Entrevue avec Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski pour le Parti conservateur du Québec, réalisée par Jacob Roy, Léon Ricard et Byanca Girard des Comités 12-18 de Durham-sud et Lefebvre et de la ville de Drummondville.
Qu’est-ce que vous allez faire pour encourager la jeunesse à prendre davantage soin de sa santé?
Nous comptons lancer une plateforme afin que les gens de tout âge bougent plus de 30 minutes par jour. Concrètement, ils auront plus facilement accès à des activités sportives près de chez eux. Il a été prouvé que plus nous bougeons, moins nous risquons de développer des problèmes de santé, même en vieillissant. Comme on dit, il vaut mieux prévenir que guérir. Si on s’y met tous ensemble, ça soulagera notre système de santé qui en a bien besoin. Pour nous, c’est une réelle priorité.
Quelle est votre promesse électorale qui rejoint le plus les jeunes et pourquoi?
Nous pensons qu’il est temps de réduire la taille de l’État. Cela fera baisser les impôts qui servent à entretenir le gouvernement et les divers services offerts. En retour, les gens bénéficieront de services réellement adaptés à leurs besoins. Ils pourront aussi mettre plus d’argent de côté pour se lancer en affaires, fonder une famille ou acheter une maison. Tout cela n’a peut-être pas l’air « sexy » pour les jeunes de 12 à 18 ans. Mais je pense à eux et au monde que nous leur laisserons.
Pourquoi est-ce qu’un jeune de 12 à 18 ans devrait-il s’intéresser aux élections?
Parce que voter, c’est choisir qui nous représentera pour les années à venir. Si les jeunes ne s’intéressent pas à la vie politique, ils risquent d’être dirigés par des personnes qui n’ont pas les mêmes valeurs ou projets de société qu’eux. Ça risque de faire naître en eux un sentiment d’indignation ou d’injustice. C’est pour ça que c’est important de faire entendre sa voix. Selon moi, la démocratie est le plus beau système politique. Chacun a sa façon de résoudre les problèmes auxquels fait face la société. L’un n’a pas plus raison qu’un autre. J’aime m’entourer de personnes de tous les horizons. C’est quand tout le monde travaille ensemble que nous sommes les plus forts. J’invite les jeunes qui s’intéressent à la politique à contacter leur député ou candidat et à discuter avec eux. Je doute franchement qu’ils refusent. Je trouve ça important de rester en contact avec les jeunes, qu’ils votent ou non.
Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir politicienne ?
Avant d’entrer en politique, j’étais avocate spécialiste en droit des affaires. Je travaillais avec des entrepreneurs. Ce sont des personnes qui avaient à cœur un projet et qui étaient souvent freinés par des réglementations administratives au niveau municipal, provincial ou fédéral. Ça m’indignait profondément. Je me demandais si, comme société, nous avions vraiment besoin de tous ces réglementations. Outre cela, j’ai travaillé avec Centraide Bas-Saint-Laurent qui m’a ouvert les yeux sur les inégalités sociales. L’État est censé aider les plus démunis, mais dans les faits, rien ne changeait vraiment. Ce sont pour ces deux raisons que j’avais envie de me lancer en politique. L’étincelle qui m’a poussée à passer à l’action a été un décès dans ma famille. Ça m’a fait réaliser que la vie est courte et qu’il faut agir si on veut changer les choses. J’en suis aujourd’hui à ma troisième campagne électorale et je ne regrette pas mon choix. J’ai encore cette passion en moi de vouloir aider les gens de ma communauté, autant au municipal qu’au provincial. Je reste à leur écoute, même quand le temps me manque, afin de répondre à leurs besoins du mieux que je le peux.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui aimerait devenir premier ministre?
La politique est un travail d’équipe. Seul dans son coin, on ne va pas très loin. Je dirais donc à ce jeune de s’entourer de gens en qui il a confiance. Puis, d’essayer de rencontrer des personnes qui s’intéressent aussi à la politique. C’est inspirant de débattre avec d’autres, de découvrir des points de vue différents. Enfin, ça peut valoir la peine de participer aux journées de simulation parlementaire et autres activités de ce genre à l’Assemblée nationale. Ça permet de se familiariser avec la sphère politique. Ça donne un avant-goût de ce qui l’attend s’il ou elle continue dans cette voie.
Quelle est votre position sur le logement abordable et quelles mesures concrètes proposez-vous?
Le Québec est la province canadienne qui réglemente le plus le marché immobilier. Ça part d’une bonne intention, mais selon nous, ce n’est pas ce dont les Québécois et Québécoises ont besoin. Au Parti conservateur, nous proposons de revoir toutes ces réglementations. Nous voulons prendre exemple sur l’Ontario entre autres pour construire et rénover des logements. Cela inclut aussi des maisons qui ne coûtent pas un rein. Nous savons que les gens, les jeunes surtout, souhaitent avoir leur propre maison. Pour y arriver, nous comptons nous allier à des partenaires privés pour que tout cela se fasse de façon sécuritaire et rapide, sans règlementations inutiles si je puis dire.
MAITÉ BLANCHETTE VEZINA (PCQ) : Qu’est-ce qui vous donnerait envie d’aller voter?
Jacob Roy : durham-sud : j’irais voter si la personne qui se présente est vraiment trop cool. et si elle a les mêmes valeurs que moi… comme la générosité, et quelqu’un qui pense plus aux gens qu’à l’argent.
Léon Ricard : Lefebvre : Aux dernières élections, la CAQ a gagné, mais c’est comment qu’elle a gagné qui est important parce qu’il y a juste 66% du monde qui sont allé voter. Elle a gagné avec 40%. 40% de 60% ca fait pas beaucoup de monde qui ont vraiment fait ce choix-la. S’il y avait plus de monde qui serait allé voter, ce serait déjà plus balancer.
Byanca Girard : Drummondville : Si les personnes qui se présentent ne font pas de promesses en l’air. Avoir des preuves qu’au moins leur idée puisse se réaliser au lieu d’avoir des faux espoirs dans la population.