Cette entrevue a été réalisée par Alyson Doucet et Annabelle Comtois du Comité 12-18 de Lyster.

Quel évènement a confirmé ton envie de devenir chanteuse?

Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours voulu devenir chanteuse, mais j’étais vraiment gênée quand j’étais plus jeune. Quand j’avais 12 ans, j’ai écouté un documentaire avec Miley Cyrus et je voyais qu’elle n’était vraiment pas gênée. À ce moment-là je suis allée voir ma mère et je lui ai dit « Là maman, c’est assez. Je ne vais plus jamais être gênée de ma vie et je vais devenir chanteuse ». Elle m’a dit « Ah, c’est beau de croire en tes rêves ». La petite fille en moi s’est dit « Ah ouin, tu ne crois pas tant que ça en moi? Bien parfait, je vais te prouver que moi je peux être une chanteuse ». Je ne sais pas si je me considère encore chanteuse par contre, mais on travaille là-dessus. Bref, toute jeune je me suis dit que si Miley Cyrus pouvait le faire, pourquoi je ne pourrais pas le faire?

As-tu déjà douté de toi et tout remis en question?

Oui, à 100%! Même aujourd’hui, je me remets vraiment beaucoup en question parce qu’il y a beaucoup de pression sur les réseaux sociaux et à l’école. Des fois, je me demande si je fais la bonne affaire. Tu sais, moi je n’ai personne, je n’ai pas d’agent, pas de personne renommée qui peut m’aider. Donc, c’est moi qui décide de tout par moi-même. C’est sûr qu’à tous les jours je me remets en question, mais à tous les jours je me rappelle que n’importe qui qui a de la volonté peut faire ce qu’il veut.

À quel âge le chant est-il entré dans ta vie?

J’ai commencé à prendre des cours de chant quand j’avais 8 ans, mais j’ai toujours chanté. Ma mère a toujours dit que j’avais appris à fredonner avant de parler. Mais vraiment chanter dans des cours, j’ai commencé à 8 ans.

Est-ce que le chant est un talent naturel pour toi ou est-ce que c’est plutôt grâce aux cours de chant que tu chantes si bien aujourd’hui?

Bien j’ai quand même pris 10 ans de cours de chant, de 8 ans à 18 ans en fait. C’est sûr que ça, ça aide. Je pense que le chant c’est quand même un petit peu en toi. Par exemple, de connaître la justesse des notes et d’avoir l’oreille, c’est inné, mais je crois quand même que ça se travaille.

Est-ce que ta famille te soutient et est fière de toi?

Bien sûr que oui ma famille est fière de moi! Mes grands-parents et ma tante m’envoient tout le temps plein de messages pour dire « Bravo Meghan! T’as bien fait ça ». C’est sûr qu’ils sont très fiers de moi et qu’ils m’encouragent beaucoup. Maintenant que ma chanson a quand même bien fonctionné, ils me poussent encore plus à continuer. Je suis très choyée d’être bien entourée comme ça.

Quelles sont tes passions?

C’est sûr que j’aime beaucoup la musique. Sinon, je suis une grande passionnée de voyage. Je pense que c’est vraiment plaisant voyager. Je pense que tout le monde devrait aller découvrir différentes cultures dans différents pays. Ça nous permet de grandir. Ça c’est vraiment mes deux passions principales. Sinon, je dois avouer que je suis une grande passionnée de yoga. Le yoga, la méditation, les huiles essentielles, ça me donne un petit côté spirituel.

D’où vient ton inspiration?

Souvent je trouve qu’en musique c’est plus facile d’aller chercher son inspiration dans des moments de tristesse ou des moments plus difficiles. Par exemple, j’ai été capable d’écrire la plupart de mes chansons parce que je m’étais séparée de mon copain, donc j’étais en peine d’amour. J’ai mis toute ma peine sur papier et j’ai composé ma musique comme ça. Sinon, je compose beaucoup mes chansons sur le moment. Tu sais, moi j’ai de la misère à dormir la nuit. Je fais beaucoup d’insomnie, donc, souvent, la nuit, les chansons me viennent en tête et c’est le lendemain matin que j’écoute sur mon cellulaire ce que j’ai composé. Après, il suffit de l’écrire.

Quels sont tes plus grands rêves?

Mon rêve #1, ça serait d’être heureuse. Ensuite, je rêve vraiment beaucoup d’avoir une famille, donc d’avoir des enfants. Par contre, si un jour je suis capable de vivre de ma passion, c’est-à-dire que de faire de la musique et des communications me permet d’avoir une maison, de nourrir mes enfants, j’aurai vraiment accompli un rêve. Mais j’aimerais aussi être capable de voyager à travers mon métier. Donc, si je suis capable de faire un métier un jour qui me permet d’aller prendre des vacances au Costa-Rica, ça ne serait pas mal apprécié.

Quel est ton sport préféré?

En ce moment, mon sport préféré c’est vraiment le yoga, même si je trouve que c’est plus une pratique qu’un sport. Tu sais, c’est rare que je vais sortir d’un cours et que je vais être ne sueur. Sinon, dans les sports qu’on connaît plus, il y a le « paddle board », le surf et peut-être le volleyball, mais le yoga c’est vraiment mon coup de cœur.

Est-ce qu’il t’est déjà arrivé d’être tellement stressée que tu étais incapable de chanter?

D’être stressée au point de ne plus être capable de chanter? Non, mais ça m’est déjà arrivé un peu de figer, d’arrêter et de recommencer à chanter après. Donc, au moins, j’ai fini ma chanson. Par contre, une fois quand j’avais 12 ans, j’avais un spectacle à faire et je n’avais pas réalisé qu’il allait y avoir plein de monde dans la salle. Quand j’ai vu qu’il y avait plein de gens, j’ai figé, je suis allée voir ma mère, qui m’a dit « Là Meghan, tu n’as pas le choix de chanter. Il y a plein de monde qui attend pour que tu chantes ». Alors là, je me suis dit « Ok. Let’s go, on y va ». Pendant un instant, j’ai vraiment eu peur, mais avec la petite poussée de plus que ma mère m’a donnée, j’ai été capable de terminer le spectacle.

Où te vois-tu plus tard?

Plus tard, je me vois dans une grande maison de banlieue ou dans un pays chaud pour profiter des joies de l’été. Je me vois en train de faire de la musique dans mon studio à la maison. Je me vois avoir des animaux. Je me vois faire du yoga et profiter des petits plaisirs de la vie. Je me vois vivre dans le moment présent, être heureuse, être entourée de bonnes personnes et peut-être sortir d’autre musique. Peut-être, si j’étudie en communication, être dans des shows, être dans des émissions de télévision, qui sais? On peut rêver!

Quel message veux-tu lancer aux jeunes de notre région?

Le message que je voudrais lancer, c’est nul autre que de croire en ses rêves, que tout est possible, que ce n’est pas parce qu’on est jeune qu’on ne peut rien faire. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas populaire qu’on ne peut rien faire, c’est pas parce qu’on est un gars ou une fille qu’on ne peut pas faire quelque chose en particulier. Tout est possible et tout ce qu’il faut dans la vie pour réaliser ses rêves, c’est croire en soi. Il faut y croire si fort que tout le monde autour de soi est obligé d’y croire aussi.

Pour toi, c’est quoi la persévérance scolaire?

La persévérance scolaire, c’est de ne pas se laisser abattre, parce que des fois c’est difficile l’école, des fois il y a des projets que ça ne nous tente pas de faire, mais il faut quand même les faire. Donc, la persévérance scolaire, c’est d’atteindre son objectif sans se laisser abattre par les côtés plus difficiles et moins agréables de l’école. D’un autre côté, la persévérance scolaire c’est aussi d’accepter ses passions et d’aller à 100% dans ce domaine-là. Donc, la persévérance scolaire, c’est de persévérer dans un champ d’études qui te fait tripper. Et si tu as de super bonnes notes et que tout le monde te dit de devenir médecin, mais que ce que tu aimes dans la vie, c’est le design intérieur, tu peux aller faire du design intérieur. Pour moi, la persévérance scolaire c’est aussi d’écouter ton cœur et de faire ce que tu veux plus tard.

Que penses-tu des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité?

Je pense que c’est vraiment bien. Je pense que s’impliquer bénévolement ça peut juste t’apporter des connaissances et être positif pour toi, mais aussi pour les personnes autour de toi. Je pense que tout le monde devrait donner de son temps, que ce soit pour des œuvres de charité ou toutes autres choses. J’encourage tout le monde à le faire.

Que penses-tu de la relation des jeunes avec la cigarette et la vapoteuse?

Personnellement, j’ai 22 ans et je n’ai jamais touché à une cigarette de ma vie. Je trouve que ça ne sent pas bon, mais je respecte les gens qui le font. Si tu le fais, c’est ton choix, mais tes pauvres poumons vont souffrir. Il faut prendre soin de son corps et de ses poumons parce qu’ils sont avec nous pour le reste de notre vie. Ce n’est pas quelque chose que j’encourage. Je n’encourage pas non plus la vapoteuse. Je suis certaine que ce n’est vraiment pas bon ça non plus.