Entrevue avec François Legault, premier ministre du Québec
Cette entrevue a été réalisée par Corine Bradette, Molee Robidoux, Maxim Normand, Rosalie Fouquet, Mathieu Champagne et Cédric Ouellet des Comités 12-18 de Notre-Dame-de-Lourdes, de StLouis-de-Blandford, de St-Valère, de L’Avenir et de St-Albert.
Comment étiez-vous à l’adolescence ?
Comment j’étais à l’adolescence ? On a combien d’heures pour répondre à ça ? J’étais quand même un jeune sérieux, parfois même trop, parce que ma mère était sévère. En fait, elle l’est toujours, mais moins aujourd’hui. Elle est encore vivante et elle a 91 ans. Pour elle, c’était très important d’étudier, donc j’ai beaucoup étudié. Chez nous, il fallait être dans les premiers de classe. Je n’ai pas fait de sport autant que j’aurais voulu, mais je me suis repris plus tard. Je me suis marié, j’avais 32 ans. Entre 20 et 32 ans, j’ai joué beaucoup au tennis, au golf et au hockey. J’ai fait beaucoup de sports, mais ce que je pense qui est important, c’est d’avoir un équilibre. Être capable oui, d’être sérieux dans les études, mais aussi de s’amuser avec ses amis et de faire du sport. Moi j’étais peut-être, c’est rare qu’on dit ça, trop aux études. Je ne dis pas que ce n’est pas important. C’est très important, parce que quand on étudie beaucoup, après c’est plus facile de poursuivre ses études. On développe ainsi des facilités à étudier. Mais honnêtement, je ne savais pas que j’irais en politique. C’est très difficile. Je suis certain que vous autres, vous vous demandez : « Qu’est-ce que je veux faire dans la vie ? » Et moi, je regarde mes deux garçons de 25-27 et je pense qu’ils ne savent pas encore ce qu’ils veulent faire. Ils ont fait comme leur père, ils ont étudié en administration, mais présentement ils ne sont pas sûrs qu’ils aiment ça. C’est très difficile de savoir ce qu’on veut faire quand on est jeune, rendu à 16 ans, et de choisir ce qu’on va faire au CÉGEP. J’aimais la psychologique, les mathématiques, j’aboutis en administration et je suis rendu en politique. Je n’ai pas étudié en politique. C’est très difficile de savoir, mais en même temps, c’est tellement important de découvrir sa passion. C’est sûr que nous autres, les garçons, quand nous étions jeunes, notre passion, c’était beaucoup le sport. Il faut se trouver un travail passionnant, parce que vous allez travailler jusqu’à 65-70 ans, donc c’est beaucoup de temps à passer. C’est très important de :
1 : étudier pour avoir un travail qu’on aime
2 : avoir à côté des passe-temps et des passions. Ça peut être les arts, les sports, ou toutes sortes de choses. Mais c’est à l’adolescence qu’on commence à se poser ces questions-là. Mais ne vous en faites pas, si vous vous posez ces questions-là, moi aussi je me les ai posées longtemps.
En résumé, j’étais un élève et un adolescent sérieux. J’avais une mère très sévère. Elle dit que ce n’est pas vrai aujourd’hui, mais moi je m’en souviens.
Quels sont vos loisirs en dehors de votre rôle de Premier Ministre ?
J’aime beaucoup jouer au tennis avec mes 2 fils de 25 et 27 ans. Mais le loisir le plus agréable, c’est de souper le vendredi soir avec des amis et de jaser de tout sauf de politique. Je suis marié depuis 30 ans avec la même femme. Alors sortir au restaurant juste nous deux et être capable de prendre, de temps en temps, des petites vacances à l’extérieur, c’est important. Nous sommes allés en Floride au début du mois de janvier. Ça fait du bien de se changer les idées et de lire un peu. J’aime beaucoup lire, je suis quelqu’un qui lit beaucoup. Avant de me coucher, j’ai besoin de lire 30 à 60 minutes. Mes garçons font ça également, car Isabelle et moi, on faisait ça quand on les mettait au lit. On leur faisait la lecture jusqu’à ce qu’ils soient capables de le faire eux-mêmes. Si je ne lis pas avant de me coucher, je m’endors moins vite ou moins bien. Si vous calculez ça, 30 à 60 minutes par soir, au bout d’une semaine, j’ai lu un livre. Je peux lire une cinquantaine de livres par année. Quand j’aime un livre, je le publie sur ma page Facebook ou mon compte Twitter. J’explique les raisons pour lesquelles je l’ai apprécié. Quand je n’aime pas un livre, je ne dis rien, car je n’aime pas ça la chicane ! Donc lecture, sports, les amis et tennis.
Quel est votre parcours scolaire ?
J’ai tout d’abord étudié en administration à l’école des Hautes Études Commerciales à Montréal. J’ai été comptable agréé, aujourd’hui on dit CPA (comptable professionnel agréé). J’ai alors commencé à travailler dans un bureau de comptables. J’ai également étudié le soir pour un MBA (Maîtrise en administration des affaires). C’est difficile d’étudier le soir, ça m’a pris 5 ans. Ce n’est pas plaisant, car le jour tu travailles et le soir, tu as tes cours ou tu étudies. Les fins de semaine, tu te sens toujours coupable, car tu as un travail à faire. Quand je travaillais dans le bureau de comptables, j’ai un client qui est venu me voir et qui voulait se partir une compagnie aérienne. Je l’ai aidé à partir sa compagnie et je suis allé travailler pour cette compagnie qui s’appelait Nationair. Ensuite, je suis allé travailler pour une autre compagnie aérienne qui s’appelait Québecair. Plus tard, avec des associés, j’ai parti ma propre compagnie aérienne qui s’appelle Air Transat où j’ai travaillé pendant 10 ans comme président. Ensuite, je me suis tourné vers la politique. J’ai commencé avec M. Lucien Bouchard, comme Ministre Industries Commerces, qui est maintenant Ministre de l’Économie. Ensuite, j’ai été Ministre de l’Éducation, Ministre de la Santé et après, je me suis retrouvé dans l’opposition. J’ai ensuite lancé avec d’autres députés, la Coalition Avenir Québec (CAQ), un nouveau parti. Depuis 1 an et demi, je me suis fait élire et je suis maintenant Premier Ministre. Je sens par contre que ça met trop de pression à mes fils. Oui j’ai travaillé fort, mais il y a toujours une partie de chance là-dedans. Nous ne sommes pas obligés d’être président d’Air Transat et Premier Ministre pour vivre sa vie. L’important, c’est de faire ce qu’on aime. Les moments les plus importants, c’est souvent en famille. Passer du temps avec mes 2 garçons, l’un d’eux a une amoureuse. Aller souper avec eux et ma femme, tous les 5, c’est un grand bonheur dans ma vie.
Quel a été votre premier emploi payant?
Mon premier emploi payant, j’avais 14 ans et je livrais le lait. Je viens de St-Anne de Bellevue. Il y avait beaucoup de chiens et je me suis fait mordre souvent en faisant mes livraisons. Dans ce temps-là, il y avait des bouteilles en vitre. On avait un petit support où nous mettions 6 pintes de lait. Dans les pintes vides, les gens y mettaient leurs 25 sous et souvent l’hiver, les sous étaient gelés dans le fond de la bouteille. On remplaçait les bouteilles vides par les bouteilles pleines de lait. Je trouvais ça difficile. C’était le samedi matin, ça commençait à 5h00 et finissait vers 13h00. À 5h00 le matin, je trouvais ça de bonne heure, car je devais me lever à 4h15, 4h30.
Qu’est-ce qui vous a inspiré à faire de la politique ?
Il y a un politicien qui m’a toujours inspiré et c’est M. René Lévesque. C’est lui qui a fondé le Parti Québécois. C’était surtout une question de fierté de dire : « Nous sommes fiers d’être québécois. Nous sommes fiers de parler français. » Après Air Transat, je me suis considéré chanceux. J’ai fait de l’argent, mais je voulais redonner. Les Québécois francophones, ça fait seulement deux générations qu’ils sont en affaires et il n’y en a pas assez. C’est plaisant d’être un homme d’affaires. On dit souvent que c’est plaisant d’être joueur de hockey et être joueur de football, comme on a vu dimanche avec Laurent Duvernay Tardif. Mais être un entrepreneur, je me souviens avec le premier vol d’Air Transat, nous avions la chair de poule. Je voulais donner le goût à plus de jeunes. D’abord d’étudier, car si on veut réussir à avoir un bon emploi, il faut d’abord étudier et par la suite, oser et que le gouvernement aide au besoin. Moi je n’avais pas beaucoup d’argent, mais il y avait des programmes où j’ai pu emprunter de l’argent et démarrer Air Transat. C’était important pour moi de redonner. Il est certain que l’économie et l’éducation sont très importantes.
Qu’est-ce qui vous a amené à choisir ce parti ?
Je l’ai fondé ce Parti étant donné qu’il n’y en avait pas un qui faisait mon affaire. Donc c’était un peu l’idée. J’étais d’abord au Parti Québécois, qui était souverainiste. Pour moi, ça veut dire qu’avant d’être souverainistes, nous sommes nationalistes québécois. Je suis fier du Québec. J’aimerais entendre les jeunes là-dessus, c’est certain que ça vous intéresse moins de faire du Québec un pays. Par contre, je reste nationaliste. Pour moi, l’économie, on peut faire mieux. Parce que pendant 50 ans, au Québec, il y avait 2 Partis qui ont alterné. Il y en a un qui était nationaliste, le Parti Québécois, et un qui était plus pro-économie. J’ai toujours pensé que les deux allaient ensemble. Il faut mieux s’occuper de l’économie et être plus riches. Ce n’est pas une fin en soi d’être riche, c’est une question de se donner les moyens de nos ambitions. C’est aussi important d’être fier d’être québécois. Donc, j’ai essayé de mettre ensemble le Parti Québécois et le Parti Libéral. Nous avons appelé ça la Coalition Avenir Québec, la CAQ, il y a 8 ans. Nous avons eu 19 députés en 2012, 21 en 2014 et en 2018, il y a 1 an ½, nous en avons élu 74. Depuis ce temps, nous avons eu 2 élections partielles que nous avons gagnées. Là, nous sommes rendus 76 sur 125. Ce qui veut dire les trois autres partis, additionnés ensemble, en ont 49. Donc, ça va bien notre affaire.
Est-ce qu’il y a des projets ou des réalisations de votre parti dont vous êtes particulièrement fier ?
Oui bien sûr, comme une des choses que l’on fait avec M. Lionel Carmant. Je l’ai amené en politique, il est un médecin, pédiatre, neurologue, nous travaillons à créer un programme qui s’appelle Agir Tôt. Nous sommes en train de mettre en place des maternelles 4 ans. Si on veut qu’il y ait plus de jeunes qui réussissent, il faut donner des services, entre autres, aux jeunes qui ont des difficultés. Ça peut être plusieurs choses : troubles d’attention, dyslexie, dysphasie… Si on commence plus tôt, on augmente les chances qu’ils soient capables, éventuellement, d’obtenir un diplôme. C’est une partie qui était importante pour moi, que nous avons déjà commencé à mettre en place et qui va aller loin. Nous sommes aussi en train de rénover toutes les écoles. Je trouve que nos écoles ne sont pas toujours belles, il n’y a pas assez de fenêtres. C’est la même chose avec les CHSLD. Nous allons d’abord changer de nom, pour Maisons des aînées et ça va être plus éclairées. Et tranquillement, en économie, nous sommes en train de semer. Je me promène. Je suis allé en Californie, à New York, à Dallas, à Boston et je pars en fin de semaine pour Washington. On essaie de convaincre des compagnies de venir au Québec, offrir des emplois bien payés, avec de gros enjeux, qui sont des emplois stimulants. Pour l’environnement, nous sommes en train de travailler sur plein de projets pour le transport en commun dans les grandes villes. On a également annoncé qu’on va agrandir la consigne des bouteilles. Ça veut dire que les bouteilles de plastique, les bouteilles de vitre incluant celles de la SAQ, les bouteilles de métal, les bouteilles de carton et les contenants de lait, nous allons tous pouvoir les recycler. Nous allons les consigner. Les gens vont payer 10 sous pour les bouteilles, pour les cartons et 25 sous pour les bouteilles à la SAQ, qui vont se faire rembourser quand ils vont les ramener. Nous serons capables plus facilement de recycler le verre, le métal, le plastique et le carton. Je pense que c’est très important pour notre environnement.
Quel est votre plus gros risque que vous avez pris dans votre carrière ?
De lancer Air Transat. Là ça l’air beau, Air Transat va bien, mais il y a des périodes où ça n’allait pas bien. Un avion arrive en retard, ça nous apporte des dépenses. On a eu des grosses pertes et on a failli faire faillite quelques fois. Donc chez Air Transat, j’ai pris de gros risques.
Quelle est la partie de votre travail que vous préférez ?
Rencontrer des jeunes. C’est bien plus plaisant de répondre à vos questions, comparativement à ce que vous avez vu ce matin avec l’Opposition et les journalistes qui essaient juste de nous coincer. C’est de rencontrer des gens, c’est ça qui est agréable.
Avez-vous de futurs projets qui s’annoncent, selon vous, innovateurs ?
Oui. Je ne sais pas si vous connaissez l’intelligence artificielle ? Mais tout ce qui est autour, les technologies de l’information, nous sommes bons là-dedans. On a commencé à être bons dans les jeux vidéo, ce qu’on sait moins par contre, c’est que nous sommes bons dans les films et les séries de films. On est bon dans l’intelligence artificielle, pour inventer une utilisation de mégas données et ça s’appliquent à tout. Ça s’applique à la santé et à plein de services qu’on peut donner. On s’en vient avec de beaux projets.
Quelle importance accordez-vous à l’environnement ?
C’est très important. Il faut qu’il y ait un équilibre entre l’économie et l’environnement. Mais nous avons un gros défi pour toute la planète et c’est de réduire les gaz à effet de serre. Parce que la planète se réchauffe et si on ne fait rien, l’eau va monter, les glaciers vont fondre et il y aura toutes sortes de problèmes climatiques. Il faut réduire les gaz à effet de serre, ce qui veut dire, utiliser moins de pétrole, moins d’autos comme on les connait. Ils seront remplacés par des autos électriques, des camions électriques, des autobus électriques, des trains, des tramways, des métros électriques. S’assurer que les entreprises polluent moins. Nous avons la chance d’avoir au Québec, l’hydroélectricité. C’est propre, ce qui est un gros avantage.
Pour vous, la persévérance scolaire, c’est quoi ?
C’est ce qui est le plus important ! Malheureusement, surtout pour les garçons. Le 2/3 de ceux qui décrochent, ce sont des garçons. Il y en a beaucoup trop. Environ 15% des jeunes décrochent avant d’avoir son premier diplôme. Comment on fait pour régler ça ? D’abord, on doit s’occuper des jeunes qui ont des difficultés d’apprentissage très tôt. Ensuite, à l’école, avoir plus de sports à l’extérieur et plus d’activités artistiques. Aujourd’hui, il faut au moins finir son secondaire 5. Nous sommes dans une société du savoir. Les jeunes qui décrochent sont l’un des pires problèmes de notre société. Il faut tout faire pour ne pas qu’il y en ait.
Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?
Le Centre-du-Québec… Vous savez, quand je suis arrivé en politique, il y avait seulement 16 régions au Québec et maintenant, il y en a 17. Le Centre-du-Québec était placé avec la Mauricie. Vous savez, il y a une différence entre Drummondville, Victoriaville et Trois-Rivières. J’étais avec le Parti Québécois à cette époque et M. Jacques Baril m’avait apporté cette proposition-là. « Centre-du-Québec », ça le dit, c’est au centre du Québec. Moi je pense qu’au Centre-du-Québec et en Mauricie, on peut faire beaucoup mieux en économie. Quand on lit l’histoire, la Mauricie c’était beaucoup entre autres les papetières qui, pour toutes sortes de raisons, ont fermé. Des usines qui ont fermé et nous n’avons jamais réussi à recréer des emplois aussi bien payés. Quand je regarde le salaire moyen, je n’accepte pas que le Centre-du-Québec et la Mauricie aient un salaire moyen plus bas que le reste du Québec. Pour le Centre-du-Québec, la priorité pour moi, c’est l’économie. Évidemment, je le répète, l’économie commence par l’éducation. Il faut choisir certains secteurs. Il y a des secteurs très importants. Vous êtes sur la route des technologies d’information, tout le génie, tout ce qui est autour de l’innovation. Il faut qu’il y ait plus de jeunes qui choisissent, je sais que ce n’est pas plaisant, les sciences pures. C’est plus compliqué, les mathématiques, la physique, la chimie, la bio, mais c’est là qu’il y a 80% d’innovation. C’est dans ces secteurs-là. C’est bizarre, car les filles sont meilleures que les garçons à l’école, mais il y a moins de filles qui vont dans les sciences que les garçons. Il y a un problème. Pourquoi ? Il y a eu plusieurs tentatives pour essayer de rendre les sciences plus sexy. Si j’avais un message, c’est que j’aimerais ça qu’au Centre-du-Québec il y ait plus de jeunes qui se tournent vers les sciences ou en informatique.
Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité ?
C’est très important parce que nous sommes une société qui est plus individualiste. Depuis 25 ans, si on regarde l’évolution de notre société, les gens sont un peu plus à leurs affaires. Alors c’est tellement important d’avoir un esprit communautaire, d’être ouvert et d’aider ceux qui en ont besoin. On ne peut pas compter seulement sur les hôpitaux pour aider les gens. De s’impliquer dans la communauté, d’aider les gens moins riches, d’aller les aider financièrement, c’est vraiment important. Souvent les personnes âgées se retrouvent seules. À 85 ans, ils n’ont pas de visite. Que les jeunes rencontrent les plus vieux, c’est important pour l’esprit qu’on a dans une communauté.
Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ?
Comme je disais tantôt, on veut rajouter plus d’art et de sport et on va donc ajouter 5 heures par semaine dans les écoles secondaires. C’est prouvé que les jeunes qui pratiquent le sport décrochent moins. Un esprit sain dans un corps sain. Aujourd’hui on dit que les gens, même les jeunes, sont stressés. Même moi je suis stressé. Aussi, je vais faire du tapis roulant pendant 40 minutes et ça enlève le stress. Le sport, c’est important aussi pour être calme.
Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette ?
C’est mauvais la cigarette. J’espère qu’il y en aura plus du tout de cigarette. Moi je pense que dans 25 ans, même avant, les gens vont se dire : « Hey, vous en souvenez-vous en 2020, il y avait du monde qui fumait. Il savait que ça pouvait causer le cancer, que ça réduit en moyenne de 10 ans la durée de vie et il fumait pareil. Ils étaient fous à l’époque !? » Ce n’est pas bon pour la santé. Ça crée toutes sortes de problèmes. Il ne faut pas fumer.
Entrevue avec Marie Mai, chanteuse
Cette entrevue a été réalisée par Alicia Boissonneault, Bianka P.-Pellerin, Kim P.-Pellerin, Mia P.-Pellerin du Comité 12-18 de Notre-Dame-de-Lourdes.
Vous avez une belle fille. Aimeriez-vous avoir d’autres enfants ?
J’aimerais ça je pense oui. J’aimerais vraiment ça. Quand est-ce que ça va arriver? Ça ce n’est pas nous qui décidons de ça, mais je dirais que oui ça devient de plus en plus clair. J’ai de la difficulté à le verbaliser parce que c’est tout récent en fait que j’ai ressentie ce besoin-là. Donc ça s’en va dans l’univers…
Qu’est-ce que vous pensez des jeunes et la cigarette /vapoteuse ?
Ouhh! Ça c’est un fléau. En fait, la vapoteuse a été créée pour arrêter de fumer. À la base, c’était ça. Ça a toujours été passé comme une période de transition qui pouvait aider les fumeurs, les gros fumeurs, à arrêter. C’est sûr et certain que quand je vois des jeunes vapoter, je fais comme « oh boy », on est passé à côté de ce qu’on voulait faire! C’est clairement quelque chose de gros, quelque chose qui a besoin d’être changée, d’être régularisée. On doit enlever ça de la main des jeunes. Si on pouvait enlever ça de tout le monde! Donc oui, il est temps que ça arrête.
Qu’est-ce qui vous rend la plus fière de votre travail?
Ce qui me rend le plus fière de mon travail, c’est de voir à travers les années l’impact que mes mots et mes musiques ont eu chez les gens et chez les jeunes. De voir aussi qu’ils continuent d’avoir un impact chez mon public. Moi, faire de la musique, ça a toujours été en émotions. J’aime partager ce que j’ai appris, ce que j’ai vécu, que les gens se sentent moins seuls. Parce que moi, quand je vivais des périodes qui étaient plus difficiles, où je ressentais le besoin de l’écrire, j’aurais probablement aimé ça avoir quelqu’un qui me chante des chansons comme ça, quand j’avais besoin d’en entendre. Pour moi, l’écriture c’était une forme de thérapie. Ça me fait du bien de mettre ça sur papier quand je sens que ça fait du bien aux gens d’entendre ces beaux messages-là. Je me trouve très très privilégiée de pouvoir avoir ce lien là avec le public. Donc, définitivement de sentir que je peux inspirer et apporter un petit peu de lumière dans leur vie me rend fière.
Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité?
Bien ça, écoute, je pense que de façon plus large, moi les jeunes m’inspirent beaucoup de par la volonté et la résilience. Les jeunes qui s’impliquent veulent faire une différence. Donc c’est sûr et certain que, quand je vois des jeunes qui font une différence en faisant des actions concrètes en s’impliquant dans leur communauté, en s’impliquant dans leur école, ça me touche vraiment. Tellement que mon intuition, que mon feeling va sentir que la prochaine génération a quelque chose de spécial. C’est vrai. C’est fondé! Donc moi, j’encourage à faire une différence.
À 18 ans, vous avez participé à l’émission Star académie. Qu’avez-vous gardé comme souvenir?
En fait, Star Académie, ça le dis, c’est une école. C’est vraiment une période de ma vie où tout s’est défilé devant mes yeux très très rapidement. Ça a duré 9 semaines, donc 9 semaines sans voir ta famille, tes amis, mais où tu apprends. Jour après jour, heure après heure, tu n’as pas de pause. Tu es constamment dans un tourbrouillon d’inspiration et de cours de chants, de cours de danses, de cours de théâtre, de cours d’éducation physique. Tu baignes dans ce que tu aimes le plus. Donc, pour moi, c’est là que j’ai travaillé vraiment à peaufiner ce que je faisais. J’étais jeune, j’avais 18 ans. J’étais comme une éponge dans ce temps-là. Ça m’a vraiment servi à faire ce que je voulais faire. Ça m’a servi d’école.
Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique?
C’est très important et pas juste à l’école. C’est vraiment important dans la vie pour plein de raisons différentes. Pour les endorphines premièrement parce que notre tête a besoin de ça. On a besoin de se dépenser pour avoir un sentiment de bien-être. Moi je dis toujours que c’est important d’avoir un esprit sain dans un corps sain. Faire attention à ce qu’on mange, faire attention à ce qu’on met dans notre corps faire attention justement à garder un équilibre qui est très important. Nos jeunes en santé, on veut qu’ils grandissent pour devenir des adultes en santé. Donc c’est important d’optimiser tout ce qu’on fait avec notre corps pour être sûr de se trouver sur la bonne ligne.
À quel âge avez-vous commencé votre carrière de chanteuse?
J’ai commencé ma carrière professionnelle de chanteuse à 18 ans. Ma 1ère chanson que j’ai composée, j’avais 6 ans et demi. J’ai dit à ma mère : « Moi, plus tard, je vais être une chanteuse. Est-ce que tu me crois? » Ma mère m’a dit : « Si c’est ce que tu veux faire, parfait! Ça va prendre du travail par exemple. Il ne faut vraiment pas que tu lâches ». Et j’ai dit : « Non, je sais. C’est ce que je veux faire de toute façon. » Donc, je me suis conditionnée à faire ça. À 6 ans et demi, la seule chose que je voyais dans ma tête, c’était une scène. C’est ça que j’allais faire et c’est ça que j’ai fait. Je me suis préparé mentalement à ça.
C’est où le plus loin que vous êtes allée pour un spectacle?
Le plus loin que je suis allée pour faire un spectacle, c’est à Los Angeles. Je suis allée en France aussi pour faire plusieurs spectacles. J’ai fait les premières parties de Garou pendant plusieurs années. Après ça, j’ai fait une tournée avec Simple Plan aussi en France. Je fais quand même des spectacles assez loin, mais j’aimerais ça en faire encore plus loin. J’aimerais ça vraiment que ma musique puisse voyager sur d’autres continents.
Entrevue avec Rose Guillemette, entreprise Kears
Cette entrevue a été réalisée par Jinny Descôteaux du Comité 12-18 de Ste-Clotilde-de-Horton.
Décrivez-nous votre entreprise.
C’est une boutique en ligne. Je vends des produits fabriqués avec des matières recyclées. On a des sandales, des manteaux, des maillots de bain pour homme et femme.
Quel type de métiers peut-on trouver dans votre entreprise ?
C’est vraiment vaste. Il y en a autant en développement de produits, en marketing, en ‘’marketing web’’, comptabilité et affaires internationales. Il faut répondre aux courriels avec les influenceurs… C’est un peu des métiers qu’on ne peut pas encore catégoriser parce que c’est encore en développement. Au niveau des influenceurs, il y a toute la recherche et il faut leur écrire. Juste ça, ça pourrait être un emploi. Ça commence à se développer dans les entreprises, mais ce sont des postes qui sont encore inexistants et qui n’ont pas vraiment de nom à part ‘’marketing web’’. C’est vraiment la majeure partie de tout ce que je fais.
Quel est le procédé pour recycler les 14 000 bouteilles d’eau ?
Du polyester et du nylon, c’est du plastique. La bouteille est reprise, défaite en petites particules et fondue. Ensuite avec ça, il la tisse à nouveau. C’est comme une passoire dans laquelle le plastique est mis et chauffé. Il devient liquide. Ça sort en fils et c’est tissé en filaments. Ça fait du tissu. Ce sont des fournisseurs qui me le font. Quand j’ai étudié en mode, on avait un cours de textile. Nous avons appris comment le polyester était fait. Je me suis dit à ce moment-là qu’il fallait le recycler, c’était logique. Ça fait 5 ans de ça et ça ne se faisait pas vraiment, mais là, ça commence à être quelque chose de plus fréquent. Avant, ce n’était presque pas pensable de faire ça. Je sais, par mètre de tissu, ça équivaut à combien de bouteilles d’eau.
Quelles qualités de base recherchez-vous chez vos employés lorsque vous les embauchez ?
Je n’ai pas encore d’employés. Pour l’instant, je suis seule. Mais si j’en avais, ce serait l’ouverture d’esprit. Il faut être ouvert à tout le monde. Surtout, ce que je rechercherais, ce serait vraiment d’aimer ce que tu fais. Moi j’aime ce que je fais et j’aime aussi que les gens avec qui je travaille aiment ce qu’ils font. Je ne veux pas avoir à les pousser. Il faut qu’ils ‘’trippent’’ à faire ça, que ça les passionne.
Y’a-t-il des réalisations ou des projets de votre entreprise dont vous êtes particulièrement fière ?
Oui, on a réussi à recycler en 6 mois à recycler 13 769 bouteilles d’eau en plastique. Là-dedans, je ne compte pas les filets à pêche, les retailles de tapis et les retailles textile.
Selon vous, quelles sont les avantages à travailler en région ?
Comme c’est petit, un peu tout le monde se connaît. Pour moi, ça n’a pas été long et tout le monde a su. Ça se parle. À Victoriaville, j’ai vendu beaucoup de maillots et des sandales. Le 1/ 10 de mes ventes vient de Victo, c’est quand même beaucoup.
Comment se passe une journée de travail pour vous?
En me levant, je regarde mon cellulaire et je réponds à mes messages et courriels. Ensuite, je me fais une liste de ce que j’ai à faire dans ma journée. J’essaie de tout faire. Ce n’est pas tout le temps évident. Ça varie beaucoup. Une journée je peux m’occuper de mon site Internet, l’autre journée du ‘’marketing’’, ensuite une journée avec les nouveaux produits. Ça dépend tout le temps.
Quelle est la partie de votre travail que vous préférez ?
Ce que j’aime le plus, c’est le ‘’marketing web’’, les médias sociaux et le développement de produits.
Jusqu’où rêvez-vous d’amener votre entreprise ?
J’aimerais que ce soit une multinationale, mais mon but est vraiment de recycler le plus que je peux. C’est vraiment ce que je veux faire, soit recycler le plus de produits et de matériel possible pour en créer d’autres. C’est ma vision.
Pour quelles raisons devrait-on travailler pour votre entreprise ?
Je veux aider le plus possible. Je pense que c’est ça quand tu recherches un peu plus que juste un emploi où tu travailles. Nous, on veut vraiment faire quelque chose de positif. On prend toutes sortes de matières pour en créer d’autres. C’est certain que plus tard, j’aimerais ça m’associer avec des causes.
Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ?
C’est l’entrepreneuriat et de voir les histoires des autres personnes. J’écoute beaucoup de films. Comme exemple le film de Facebook, le film de Apple, le film de Lady Gaga… Autant des artistes que des entrepreneurs. Je trouve ça fou de partir quelque chose, de le faire et de savoir toute l’histoire de la personne. Ça m’inspire et c’est ce qui me pousse.
Pour vous la persévérance scolaire c’est quoi ?
Pour moi, c’est même si tu as de la difficulté à l’école, c’est d’aller demander de l’aide. C’est de prendre l’aide quand tu en a besoin.
Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?
Peu-importe ce que tu veux, je pense que tu peux y arriver. Il faut juste que tu sois vraiment déterminé, que tu aies envie d’atteindre ton but et que tu mettes tous les efforts pour y arriver. Je pense vraiment que peu importe tu pars d’où, ce que tu veux faire tu peux le faire. Ça dépend de tes intentions. Je prends comme exemple M. Louis Garneau. Il ne savait même pas faire du vélo et il s’est rendu aux Jeux Olympiques en vélo compétitif. Il faut juste vouloir et tu pourras faire n’importe quoi.
Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité ?
Je trouve ça vraiment ‘’cool’’ parce que moi aussi j’ai déjà fait du bénévolat. Deux voyages humanitaires, un en Haïti et un au Guatemala. Je sais ce que c’est et j’encourage vraiment cela. Ça ouvre l’esprit de voir d’autres cultures. Le fait d’aller là-bas, ça m’a permis de voir c’était quoi vivre avec rien, dans les déchets. Au Guatemala, ils vivent dans des poubelles, littéralement. J’avais 15 ans et c’est à ce moment que j’ai commencé à faire plus attention. Ça part de là, ça m’a mené à créer des produits entièrement recyclés.
Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ?
Je pense que c’est important. Je ne suis pas une personne qui est très très active, mais je vais courir de temps en temps. Je pense qu’au moins une à deux fois par semaine c’est bon.
Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette ou la vapoteuse ?
Moi je ne fume pas. Je trouve ça un peu ridicule. C’est une perte d’argent et un mauvais investissement selon moi. Je ne vois pas l’intérêt de fumer. Ça ne sert à rien à part te gâcher les poumons.
Entrevue avec Dominic Angers, propriétaire de la Pépinière L’Avenir
Cette entrevue a été réalisée par Cloé Girard et Gaëlle Pailloux, du Comité 12-18 de L’Avenir.
Pourriez-vous nous décrire votre entreprise ?
Moi, j’ai une entreprise horticole. On vend des plantes au niveau du grossiste. Cela veut dire à d’autres centres jardin et à d’autres entreprises. On a un point de vente directement sur notre ferme. Cela veut dire qu’on a un centre jardin et une pépinière.
Quels types de métiers peut-on retrouver dans votre entreprise ?
Chez nous, on a vraiment un petit peu de tout. On a des horticulteurs qui ont étudié en horticulture, des personnes qui ont plus étudié la mécanique pour faire l’entretien de la machinerie, des personnes qui aiment juste l’art pour faire des créations de pots et fleurs, des vendeurs pour conseiller les gens et vendre les produits, des personnes au bureau pour faire la comptabilité et faire du service à la clientèle. On a un petit peu de tout chez nous à la pépinière.
Y a-t-il des réalisations ou des projets de votre entreprise dont vous êtes particulièrement fier ?
Je représente la deuxième génération dans mon entreprise. Cela veut dire que mon père a lancé l’entreprise dans les années 75 et moi, j’ai pris la relève il y a une quinzaine d’années. Cela veut dire que je suis rendu propriétaire de l’entreprise. D’avoir juste faite le transfert de l’entreprise avec mon père et d’avoir amené celle-ci où elle est rendue aujourd’hui est une grande fierté pour moi.
Quelles qualités de base recherchez-vous chez vos employés lorsque vous les embauchez ?
Ça me prend des personnes qui sont ouvertes d’esprit, qui sont capables de s’adapter aux nouvelles réalités. On a n’est pas beaucoup d’employés chez nous, donc on doit être capable de toucher un petit peu à tout. Je cherche beaucoup des personnes qui ont une bonne attitude parce qu’avec une bonne attitude, on peut aller loin. Ainsi, on est capable de les former pour qu’ils soient capables de faire des choses. Avec une mauvaise attitude, bien ce n’est jamais bon. Alors on cherche de bonnes personnes pour travailler chez nous.
Comment se passe une journée de travail pour vous ?
Moi ça commence de très de bonne heure. Je commence souvent, surtout dans l’été, pas l’hiver vu qu’on est saisonnier, aux alentours de 5 h 30 dans les bureaux. Pour la suite, quand mes employés entrent, je fais le tour pour s’assurer qu’ils savent quoi faire et où ils s’en vont. Après cela, je vais diviser ma journée entre le travail dans la pépinière et le travail de bureau. Parfois je vais faire des livraisons et à travers cela, je m’occupe de mes enfants. À 17 heures, j’ai fini ma journée de travail et je m’occupe de mes enfants.
Selon vous, qu’est-ce qu’un bon entrepreneur ou un bon dirigeant ?
Je pense que ça prend, pour être un bon dirigeant surtout de nos jours, une personne qui est ouverte d’esprit, qui accepte les différences de chacun de ses employés, qui est à l’écoute de ses employés et qui essaie de mieux communiquer avec eux autres. Moi j’essaie de les écouter, de voir ce qui ne va pas, qu’est-ce qui pourrait s’améliorer et comment il pourrait travailler mieux. Je pense que cela prend une très bonne ouverture et une très bonne écoute.
Selon vous, quels sont les avantages à travailler en région (les atouts de la région pour une entreprise) ?
Bien souvent, cela apporte des équipes, je pense, un petit peu tissées plus serrées. En campagne, le monde vient vraiment chez nous parce qu’ils aiment y travailler. Cela crée une belle ambiance. Une belle petite équipe fait que c’est plaisant de travailler dans les plantes. Oui il y a des intempéries, mais cela reste que c’est un super beau métier. C’est plaisant et il y a plein de beaux défis à relever à travers tout cela.
Pour quelles raisons devrions-nous travailler chez vous ?
Un petit peu pour les mêmes raisons que je viens de vous nommer. On est une belle entreprise, une belle équipe, on a plein de beaux défis et on essaie d’agrandir un petit peu chaque année. On travaille avec le public, donc pour ceux qui aiment travailler avec le public, j’ai de la place. Ceux qui aiment travailler avec les plantes peuvent travailler avec les plantes, on travaille à l’extérieur, on essaie de faire attention un petit peu à tout le monde. Je prends le temps de les écouter. On a un club social où on fait des 5 à 7, des soupers, des choses comme cela pour créer une belle atmosphère entre nous. Je pense que nous sommes une entreprise en développement et on essaie de créer de belles relations entre nous autres.
Quelle est la partie de votre travail que vous préférez ?
Souvent, ce que j’aime le plus, c’est des fois vers 5 h 30 le matin, quand je fais le tour de ma pépinière tranquille, quand le soleil se lève. C’est probablement une des périodes que j’aime le plus. C’est plaisant, c’est tranquille. La pépinière est souvent très propre et belle. Je ne suis pas dans le feu de l’action. Aussi j’aime le fait de mettre les mains dans la terre, de travailler même lors des journées où il pleut. Je mets mon imperméable et cela fait des journées différentes que j’aime bien aussi.
Comment faites-vous pour décrocher?
On ne décroche jamais vraiment. Par contre, depuis quelques années, je me suis remis au sport. Aussi, quand je suis avec mes enfants, quand je finis de travailler et je suis avec eux, j’essaie de ne pas penser à autres choses. J’essaie de juste me concentrer sur mes enfants et de garder le focus sur eux. On a de petites vacances ici et là. Je travaille beaucoup et j’essaie de bien de doser mon travail et mes vacances. Ce n’est pas toujours facile, mais je pense qu’avec mes enfants, que je décroche le plus.
Jusqu’où rêvez-vous d’amener votre entreprise (projets de croissance, de développement de produits…) ?
Le plus loin possible! Je n’ai pas nécessairement juste une ambition de grossir, grossir, grossir. Tout ce que je veux à la base, c’est de bien faire vivre ma famille, de bien élever mes enfants, avoir tout ce que j’ai de besoin pour pouvoir les éduquer et de garder mon équipe en place aussi. De garder un équilibre dans tout cela et pas nécessairement de grossir à tout prix. Il y a une pénurie de main-d’œuvre présentement et c’est donc plus difficile de grossir de nos jours. J’essaie d’introduire de nouvelles technologies, des nouvelles manières de faire pour que tout le monde soit le plus heureux possible. C’est un peu la structure que j’essaie d’améliorer afin d’amener mon entreprise plus loin.
Que pensez-vous des jeunes qui, bénévolement, s’impliquent dans leur municipalité et organisent des activités pour dynamiser leur milieu ?
Bien je pense que c’est super bon pour les jeunes de se reconnecter avec la vie de tous les jours. Probablement que vous avez déjà entendu parler que tout le monde dit que les jeunes sont juste devant leurs écrans. De sortir de chez vous, d’aller vous impliquer dans autres choses, de voir autres choses, je pense que c’est ultra important. Cela vous fait rencontrer d’autres personnes. C’est indispensable.
Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie ?
Oh super ! Méchante question… Plein de choses… J’aime la nature, j’aime me promener. J’ai un peu moins de temps avec la conciliation travail-famille aujourd’hui vu que j’ai des jeunes enfants. Mes enfants m’inspirent beaucoup, ma conjointe m’inspire beaucoup. Tout ce qui est nature, de me promener, de prendre le temps de faire les choses m’inspirent beaucoup.
Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette et/ou vapoteuse ?
Je n’ai jamais fumé de ma vie et je déteste cela. J’ai déjà eu des occasions de dire que je pouvais fumer, mais je n’ai jamais fumé. Je trouve que c’est hypothéquer notre vie à plus long terme et pour probablement juste avoir l’air « cool ». Cela hypothèque beaucoup notre vie. C’est comme un gâteau au chocolat. Si tu y goûtes, tu as envie d’en manger. C’est un peu cela la cigarette. Si tu n’y touches pas, tu ne sauras pas c’est quoi et tu ne seras pas accro. Je trouve qu’il y a une facilité de nos jours, surtout avec les vapoteuses. Je ne sais pas si beaucoup de jeunes fument encore la cigarette, mais vapoter, je trouve que c’est la pire chose. Je trouve cela plate de voir les jeunes vapoter sur le bord des écoles, surtout secondaires. Il y en n’a pas tant que cela qui vapote, mais c’est flagrant quand tu passes en ville.
Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ?
Qu’il y a des emplois proches, qu’il y a plein de choses à faire, continuez de vous impliquer comme vous faites là! Je trouve cela génial, cela vous fait sortir de votre coquille et cela va vous servir toute votre vie. Moi, c’est super de voir des personnes comme vous qui s’impliquent dans la réalisation d’entrevues. Ça peut vous servir dans les communications, à faire d’autres entrevues et à communiquer avec des journaux ou autres publications. Je trouve cela super important pour la jeunesse de s’impliquer comme vous le faites.
Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ?
Bien, l’activité physique c’est primordial! Plus on vieillit, même jeune comme vous autres, je pense que c’est important. Même moi à l’école, je n’étais pas le plus sportif. Je voulais suivre des amis plus sportifs. J’ai mis cela dans ma routine. Je me suis forcé et puis cela a apporté des bonnes répercussions. À faire du sport, cela me permet de me vider l’esprit, de rester en forme. À court terme, encore là, il n’y a pas d’effets néfastes. Plus tu vieillis, je ne suis pas bien vieux, mais je le vois, je ne suis pas en forme. C’est bien important et aussi, je me suis remis au gym. Je me libère l’esprit, je me sens bien. Quand je vais faire une activité avec des amis, je n’ai pas l’impression de mourir. Je peux aussi me jeter par terre avec mes enfants et jouer avec eux sans avoir l’impression de mourir. C’est ultra important, c’est plaisant et cela oxygène. Si cela ne va pas bien et que vous avez des difficultés à faire vos devoirs et bien allez courir en faisant 2 sois le tour de votre maison. Vous serez bien ensuite et serez plus focus sur vos devoirs. Moi, je m’entraîne vers 5 h le matin ces temps-ci et quand je reviens au bureau, je suis plus prêt. Cela aide dans plusieurs sphères de nos vies.



