ai nommées. La conciliation travail-famille. On est très compréhensif si l’honnêteté est au rendez-vous. La monotonie, il n’y en a pas. On sait à quelle heure on entre le matin, mais on ne sait pas nécessairement ce qu’on va faire dans la journée. Ça peut tout changer avec un coup de téléphone.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ?

C’est de vivre, c’est de bien exprimer nos valeurs, c’est de se respecter soi-même, de ne pas se faire une image pour les autres.

Que pensez-vous de la persévérance scolaire ?

C’est bien. Il faut persévérer à l’école, ne serait-ce que pour faire le métier qu’on aime plus tard. Pour être bien. Pour moi le métier, ce n’est pas un travail, c’est un mode de vie, peu importe ce qu’on fait. Je veux dire, on passe le trois quart de notre vie à “travailler”. Je le mets entre guillemets parce que pour moi, c’est un mode de vie. De persévérer à l’école, si ça te donne ce pouvoir-là, tu vas vivre la plus belle vie.

Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?

La persévérance en tout c’est bien. Il y a beaucoup de monde qui nous avait dit de ne pas toucher à ce qu’on fait aujourd’hui, que c’était beaucoup de travail, que ce n’est pas garanti de réussite, que ça va peut-être être un échec. On a toujours persévéré là-dedans. On a tout le temps eu foi en ce qu’on faisait. Ça a donné ce qu’on a aujourd’hui. Donc, ne lâchez pas quand vous avez un objectif et si vous n’en avez pas, il faut en trouver un.

Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité ?

En n’étant pas natif de la région, c’est quelque chose qui m’a beaucoup attiré, l’esprit communautaire d’Inverness. On a passé 9 mois à venir avant d’être propriétaire, quand on a monté le plan d’affaires et qu’on a préparé l’entreprise. On a participé au Festival du bœuf, on a vu l’esprit communautaire qui régnait ici et c’est ce qui nous a attirés. J’encourage mes enfants à aller dans cette direction-là parce que je trouve ça super.

Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique?

Par mon métier, je suis en forme par défaut. Ça ne me prend pas un entraînement bien développé. Mais l’activité physique, c’est très important parce que ça nous permet de garder les idées claires, d’être mieux dans sa peau, de mieux dormir le soir. Tout dépend un peu de ça. Si on ne fait rien et qu’on reste assis tout le temps, les idées se brouillent.

Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette/la vapoteuse ?

Bien pour être honnête, je suis moi-même fumeur. J’ai arrêté à quelques reprises. Je prétends bien arrêter plus tard. Je suis un fumeur. Je ne suis pas un grand fumeur mais je l’ai déjà été. Là, je ne fume pas dans la maison, ni dans l’auto. Je respecte tout ça. Mes enfants et ma conjointe ne fument pas.  Même si je dis que ce n’est pas bon pour la santé, je me suis tout fait dire ça, c’est un peu à chacun de faire ses choix. Sauf qu’il faut qu’il soit conscient que ça crée une dépendance et que c’est dur d’arrêter. Je ne pourrais pas dire à quelqu’un de ne pas fumer, il va me demander pourquoi, moi, je fume. C’est vraiment selon les expériences de chacun. J’ai des amis qui l’ont essayé étant jeunes et qui n’ont jamais accroché et tant mieux pour eux-autres. Ce n’est pas bien pour la santé, personne ne dit le contraire. Après, chaque jeune va faire son expérience de ça.

Quels sont les impacts positifs de la légalisation du cannabis et en contrepartie, les effets négatifs de la légalisation de cette substance ?

L’effet positif, c’est qu’il y a une certaine qualité qui est assurée. Tu contrôles plus ce qu’il y a dedans, parce que dans l’illégal il peut y avoir toutes sortes de produits x qui peuvent être autres que du cannabis qui ne feront pas les effets désirés. Donc, ça le rend peut-être moins attrayant pour ceux qui sont attirés vers l’illégal. Pour les effets négatifs, ça donne un accès plus facile pour les jeunes. Malgré que, pour avoir été jeune, l’accès était quand même facile. Je dirais qu’on peut être plus conscient vu qu’on a une alternative où l’on peut aller s’informer en toute légalité à savoir c’est quoi le produit, qu’est-ce que ça fait et les différentes variétés. Ça rend la personne plus consciente, même si elle va du côté illégal pour acheter. Encore là, c’est un peu comme la cigarette. Chacun va faire son choix, même si on dit que ce n’est pas bon. Chaque personne va faire son expérience. Donc en ayant un côté légal, j’estime que c’est plus favorable, au moins la personne a plus de connaissance à ce niveau-là.


Entrevue avec Éric Tourigny, propriétaire de Charcuteries La Cantina

Entrevue avec Cédric Tourigny, propriétaire de Charcuteries La Cantina, réalisée par Vincent Ménard, Thomas Ménard et Zachary Ouellet du Comité 12-18 de St-Albert.

Décrivez-nous votre entreprise ?

Nous sommes une entreprise de charcuteries séchées. Nous faisons vraiment des charcuteries européennes. Il n’y a pas beaucoup de charcuteries nord-américaines comme le bacon ou jambon. Nous faisons plus des choses inspirées de l’Italie principalement, suite à un voyage fait dans ce pays il y a 5 ans. Ça nous a inspirés de faire découvrir ça au Québec.

Quel type de métiers pouvons-nous trouver dans votre entreprise ?

Principalement des bouchers, mais moi je ne suis pas boucher de formation. Il y a un monsieur boucher de métier qui vient une fois par semaine. Un cuisinier aussi aurait sa place, puisqu’il y a des recettes à faire.

Quelles sont les valeurs de votre entreprise ?

Le côté artisanal mais aussi d’avoir une entreprise à l’échelle humaine. D’être capable de rester très proche des gens.

Quelles qualités de base recherchez-vous chez vos employés quand vous les embaucher ?

Je n’ai pas beaucoup d’employés puisque c’est une boucherie artisanale. La caractéristique de base que je recherche est quelqu’un qui est passionné. En étant passionné, il se montre intéressé.

Est-ce qu’il y a des projets ou des réalisations dont vous êtes particulièrement fier ?

Honnêtement, la création de l’entreprise est un succès en soi. Nous sommes partis de rien, d’une idée il y a 6 ans. De fil en aiguille, l’idée a germé et le plan a vu le jour.

Selon vous, quels sont les avantages de travailler en région ?

En étant en région, nous faisons affaire directement avec les producteurs. Nous avons une région avec de très bons artisans. En région, nous avons l’accessibilité aux producteurs de grandes qualités.

Comment se passe une journée de travail pour vous ?

Présentement ce sont des journées un peu folles puisque j’occupe deux emplois pour démarrer le projet. Ce sont de très grosses journées, très longues journées. Nous travaillons aussi au froid à 7 degrés. Nous devons nous habiller en été comme l’hiver.

Quelle est la partie de votre travail que vous préférez?

Faire découvrir les produits aux gens, le contact avec le client. Leur faire découvrir ce qu’est une saucisse européenne, comment on travaille le cochon de la tête au pied.

Jusqu’où désirez-vous amener votre entreprise ?

Je n’ai pas d’extras ambitions. C’est surtout de rester artisanal et de le faire moi-même, avec un seul employé temps plein, pas plus. De rester très charcuterie de quartier comme ils le font en Europe. Je n’ai pas l’ambition de devenir une multinationale. Je veux préconiser la qualité à la quantité.

Pour quelles raisons devrions-nous travailler pour votre entreprise ?

Je compare souvent la charcuterie aux fromages fins. Il y a 10 ans au Québec, des fromages fins il n’y en avait pas. Aujourd’hui, des fromageries il y en a partout. C’est un domaine émergeant. Pour quelqu’un qui est passionné par la charcuterie ou la cuisine, il y a un potentiel intéressant dans la charcuterie.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ?

La nourriture, découvrir, les voyages. Des gens passionnées, des gens inspirants sont souvent passionnants.

Pour vous la persévérance scolaire c’est ?

C’est important, mais pas nécessairement dans le sens d’aller à l’école pour chercher un diplôme universitaire. Plutôt dans le sens que la persévérance dans l’apprentissage est importante. Je n’ai pas de diplôme dans ce que je fais. Je l’ai appris par passion, ce qui m’a amené assez loin. Persévérer est important, mais est-ce qu’un diplôme est nécessairement obligatoire ? Je dirais que non. J’ai un DEP en mécanique et j’ai tout de même réussi dans une autre passion. La persévérance oui, mais dans l’apprentissage, dans la formation continue, etc.

Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?

Avec beaucoup de travail et des rêves, si nous sommes prêts à travailler fort pour les accomplir, tout est réalisable.

Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité ?

Je trouve ça vraiment super ! J’ai été moi aussi dans les 12-18 (St-Norbert d’Arthabaska). C’est une belle façon de se responsabiliser, d’aller se chercher des qualités ici et là en faisant du bénévolat, en organisant des trucs. Ça amène beaucoup de belles qualités.

Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique?

Je considère que c’est super important, un corps sain dans un esprit sain. Ça aide à libérer le stress, à libérer l’esprit. Être en forme permet de faire des journées à travailler plus fort.

Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette et/ou la vapoteuse ?

Je ne crois pas que ce soit nécessaire pour avancer, pour aller plus loin. Dans le même sens que l’activité physique est importante pour moi, ça va de pair à ne pas fumer. Fumer et l’activité physique, ça ne va pas dans le même sens.


Entrevue avec Nathalie Massé, propriétaire de Les herbes aux soins.

Entrevue avec Nathalie Massé, propriétaire de Les herbes aux soins, réalisée par Cloé Tétreault, Amélie Descôteaux-Proulx et Éloi Carrière du Comité 12-18 de Ste-Clotilde-de-Horton.

Décrivez-nous votre entreprise. 

J’ai une entreprise à multifacettes, si on veut. Je suis apicultrice. J’ai des ruches et des abeilles et je cuisine aussi. J’ai une portion de prêt-à-manger végé. Au tout début, j’ai pratiqué l’herboristerie. Ça se voit encore sur le terrain avec toutes les plantes médicinales. Aujourd’hui, je transforme plus les plantes du jardin en prêt-à-manger. Voilà, ce sont les différentes facettes de mon entreprise. Ah ! Avec aussi la portion de l’apiculture, je fais des animations d’ateliers afin d’expliquer aux gens comment les abeilles travaillent. 

Quels types de métiers peut-on retrouver dans votre entreprise ? 

Dans mon entreprise, il y a plusieurs types de métiers. Donc, on pourrait être apiculteur ou apicultrice pour s’occuper des abeilles. Ensuite, on pourrait être chef cuisinier pour travailler dans la cuisine, sous-chef, aide-cuisinier ou plongeur. Oui, plongeur c’est un bon métier, je n’en ai pas encore de ça ! (rires !) Dans la portion qui anime des ateliers, ce serait une conférencière. Et on fait beaucoup de transformation. 

Quelles sont les valeurs de votre entreprise ? 

J’ai pris des notes (rires !). Il y en a plusieurs, mais j’en ai retenu quelques-unes pour que ce soit plus simple. Authenticité, j’aime que ce soit un truc qui soit authentique. Le service-client, c’est important. Je ne me rappelle pas toujours des noms de tous les clients, mais j’aime avoir un service client adapté à chacun. Puis, l’accessibilité de la propriétaire. Je trouve ça important que les gens puissent mettre un visage sur la propriétaire et qu’ils puissent jaser avec moi. 

Quelles qualités de base recherchez-vous chez vos employés lors que vous les embauchez ? 

Le premier est l’honnêteté. Je crois que c’est dans les plus de base. J’aime beaucoup travailler avec des gens qui ont la satisfaction du travail accompli. Quand tu as fait un truc et que tu es fier de l’avoir fait, je trouve ça bien plaisant de travailler avec des gens qui ont la satisfaction du travail accompli. Puis, une personne curieuse de nature. J’aime beaucoup travailler avec les gens qui vont être curieux, qui vont vouloir savoir comment ça fonctionne, comment on arrive à tel résultat ou pourquoi on utilise tel ingrédient versus tel autre ingrédient. Ça fait une dynamique de travail très intéressante.  

Y a-t-il des réalisations ou des projets de votre entreprise dont vous êtes particulièrement fière ? 

Je dirais que c’est l’aboutissement de ce bâtiment-là, ici. Je suis en entreprise depuis 2011. J’ai commencé comme la plupart des gens avec peu, puis de fil en aiguille, selon l’essor de la compagnie, je suis arrivée à bâtir ce bâtiment-là qui est la miellerie, multifonctions. Je suis très fière de cet emplacement et de ce qu’on, parce que je n’ai pas été seule, a été capable de le faire. C’est un bel aboutissement en fait. 

Selon vous, quels sont les avantages à travailler en région ? 

J’ai travaillé dans de très grandes villes et en région. Il y a des avantages et des inconvénients dans les deux. Pour moi, l’avantage de travailler en région a été que j’ai été capable de me créer un emploi, à mon compte, dans ma cour. Je ne suis pas certaine que je serais arrivée à faire ça à Montréal. Peut-être ?! Mais, d’être capable de dire que ça ne me prend même pas 5 minutes à pied quand je décide d’aller travailler. Et si je décide d’aller prendre une marche d’une heure dans le bois le midi, je peux aller directement dans le bois versus à Montréal. Je pense que pour moi, en région, c’est associé à la maison ou sur mon terrain privé. 

Comment se passe une journée de travail pour vous ? 

Elles sont toutes très, très différentes. Ça dépend de la saison et du jour de la semaine. Je vous ai dit que nous avions plein de facettes dans l’entreprise. Donc si c’est une journée aux ruchers, c’est complètement différent que si c’est une journée en cuisine ou si c’est une journée avec la boutique ouverte. Par exemple, une journée type aux ruchers, je vais l’avoir préparée la veille. Je vais préparer les opérations que je veux faire aux ruchers et le matériel dont j’ai besoin et le mettre dans le camion. C’est non négligeable le temps que je gagne le matin à avoir préparé mon matériel et mes outils la veille. Le lendemain, je vais me rendre aux ruchers, je vais m’habiller, je vais préparer mes affaires et je vais aller voir chacune de mes ruches et apporter les soins dont elles ont besoin. Ensuite, je vais revenir ici. Généralement, quand je fais des sorties aux ruchers, c’est rare que je vais faire autre chose dans ma journée. On est plusieurs à aller aux ruchers. On connaît l’heure à laquelle on arrive aux ruchers, mais on ne sait jamais quand on part. Le travail doit être terminé avant de partir. 

Quelle est la partie de votre travail que vous préférez ?  

Deux, est-ce que je peux ? La transformation. J’aime beaucoup, beaucoup faire la transformation que ce soit culinaire ou cosmétique. Que ce soit une journée ou je fais des savons ou des chandelles ou encore de la pâtisserie. Les journées ou je fais de la transformation, j’aime beaucoup ça. Et l’autre, c’est le contact-client. Avant, ce n’était pas aussi présent lorsque j’avais seulement ma boutique en ligne et que je faisais les kiosques et la boutique extérieure. Maintenant que j’ai la boutique ici puis que les gens passent, j’ai un contact client vraiment très intéressant. Et comme nous ne sommes pas au centre-ville et que ce n’est pas très passant, bien mon contact-client devient très personnalisé. Je connais un tel et je connais les allergies et les préférences donc c’est plus personnalisé. Ça, c’est bien plaisant ! 

Jusqu’où rêvez-vous d’amener votre entreprise ? 

Bien sérieux, c’est presque ça. Je n’ai pas le goût que tu retrouves mon miel dans tous les supermarchés du Québec. Je n’ai pas le goût que tu retrouves mes produits dans toutes les petites boutiques. Je n’ai pas le goût qu’on construise 4 autres bâtiments comme ça dans 4 autres villes. Je n’ai pas cette aspiration-là. Comme je viens de vous le dire, j’aime beaucoup le contact client. J’en retire beaucoup de bonheur que les gens viennent ici chercher leurs choses sur place. C’est sûr que j’ai besoin et je veux augmenter une certaine quantité de ventes, mais la formule que j’ai, c’est pas mal la formule que je souhaite garder. Je ne veux pas grossir, je veux rentabiliser. Je n’ai pas besoin de 20 employés et je n’en veux pas 20. 

Pour quelles raisons devrait-on travailler pour votre entreprise ? 

Parce que tu aimes ça. C’est la seule raison pour laquelle tu devrais travailler ici. Si tu n’aimes pas ça, tu devrais travailler ailleurs. 

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ? 

Tout m’inspire. C’est très vaste comme question. Je pense que plus tu prends de l’âge, plus tu arrives à développer ta curiosité et ton intérêt envers différentes choses et moi, ça a comme jamais arrêté. Plus je prends de l’âge et plus j’ai de l’intérêt et moins j’ai le temps pour tous ces intérêts-là. Donc, on dirait que tout m’inspire. Parce que si je n’étais pas si inspirée par plein de choses, je n’aurais pas autant de facettes dans mon entreprise. Le monde artistique m’inspire beaucoup et moi je ne suis pas très artistique, donc je fais des partenariats avec des artistes. Je fais justement un partenariat avec une personne qui fait du dessin pour imaginer comment ça fonctionne. Je regarde les gens qui font du dessin et je suis inspirée. 

Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ? 

Je leur souhaite de juste être bien avec qui ils sont. Je crois que si tu es bien avec toi, tu es bien ailleurs. 

Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité ? 

C’est une belle richesse. Ça aide la communauté à grandir et à se développer. Ça aide également les jeunes à grandir. Ce n’est pas naturel chez moi parce que ce n’est pas quelque chose que j’ai développé. Je suis allée en dehors de mon chemin pour que ça se développe chez mes enfants. Je trouve que ça développe un caractère des enfants et que ça les aide à trouver leur personnalité et ça crée des liens. Je trouve ça le « fun » quand les gens développent des liens dans différents domaines. Quand tu fais du bénévolat, tu en fais un peu partout. Tu as différents groupes et tu vas puiser ce dont tu as besoin chez chacun d’entre eux.  

Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ? 

Je pense que c’est une habitude qui devrait se développer très jeune. Je regarde les gens qui sont sportifs ou qui désirent faire du sport et je trouve ça très intéressant. Je crois que ça doit être développé très jeune parce que moi, ce ne l’est pas et je ne suis pas très constante. J’aime ça quand j’en fais, mais je suis vite à ne pas en faire. Quand tu es jeune, tu développes ça. Quand tu vieillis, tu vas être moins « magané ». (rires) Je le remarque maintenant. Je ne suis pas tellement vieille, mais mon corps devrait être plus jeune aujourd’hui et j’aurais moins de difficulté avec différentes facettes. 

Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette/la vapoteuse ? 

Le premier mot qui me vient en tête est : C’est triste, mais je pense que chaque jeune a ses expériences à faire. Si tu as envie de le faire, mon opinion ne va pas changer. Idéalement, c’est juste un temps parce que c’est très nocif. On ne s’en rend pas compte. Que les jeunes fassent leurs expériences pour un court laps de temps, mais qu’ils arrêtent pour ne pas hypothéquer leur vie.  

Quels sont les impacts positifs de la légalisation du cannabis et en contrepartie, les effets négatifs de la légalisation de cette substance ? 

Je n’ai pas tant d’opinion. Il y a différentes raisons pour une personne qui en consomme. Je ne suis pas une personne habilitée à répondre à cette question.  


Bloc de dégradé de couleur

Prix Hommage bénévolat-Québec : Anabelle Comtois, jeune leader 12-18, récipiendaire.

Prix Hommage bénévolat-Québec
Le gouvernement du Québec souligne la précieuse contribution de bénévoles des
régions du Centre-du-Québec et de la Chaudière-Appalaches.

Au Centre-du-Québec, trois personnes ont été honorées : Anabelle Comtois et Laurence Rousseau, dans la catégorie Jeune bénévole ─ prix Claude-Masson, et Paul-André Boisvert, dans la catégorie Bénévole.

Depuis 25 ans, ces prix permettent de reconnaître l’apport considérable de personnes et d’organismes bénévoles au sein de leur communauté. Cette année, parmi près de 200 candidatures reçues au total pour quatre catégories, ce sont 40 lauréates et lauréats qui ont été honorés. Le comité de sélection était composé de représentants de la famille de Claude Masson, de la Fédération des centres d’action bénévole du Québec, du Réseau de l’action bénévole du Québec et du gouvernement du Québec.

À propos de Partenaires 12-18

Partenaires 12-18 est une organisation en constante évolution qui favorise le développement des aptitudes des jeunes. En encourageant leur engagement citoyen dans la vie de leur milieu, l’organisme s’assure que les adolescents se développent sainement. Par le fait même, avec le soutien des différents acteurs du milieu, leur implication contribue à améliorer la qualité de vie des populations concernées. Les services de Partenaires 12-18 s’activent maintenant dans plus de 20 municipalités, responsabilisent plus de 250 adolescents directement, s’adressent à plus de 1 100 jeunes et touchent indirectement plus de 100 000 personnes.

Source : Gilles Cayer, directeur général