Entrevue avec Les Trois Accords, groupe de musique, réalisée par Marguerite Aubé, Camille Huard, Léon Ricard et Hugo Desmarais du Comité 12-18 de Lefebvre et Bianca Girard, membre parlement jeunesse de l’école Bosquet.  

Quel est l’endroit le plus inusité où vous avez joué ? 

On a enregistré un solo de gazou dans la salle de bain de notre premier appartement. Vous pouvez l’entendre dans la chanson « Vraiment Bien ». Sinon, on a joué sur un terrain de football. On avait nous-même apporté notre « stage ». C’était très drôle.  

Avez-vous une routine avant de monter sur scène ?  

On n’a pas vraiment de routine précise. On se fait des massages. (Rires) On place des chandelles au sol. On assoit notre « drummer » au milieu. À tour de rôle, on lui fait un massage.  

Si vous pouviez collaborer avec n’importe quel artiste, qui choisiriez-vous ?  

Simon: Je prendrais Alexandre. C’est un artiste très frileux, mais il a énormément de qualités.  

Quel est le meilleur conseil qu’on vous a donné pour mieux gérer votre stress ? 

 À la suite de ça, on respire une fois ou deux. Mais respirer, c’est très efficace dans la vie en général. On prend de grandes respirations pour se détendre avant de monter sur scène. Une fois, quelqu’un dans le « band » a décidé d’arrêter de respirer. Il en est mort.  

Quel est le pays que vous aimeriez visiter dans votre carrière ?  

On aimerait beaucoup aller au Japon. Même s’ils ne comprennent pas ce qu’on dit, ils pourraient sûrement comprendre notre « body language ». Je me suis toujours demandé si c’était possible. J’aurais ma réponse si on faisait un spectacle là-bas. Ce serait le « fun » aussi d’aller en Russie parce que c’est un pays très hivernal. On ne serait pas dépaysés.  

Où prenez-vous vos idées et l’inspiration pour vos chansons ?  

Il y a beaucoup de chansons que ça fait longtemps que j’ai en tête. Ça vient comme ça. Il faut être attentif aux inspirations qui nous viennent.  

Que se passe-t-il si vous oubliez vos paroles ?  

Simon: Si ça m’arrive, je me tourne vers Alexandre. Et lui, il me regarde avec des yeux de chevreuil. Par chance, les gens dans la foule chantent et ça m’aide. Sinon, je me tasse et fais semblant que je veux le laisser chanter. Personne ne se doute de rien.  

Alexandre: Quand je ne suis pas sûr de ce que je vais jouer, je ne joue pas. Mais je sais que ça va me revenir. Quand ? Avant la fin du « show », je l’espère.  

Pourquoi est-ce que vous vous appelez « Les Trois Accords » ? 

Quand on a commencé, on était au secondaire. On jouait des chansons à l’école le midi. C’était plus dans l’idée d’avoir du « fun » ensemble, sans aucune prétention. On a choisi de s’appeler « Les Trois Accords » parce qu’après quatre accords, les gens étaient fatigués de nous entendre. Les attentes étaient basses. 

Comment vous êtes-vous rencontrés ? 

On s’est connus au secondaire. C’était dans un atrium, en mangeant un « sandwich ». On est vite devenu amis. Le « band » est venu plus tard. C’est juste une partie de notre « gang » qui a embarqué dans le projet.  

Qu’est-ce qui vous a amené à former un groupe de musique ?  

À la base, on faisait des « shows » devant des amis, rien de sérieux. Quand on a voulu participer à un concours de musique, on s’est inscrit sous le nom « Les Trois Accords ». C’est comme ça que le groupe s’est créé. Pendant nos années de cégep et d’université, on a continué à jouer ensemble. Avec le temps, le projet a pris de plus en plus d’ampleur.   

Quel est le plus bel endroit ou la plus belle salle où vous avez eu la chance de performer ?  Votre poutine préférée ?  

On ne peut pas te le dire parce qu’on a un devoir de réserve. C’est ce qui fait qu’un juge sera impartial lors d’un procès, c’est important. Nous, on a un devoir d’impartialité envers le Festival de la poutine. On n’a pas le droit de révéler notre POUTINE. Simon : Mais je peux dire que ma préférée est une poutine ordinaire, et à Drummondville.  

Quel est la musique dont vous êtes le plus fiers ?  

On est fiers de pas mal tout ce qu’on a fait, sincèrement. Quand je regarde nos albums, il n’y en a pas un dont je suis plus content que l’autre. Derrière chaque album, derrière chaque chanson, il y a tellement d’efforts et de travail. Je pense qu’on s’accomplit pleinement en tant que musiciens dans « Les Trois Accords ». 

Quand quelque chose de drôle arrive pendant un spectacle, comment réagissez-vous ?  

Simon: Souvent, on ne voit pas les gens dans la foule. On est trop concentrés sur les paroles et la musique pour porter attention à ce qui se passe autour.  

Alexandre: Simon ne voit pas ce qui se passe autour parce qu’il a les yeux fermés en tout temps. Si quelqu’un perd son dentier, je suis le premier à m’en apercevoir. (Rires)  

Qu’est-ce que ça fait d’avoir une page Wikipédia ? 

Ça fait longtemps que je l’ai lue. La dernière fois, plein de choses n’étaient pas vraies. Il manquait trois ou quatre membres. Ou encore, quelques dates n’étaient pas bonnes. Dans l’ensemble, c’est « cool ». Mais pendant des années, des noms sans rapport avec nous étaient ajoutés à notre page. C’était très drôle. Pendant des entrevues, on nous parle de notre page Wikipédia comme étant la référence sur nous. Ce n’est pas une bonne idée. Ça dit que le groupe est né en 1997. Non, c’était en 2003. C’est la date officielle de notre premier album. Bref, il ne faut pas faire tes recherches sur Wikipédia. (Rires)  

Comment décririez-vous l’ambiance de votre équipe ? 

« Fancy », festif je dirais. C’est « relax ».  

Quel est votre plus grand défi lorsque vous voyagez ensemble? 

Simon: C’est comme de voyager avec des amis. Ce n’est donc pas un si gros défi. Après, on a un défi logistique à relever. On doit faire des « shows », être à l’heure, etc. C’était plus difficile de s’organiser à nos débuts. Là, on est habiles. A-t-on d’autres défis?  

Alexandre: Le défi, c’est de ne jamais arrêter. On adore voyager, c’est vraiment « cool ». Il y a des coins du Québec qu’on n’aurait jamais visités autrement.  

Pour vous, la persévérance scolaire, c’est… ?  

Si vous pensez arrêter d’aller à l’école, je vous dirais de ne pas faire ça. Continuez à y aller. C’est ça, la persévérance. Ça arrive de ne pas réussir un examen, même si on fait des efforts. C’est de se relever après un échec.   

Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent dans leur communauté ?  

Je suis contre le bénévolat, je trouve ça vraiment mauvais. Bon, plus sérieusement… Ce qui est bien avec le bénévolat, c’est que ça peut nous faire découvrir des choses qu’on ne pensait pas découvrir. Tu peux te faire des nouveaux amis. C’est pour ça que c’est une bonne idée de travailler gratuitement. C’est aussi une porte d’entrée au marché du travail. D’ailleurs, on organise le Festival de la Poutine. On recherche constamment des bénévoles. Si vous voulez participer, vous pouvez en savoir plus sur festivaldelapoutine.com/infos/. Vous pourriez aider à la vente de t-shirts, la billetterie ou autre chose. On a aussi un poste disponible d’hygiéniste dentaire pour nettoyer les dents entre deux poutines.  

Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette/la vapoteuse ?  

La cigarette, ce n’est pas bon. Ça, c’est sûr. Il me semble que c’est la même chose pour la vapoteuse.  

Quelle est votre relation avec les réseaux sociaux ? 

On a quelqu’un qui s’occupe de ça pour nous. Je ne suis pas vraiment fan de ça.  

Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ? 

Je dirais aux gens d’en faire le plus possible. Le plus important dans la vie, c’est bouger. C’est recommandé. Même quand on mange. Même quand on est en classe. Si jamais un professeur vous empêche de faire de l’exercice, sortez de la classe et allez faire votre « jogging ». (Rires)