Bloc de dégradé de couleur

Nouvelles intervenantes dans la MRC d'Arthabaska

Les administrateurs de Partenaires 12-18 sont heureux de souhaiter la bienvenue à leurs nouvelles intervenantes jeunesse, Mme Véronique Boudreau et Mme Anne-Sophie Marchand.

Mme Boudreau étudie présentement en éducation spécialisée au cégep de Victoriaville. Elle complète sa dernière année avant l’obtention de son diplôme.

Elle adore relever de nouveaux défis et a toujours aimé apporter son aide à celles et ceux aux prises avec certaines difficultés. Elle s’est beaucoup impliquée bénévolement dans les festivals de la région, principalement pour le Festival de l’érable. C’est pour cette raison que les valeurs et la mission de Partenaires 12-18 l’ont interpellée.

Étant aux études à temps plein, elle s’occupera à temps partiel du volet «Développement de la santé» de Partenaires 12-18 Arthabaska. Elle accompagnera aussi les adolescents des municipalités de Saint-Louis-de-Blandford et Saint-Valère dans leur engagement citoyen.

Elle sera appuyée dans son travail par les intervenants Anne-Sophie Marchand, Jean-François Ménard et Philippe Bergeron.

Mme Marchand effectue présentement des études en Tremplin DEC pour, par la suite, aller étudier en sciences humaines au cégep de Victoriaville.

Débordante d’énergie, elle adore relever de nouveaux défis ainsi qu’aider les personnes qu’elle côtoie. Auparavant jeune administratrice du comité 12-18 de Saint-Louis-de-Blandford, elle s’est beaucoup impliquée dans de nombreuses causes et nombreux projets.

Pendant ces années, les intervenants jeunesse la responsabilisaient, avec confiance, dans des activités publiques très importantes. Grâce à ce rôle d’«Ambassadrice 12-18», elle s’est retrouvée sur le tapis rouge d’un Gala Artis, a interviewé Philippe Couillard, nouvellement élu premier ministre du Québec, et est allée recevoir, à l’Assemblée nationale, un prix des mains du ministre Jean Boulet. L’aventure Partenaire 12-18 représente pour elle un beau moyen de redonner et, surtout, de relever de nouveaux défis avec les jeunes.

Étant aux études à temps plein, appuyée par les intervenants jeunesse Véronique Boudreau et Jean-François Ménard, elle s’occupera du volet «Développement de la santé» de Partenaires 12-18 Arthabaska. Elle accompagnera également les adolescents des municipalités de Sainte-Clotilde-de-Horton ainsi que de Sainte-Élizabeth-de-Warwick dans leur engagement citoyen. Philippe Bergeron, lui, conserve la responsabilité du volet «Loisir».

Source : Gilles Cayer, directeur général


Entrevue avec Mme Sarah Grenier-Martin, mannequin

Entrevue avec Mme Sarah Grenier-Martinmannequin professionnelle réalisée par Maïna Tanguay, Rosalie Bousquet et Jade Fortier 
des Comités 12-18 de St-Pierre-Baptiste et de Lefebvre. 

Dans quel genre de famille avez-vous grandi ? 

En fait moi je suis la plus vieille. On est 3 filles, donc j’ai 2 sœurs plus jeunes. Ma plus jeune sœur a 10 ans de différence avec moi. Ce sont les 2 mêmes parents et mes deux parents étaient enseignants au secondaire. Mes parents ont divorcé quand j’avais 11 ans. J’habitais à Acton Vale à l’époque et par la suite nous avons déménagé à Drummondville. 

Adolescente, comment étiez-vous ? 

Adolescente j’étais très gênée. Je le suis encore aujourd’hui même avec l’âge. Mais comme j’ai grandi super vite, j’étais plus grande que toutes mes amies et les gars, donc j’étais super complexée et très timide au secondaire. Ça m’a pris plusieurs années avant de me sentir mieux dans mon corps. 

D’où vous êtes-vous venu le désir d’être mannequin ? 

En fait, je ne voulais vraiment pas devenir mannequin. J’étais tellement gênée que c’était vraiment quelque chose qui me repoussait un peu si je peux dire. Comment ça commencé ?  C’était à l’école secondaire. Il y avait une dame qui organisait un défilé et toutes mes amies s’étaient inscrites à ce défilé-là. Sur l’heure du diner, je me ramassais seule si je ne le faisais pas. Alors c’est pour ça que j’ai accepté. C’est à partir de ce moment-là que je me suis fait recruter par une agence. C’est comme ça que ça commencé. 

Pourquoi avez-vous choisi d’être mannequin et non figurante ? 

Ce sont les opportunités qui se sont présentées à moi. Donc j’ai décidé de commencer mannequin. Figurante parfois, il faut parler quand ce sont des rôles premiers ou secondaires. J’étais vraiment trop gênée pour ça. Ce que j’aimais du mannequin, c’est seulement du acting sans parler. Ça m’arrangeait aussi. 

Comment avez-vous débuté votre carrière ? 

J’ai gagné un concours aux galeries de St-Hyacinthe. Ce concours était pour devenir mannequin pour les galeries de St-Hyacinthe, donc j’ai gagné le premier prix. À partir de là, j’ai eu un cours avec l’agence Ema, à Drummondville. Ensuite j’ai été recrutée par une agence à Montréal et ainsi de suite. 

Est-ce qu’il y a des personnes qui ont nui à votre cheminement ? 

Oui beaucoup. Il y avait beaucoup de jalousie. Des gens qui ne comprenaient pas pourquoi je voulais faire ça. Il y avait aussi beaucoup de préjugés par rapport à ce métier-là. Ce n’est pas un métier qui est commun, surtout que j’ai commencé à 13 ans. Au début, il y avait beaucoup de jugement de gens qui ne comprenaient pas ou bien qui s’inquiétaient. Ensuite, c’est certain que c’est un milieu compétitif entre plusieurs filles. Parfois, on arrive pour un casting avec 100 filles pour le même travail. 

À quoi ressemble votre parcours académique ? 

Je n’aimais pas l’école secondaire. Je ne vais pas vous mentir et vous dire que j’aimais l’école. J’ai une façon très différente d’apprendre. Je suis plus autodidacte. Je trouvais ça long à l’école et ce n’était pas quelque chose qui me plaisait. En secondaire 2, j’ai annoncé à mes parents que je quittais l’école pour faire un DEP en ébénisterie. Mes parents n’étaient pas d’accord, c’est certain. Mais maintenant, je les remercie de m’avoir obligée à terminer mon secondaire. Comme j’avais des difficultés académiques, j’ai fait mon secondaire 5 et j’ai terminé mes mathématiques aux adultes. Quelques années plus tard, car j’avais déjà commencé mannequin, je suis retournée faire des cours. Peut-être 10 ans plus tard, je suis retournée à l’école pour faire d’autres formations. 

Avec quelle agence avez-vous commencé votre carrière ? 

J’ai commencé avec l’agence Ema à Drummondville. Ensuite, j’ai été avec Montage qui est située à Montréal. Ensuite je me suis fait recruter par une autre agence à Montréal qui s’appelle Next Canada. Au total, je crois avoir eu 7 ou 8 agences partout dans le monde. Je voyageais à Paris, à Londres, à New York, à Amsterdam, au Portugal. Donc j’avais plusieurs agences qui me « bookaient » différents contrats. C’était le fun cette étape-là. 

À votre premier défilé, comment vous êtes-vous sentie ? 

Mon premier défilé, j’étais terrorisée. J’avais vraiment peur, je ne vais pas vous mentir et vous dire que j’étais confiante et que j’allais bien. J’avais chaud, je n’étais vraiment pas bien. L’adrénaline qui monte et la gêne... Je vous parle surtout des gros « Fashion Week » que j’ai faits. Les petits défilés, j’étais nerveuse, mais j’aimais ça. Mais quand je suis arrivée à l’international ou à Montréal au « Fashion Week », j’avais le trac avant les shows. Mais une fois que tu l’as fait, tu es fière de toi. C’est comme n’importe quoi dans la vie. Des fois vous allez avoir des défis qui vont vous faire peur. On n’a pas le goût parce que ça nous rend mal à l’aise. Mais une fois qu’on l’a accompli, qu’on l’a fait, on est fier de soi. Je suis contente de l’avoir fait même si ça me faisait vraiment peur au début. 

Comparez-vous votre physique avec d’autres mannequins ? 

Je l’ai fait beaucoup dans les premières années quand j’ai commencé, car j’avais 13 ans. Et oui, je me comparais beaucoup. Par contre, j’ai appris avec le temps à ne pas me comparer aux autres. Chaque personne est unique, chaque personne est différente. Je sais que c’est cliché de le dire, mais c’est tellement vrai. Chaque personne a ses propres critères de beauté. Moi je n’ai pas les dents parfaites et mon agence avait refusé que je me les refasse. Mes palettes sont repoussées et j’ai un gros grain de beauté. Ça me rend unique. Comme vous, vous êtes uniques. Chacune de vous avez un détail particulier. C’est la même chose dans le milieu de la mode. Il faut juste apprendre à s’aimer soi-même avec ses forces et ses propres critères. J’ai arrêté de me comparer vite faite. Tout ce que ça faisait, c’était de me rendre malheureuse. Des belles filles, il y en a tout le temps. Surtout quand tu arrives dans un casting avec plein de belles filles. Tu fais juste te dire que moi je suis moi. Il ne faut pas prendre un refus comme quelque chose de personnel. Moi je le voyais vraiment comme un travail. Si je plais au client bien tant mieux! Sinon ce n’est pas grave, on continue de vivre. 

Quels sont vos futurs projets ? 

Présentement, je suis directrice au développement d’affaires pour la compagnie Beaulieu Revêtement. Je travaille en construction. J’ai pris cette décision-là il y a deux ans, de changer de carrière, de milieu, d’apprendre quelque chose de nouveau. Je vais chercher de nouveaux clients pour la compagnie. J’aime vraiment ça. J’ai sorti de ma zone de confort de beaucoup ! Je suis arrivée là-bas, je ne connaissais rien du domaine de la construction. Je me demandais ce que j’allais faire ici.  Finalement, ça bien été. Je me débrouille bien. 

Quelles sont les choses les plus importantes à savoir concernant le métier de mannequin ? 

C’est une vraie carrière. Quand on regarde ça sur les réseaux sociaux, ça a l’air magique : on reçoit des sacoches, de beaux vêtements, on voyage tout le temps. Mais la réalité des mannequins qui travaillent, ce n’est pas ça du tout. C’est comme une vrai job. Tu te lèves le matin, tu as des castings, tu travailles des journées entières à faire des shootings photos avec des clients. C’est un vrai travail. Ça ne demande pas juste une photo de moi et ok c’est fait ! Des shootings photos, on peut travailler des 8 heures de temps. Tu te fais maquiller, peigner différemment 15 fois, ils te changent tout le temps. Donc c’est très exigeant comme métier. Ce n’est pas juste le glamour qu’on voit.  

Croyez-vous qu’il est possible de réussir dans ce domaine sans être trop mince et pas très grande ? 

Absolument ! Le marché a changé beaucoup dans les dernières années. J’ai placé 2 filles qui sont dans une agence, car j’ai fait du placement aussi. Il y en a une qui est « curvy » et l’autre mesurait 5 pieds 7 poucesCe qui sort des anciens critères d’agences. Donc oui, le marché a vraiment changé maintenant. Je pense qu’il va changer encore plus dans les années à venir. 

Quelles sont vos forces ? 

Je pense que je suis très curieuse et je suis déterminée. Quand je me fixe un objectif, même si ça prend du temps, j’aime ça y arriver. La curiosité et l’ouverture d’esprit, je pense que ce sont vraiment mes forces. 

Qu’est-ce qui vous passionne le plus ? 

Je pense que c’est le développement personnel. Car je n’ai pas eu le choix d’apprendre à travailler sur moi pour devenir une meilleure personne. Sinon tout ce qui est aux arts. La beauté, les vêtements, les artistes, les peintres, les sculpteurs, peu importe, tout ce qui est relié aux arts est pour moi une passion. Ce qui touche la décoration, faire des meubles, des choses comme ça, j’adore ça. 

Pour vous la persévérance scolaire c’est ? 

La persévérance scolaire, pour moi, c’est de faire de son mieux. Pas nécessairement avoir de bonnes notes, en tout cas pour moi, je n’ai jamais eu de bonnes notes à l’école, sauf en arts plastiques, où j’ai eu 100. J’avais plus des notes proches du 60 si on peut dire. Je pense que c’est juste de faire de son mieux. D’être fier de soi-même même quand on ne réussit pas. De continuer même si c’est difficile. Il y a des journées, je me rappelle, ou j’arrivais de l’école en pleurant à cause de mes mauvaises notes. Je me dévalorisais beaucoup par rapport à ça, en pensant que je n’étais pas intelligente. Mais il y a tellement de sortes d’intelligence, tellement de façons de réussir que je pense que c’est ça la persévérance. Même quand ce sont des journées difficiles de continuer, il faut croire en soi, même si des fois c’est plus difficile. 

Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ? 

Je vous trouve courageux et courageuses, surtout avec cette année, vous avez eu beaucoup de défis, beaucoup d’adaptation à vivre. Vous êtes lancés d’un côté et de l’autre et je trouve admirable de vous voir aller. Chapeau à vous ! Je trouve ça « hot » votre capacité d’adaptation ! 

Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans sa municipalité ? 

Je vous trouve admirable ! Je trouve ça très « cool ». Justement hier, quand j’ai lu la question, je trouvais que c’était tout en votre honneur. Premièrement, ça vous ouvre les yeux sur un monde différent, ça vous permet de rencontrer des gens différents. Quand vous allez sortir du secondaire, quand vous allez devenir des adultes, vous allez tellement être fiers de vous. Ça vous fait ouvrir les yeux sur un monde qui vous amène vers des chemins vers lesquels vous n’auriez pas pensé aller. Vous allez peut-être trouver votre passion à travers ça. Je vous félicite ! Je trouve ça très génial que vous ayez le courage et le « guts » de faire quelque chose comme ça.  

Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique ? 

Quand j’étais plus jeune, je n’aimais vraiment pas faire du sport. Je suis de celles qui a fait l’inverse de ce qu’elle devait faire. Je n’aimais pas faire du sport, je n’aimais pas bouger. J’ai appris en vieillissant et avec le mannequinat. Tu n’as pas le choix de garder une certaine forme et à l’époque, c’était plus sévère. Pour la santé mentale et physique, c’est tellement important. Moi je fais du yoga. Ce n’est pas un gros sport, mais c’est mon activité physique à moi, dans ma petite bulle. J’en fais tous les jours. Sinon je marche. Il faut vraiment trouver son sport ou son activité physique qui nous fait du bien. Maintenant je ne pourrais plus m’en passer. Ça fait vraiment partie de ma routine bien-être. Ce n’est pas de s’entrainer pour avoir un corps parfait, ce n’est vraiment pas ça le but. Le but, c’est de se sentir bien, avoir plus d’énergie après. C’est ça qui est important. 

Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette ou la vapoteuse ? 

Ah mon dieu ! Ça aussi ! J’ai fumé quand j’étais jeune. Sérieusement, si c’était à refaire, je n’aurais jamais fait ça. On pense qu’on est « cool » quand on fume avec la cigarette ou la vapoteuse. Mais au contraire, on ne l’est pas du tout. Je pense que si c’était à refaire, je n’aurais jamais dû commencer à faire ça. Ça n’apporte rien de bon. Un, tu pues et détruis ta santéMême si je vous les répète, vous connaissez déjà la liste des effets néfastes. Vous vous le faites dire souvent. Ça ne rend pas justice à ce que l’on pense que c’est. On n’est pas « cool » quand on fume, au contraire. 

 


Entrevue avec Mme Maryline Gaucher, réserviste des Forces Armées Canadiennes

Entrevue avec Maryline Gaucher, réserviste des Forces Armées du Canada, réalisée par Caryne Carrier et Xavier Bibeau, des Comités 12-18 de Lyster et Durham-Sud. 

Premièrement, qu’est-ce qui vous a poussé à devenir militaire ? 

Dans le fond, je vais juste commencer par clarifier que la réserve c’est du temps partiel. Donc moi, ce que je voulais était un métier à temps partiel parce j’étais aux études. J’allais au collège faire une technique de Transformation des aliments et je cherchais seulement un métier à temps partiel qui allait concorder avec mes études. En même temps, c’est un travail de fin de semaine, on s’entend. Ça interférait pas du tout avec mes études. J’avais vraiment envie d’un emploi qui était différent. On s’entend que l’armée, c’est vraiment différent. Je voulais un métier qui allait démontrer de la cohésion et où on travaillerait tous en équipe, qu’on allait apprendre des trucs qu’on apprend nulle part ailleurstu n’as pas besoin de permis et tu peux tirer de l’arme à feu. C’est comme une grosse famille et moi on m’avait un peu vendu cette idée-là. J’étais vraiment allumée par ça. En plus, il n’y a aucun métier qui ressemble à ça. L’armée est tellement flexible en plus. Si j’avais un examen le lundi matin, j’avais le droit de ne pas être là la fin de semaine d’entrainement, car la réserve priorise beaucoup les études. Il n’y avait aucun autre emploi qui concordait plus que ça avec mes études. Je voulais aussi avoir des défis, parce qu’on s’entend que l’armée a beaucoup de défis, mais ce sont tous des défis qui sont relevables. Ça fait juste t’améliorer en tant que personne. Il n’y a rien de négatif pour être honnête. C’est pour ça que je me suis lancée. Je n’y connaissais rien au monde de l’armée et quand je suis entrée, j’ai tout appris au fur et à mesure. Çvraiment bien été. C’est sûr que c’est stressant, mais pour vrai, c’est vraiment le plus beau geste que j’ai fait dans ma vie. Dans le fond moi, c’était du temps partiel, que j’ai fait durant mes trois années au collège. En ce moment, je fais du temps plein avec la réserve. Donc oui, il y a moyen de travailler à temps plein même si on est dans la réserve à temps partiel. La réserve permet de travailler à temps plein et à temps partiel. C’est parfait pour quelqu’un comme moi qui n’est pas trop certaine de ce qu’elle veut faire. Donc c’est un peu pour toutes ces raisons-là que je suis entrée dans la réserve. En plus, nous n’avons pas de contrat. Donc on peut entrer dans la réserve et quitter si on n’aime pas ça ou s’il y a quoique ce soit qui ne fonctionne pas avec notre vie.  

Ça prend quel âge pour entrer dans l’armée ? 

Dans le fond, vous pouvez entrer dans l’armée à partir de 16 ans et c’est maximum 57 ans. Si vous avez 16-17 ans, ça prend l’autorisation de l’un des deux parents. Ils font seulement signer et être présents lors de vos rendez-vous dans le processus d’enrôlement. Ensuite vous pouvez opérer dans la réserve sans problème. C’est à partir de 16 ans que vous pouvez appliquer en ligne sur le site www.force.ca  

Est-ce que vos parents vous ont toujours appuyée dans votre décision ? 

Je vous dirais que ça dépendait. Ma mère a été la seule à être 100% avec moi dans cette aventure-là au début parce que souvent ça fait peur aux parents. C’est l’armée, donc là, ils se demandent : « Ok, là mon enfant va-t-il s’en aller au front. » C’est ça qui fait vraiment peur. Mais une fois que nous sommes dans l’armée, qu’on en parle et qu’ils savent vraiment c’est quoi, la « game » change vraiment beaucoup. Â ce moment-là, quand je suis entrée, j’avais 17 ans, donc ça me prenait le consentement d’un parent et c’était ma mère bien entendu. Mon père n’était vraiment pas d’accord avec l’idée. Il se disait que j’allais perdre mon temps, que j’allais mettre trop d’emphase sur l’armée, que j’allais perdre le focus sur mes études. Donc il n’était pas très ouvert à l’idée, mais je l’ai fait quand même. Je vous dis ça en ce moment parce que je veux justement que vous n’ayez aucune peur et que vous puissiez vous lancer si c’est un frein pour vous. Il y avait également mon grand-père, il n’était tellement pas d’accord qu’on ne lui a même pas dit que j’étais encore rentrée dans l’armée. Je faisais mes cours à l’été 2016, à Valcartier, et ma mère inventait quelque chose parce que je n’étais pas là. Elle ne voulait pas lui dire tout de suite car elle ne se sentait pas prête. Du moment où j’étais bien intégrée dans l’armée et que je savais de quoi je parlais, tout le monde est devenu d’accord avec l’idée que je sois dans la réserve. C’est vraiment en le faisant que l’on convainc le monde. Donc c’est ça !! Au début il y avait seulement ma mère et maintenant tout le monde est d’accord !  

Il y a combien de métier dans l’armée ? 

Il y en a beaucoup. Dans le fond, dans la force régulière, il y a environ 100 métiers. Quand je dis régulière, c’est l’armée à temps plein. Il y a beaucoup plus de métiers à temps plein, ça c’est normal. Mais pour ce qui est du temps partiel, donc la réserve, on en compte une vingtaine. Nous dans le 6e bataillon, on est une unité d’infanterie, on a 5 métiers qui sont offerts. Je vais vous les énumérer : Il y a Soldat d’infanterie, je vais vous énumérer tantôt un peu ce que ça veut dire, Officier d’infanterie, ce sont eux qui gèrent les Soldats d’infanterie, sinon nous avons des Administrateurs en ressources humaines, Administrateurs en services financiers, ce sont eux qui vont s’occuper du côté administratif, de nos dossiers, de nos payes, ce qui touche au déploiement, bref tout ce qui touche aux papiers. Sinon nous avons des musiciens dans le bataillon. Ce sont donc les 5 métiers qui sont offerts dans notre unité à St-Hyacinthe et Drummondville. Dans la réserve, il y aussi des métiers de support. Comme par exemple à St-Hubert, il y a le 34e bataillon de service, tu peux être cuisinier, chauffeur de véhicules militaires, mécanicien, technicien en approvisionnement. C’est comme si vous aviez une grosse « shop » et que vous deviez fournir du matériel pour les exercices. Vous pouvez être technicien en armement, travailler dans les communications, bref il y en a beaucoup ! Sinon à Trois-Rivières, il y a la marine et il y a de l’artillerie. Dans la marine, il y a pas mal tous les métiers que je vous ai énumérés juste avant. La majorité dise ce qu’ils font, un cuisinier, c’est un cuisinier. On s’entend que c’est un emploi à temps partiel, mais il y a moyen de trouver quelque chose qui plait aux gens habituellement. 

Sinon est-ce qui y a beaucoup de femmes qui pratiquent ces métiers-là ? 

Je vous dirais que ça dépend du métier que vous faites. En ce moment dans l’armée, ils essaient vraiment d’avoir plus de femmes, parce qu’on veut que ça soit représentatif de la population. Moi je suis une soldat d’infanterie, donc mon métier c’est de jouer avec des armes, de connaître les tactiques de guerre, etc. Donc dans mon métier, il doit y avoir 4 femmes actives qui sont dans un peloton de 40 personnes par exemple.  Donc c’est sûr que ce n’est pas beaucoup, mais on veut augmenter cet effectif-là. On ne veut pas discriminer les femmes en soi. C’est sûr que nous sommes encore à travailler là-dessus, surtout que c’est plus un métier d’homme, on s’entend. C’est certain que c’est plus physique, c’est plus difficile, mais on veut des filles. On veut montrer qu’on est capable de le faire et c’est pour ça qu’en ce moment, les métiers plus de combat, il y a moins de femme. Mais sinon pour les métiers plus d’administrateurs, ressources humaines, etc., il y a beaucoup de femmes quand même. C’est sûr qu’en ce moment, le ratio, l’armée aimerait être à 25% de femmes, donc ça vous dit que présentement, c’est moins que ça !  

Quel est le salaire dans l’armée ? 

Il faut que vous sachiez que le salaire varie vraiment en fonction du grade. Quand vous rentrez comme soldat recru, vous allez avoir le plus petit salaire, ça commence à 96$ par jour. Mais ça augmente très vite parce que chaque grade, exemple que vous êtes soldat, à chaque année, ça va augmenter. Mettons que vous êtes soldat durant 3 ans, vous allez tomber soldat 3 un moment donné, vous allez augmenter à chaque fois. Un jour vous allez tomber caporal et ça va augmenter encore. Ça commence à 96$ par jour et quand vous êtes caporal, c’est 152.98$ par jour. Moi par exemple, je suis caporal 3, c’est environ 160$ par jour. Quand je dis par jour, dans la réserve comment ça fonctionne, c’est que du moment que tu travailles plus de 6 heures, c’est considéré une journée complète. Donc on peut travailler entre 6 et 24 heures, ça dépend si nous sommes en train de faire une activité à Valcartier. Comme une fin de semaine d’entrainement ou on ne dort pas chez nous, c’est sûr que ce sera le même salaire, mais ça compense pour les journées ou on travaille moins d’heures. C’est sûr que vous ne devez pas être effrayé par ça. Ça arrive souvent qu’on travaille une journée de 8 heures et qu’on ait le salaire d’une journée complète. Moi par exemple, ça serait 160$ par jour. Si vous travaillez moins de 6 heures, vous faites juste le salaire divisé par deux. Donc moi je ferais à peu près 80$ pour la demi-journée. C’est comme ça que ça fonctionne dans la réserve. Sinon le temps plein, c’est vraiment un contrat 7 jours sur 7, payé tous les jours. Donc ça dépend si tu fais partie des forces régulières ou réserve. Sinon, si vous voulez, allez voir sur le site selon les grades. Les officiers ont un salaire un peu plus élevé car ils ont besoin d’un baccalauréat pour être officier, donc c’est un peu plus. Sur le site, vous pouvez inscrire « Taux de solde des forces de l’armée canadienne » sur Google. Vous allez trouver toutes les grilles si ça vous intéresse.  

Est-ce que c’est difficile de suivre les garçons ? Est-ce que vous avez les mêmes entrainements ? 

Je vous dirais encore une fois que ça dépend du métier. Par contre, dans tous les métiersvous faites de la qualification militaire de base. On vous apprend à être un soldat dans l’armée. Donc un minimum que vous vous préparez physiquement et mentalement pour ce qui s’en vient, je vous dis que vous allez être correct, vous allez être capable de suivre les garçons. Il n’y a rien d’inhumain, car nous sommes tous humains, on est tous capables de le faire. Je vais prendre moi comme exemple, parce que je suis une femme. Quand j’ai voulu faire mon cour de soldat d’infanterie, en 2016, je m’étais préparée peut-être 2 ou 3 mois à l’avance. Je courais beaucoup, je m’entrainais quand même beaucoup, peut-être 3-4 fois semaine, ce qui est correct, et ça super bien été. Dans le fond, le plus que vous êtes préparés, et le mieux ça va aller. Ce n’est pas difficile, il faut avoir la volonté. On le sait que c’est un défi à la base, mais du moment que vous êtes préparés, ce n’est pas difficile. On est capable de le faire.  

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier et qu’est-ce que vous aimez le moins ? 

Ce que j’aime le plus de mon métier ?  Je vais commencer par le négatif, comme ça on va finir sur une note positive ! Ce que j’aime le moins de mon métier présentement, pour un soldat d’infanterie, ça serait peut-être les journées ou les nuits où il fait -30que je suis à Valcartier et que je grelotte. Mais sinon, si ce n’est pas de ça, j’adore vraiment tout de mon métier. Oui on travaille beaucoup dehors, dans des conditions difficiles, du moment où nous sommes habillés comme il faut, tout est correct. Puis ce que j’aime beaucoup de mon métier, en général avec l’armée, pas seulement avec le soldat d’infanterie, mais dans l’armée en générale, c’est qu’il n’y a pas de routine. On s’entraine toujours pour divers buts et ce n’est jamais pareil, c’est ça qui est vraiment plaisant. On ne se fatigue pas. Pour moi, la raison pour laquelle je suis rentrée, c’était pour casser la routine. Comme par exemple, quand tu vas faire un champ de tirs à Valcartier, la fin de semaine, et que tu reviens à ta petite routine le lundi matin avec ton emploi civil. Je ne suis pas une fille de routine et à date, c’est l’emploi parfait pour ça. Sinon ce que j’aime beaucoup c’est l’esprit de corps, car nous sommes vraiment une grosse équipe. Je n’ai pas l’impression de travailler et c’est ça qu’il faut d’un emploi ! C’est vraiment ça que j’aime le plus.  

Est-ce que vous avez déjà participé à une mission hors du Canada ? 

Pas encore. Ça fait maintenant 4 ans ½ que je suis dans l’armée. Par contre, ce qui est plaisant, c’est qu’il y a beaucoup d’opérations qui sont locales au Canada. D’ailleurs, j’ai participé à 2 missions au Canada. Je vais vous en parler quand même un peu même si je n’ai pas fait d’opération hors Canada, car je trouve pertinent de voir un peu ce qu’on fait. Donc la première que j’ai fait, c’était au mois de mars dernier. Nous sommes allés dans le Grand Nord. Une fois par année, nous les réservistes, on va dans le Grand Nord. On fait acte de présence parce que c’est un territoire qui est un peu hostile. Il y a de grandes puissances qui veulent se battre pour ça, donc nous on va là une fois par année pour faire de la présence. On assure notre souveraineté pour ce territoire-là. Puis sinon on fait un lien de confiance avec les Inuits, parce que c’est eux les experts de ce territoire-là. Donc on a fait de la pêche, de la chasse et ce sont eux qui nous ont montré comment établir une cache. Moi j’ai dormi sur la Baie d’Hudson, c’était super. C’est vraiment très haut. Et j’ai adoré cette expérience là pour être honnête. Le plus froid qu’on a pogné, je crois, c’était -73. Mais quand tu es bien habillé, c’est parfait ! C’est un froid sec, donc ça se passe très bien. Dans le fond, ça c’était pour l’opération Nanuk, qui était au mois de mars. C’était génial !! Sinon l’autre que j’ai faite était au printemps encore une fois.  Vous avez sans doute vu dans les réseaux sociaux que l’Armée est allée dans les CHSLD pour aider les résidents. Moi j’y ai été et je suis très contente de l’avoir fait parce que nous, notre but dans l’armée, c’est d’être présent peu importe ce qui se passe. Dans n’importe quelle situation, peu importe ce qui se passe, il faut qu’on soit prêt. Ça c’est vraiment un bon exemple de pourquoi on doit être prêt. Nous avons beaucoup de techniciens médicaux qui étaient là, ça entre dans leur métier. Nous par exemple, les soldats d’infanterie, on n’est pas qualifié pour donner des soins aux résidents, donc il a fallu qu’on s’adapte. On a eu une formation de deux jours pour ensuite aller au CHSLD. Moi je suis restée là 1 mois ½. J’avais des tâches qui ressemblaient à celles d’un concierge. Par contre, il fallait qu’on fasse du nettoyage tout le temps pour essayer d’éliminer le virus le plus possible. Sinon j’ai des collègues qui ont vraiment alimenté les résidents, changer des culottes, etc. Donc c’est vraiment pour vous montrer que l’armée est universelle, on est là pour quoique ce soit ! C’est ça qui est gratifiant, d’offrir ça aux gens, au pays justement. Donc ça, ce sont les deux que j’ai faites. Sinon chaque année il peut y avoir malheureusement des inondations, donc c’est une opération locale qu’on peut faire aussi. Moi je ne l’ai jamais faite, mais ça se donne très souvent. Un jour peut être que je ferai une opération en dehors du Canada, c’est une possibilité. 

 

Est-ce qu’il y a quelque chose qui vous effraie dans votre métier ? 

Je vous dirais que non, il n’y a rien qui m’effraie dans ce métier-là. Parce que, je ne sais pas comment je pourrais vous dire ça On est entrainé, on est préparé contre tout éventualité. Je ne pourrais pas vous dire s’il y a quelque chose qui me fait peur, car mon but est de servir mon pays. Donc dans le fond, il n’y a rien qui m’effraie !! Peut-être que si j’étais déployée, il y aurait quelque chose qui m’effraierait. Mais en ce moment, il n’y a rien qui m’effraie et c’est ça qui est plaisant. 

Quel cheminement scolaire devez-vous avoir ? 

Ça dépend encore une fois du métier. Par contre, la scolarité de base pour entrer dans les forces armées canadiennes, c’est un secondaire 4 avec 24 crédits. Donc il y a des métiers qui demandent ça et des métiers qui demandent plus. Comme par exemple, « administrateur aux ressources humaines » peut demander un secondaire 5 avec des mathématiques. Ça dépend de ce que vous choisissez. Si vous désirez devenir officier, on appelle ça les leaders, ce sont eux qui gèrent les pelotons, des compagnies de 200 personnes, donc pour être officier, vous devez détenir un baccalauréat ou être en voie d’en obtenir un. Mais sinon, un militaire au rang normal, c’est un secondaire 4 avec 24 crédits. 

Comment vous décririez ce métier ? 

Je vais vous décrire un peu mon métier de Soldat d’infanterie. Dans le fond, ce que ça fait un Soldat d’infanterie, nous sommes les premiers à engager le contact avec les ennemis. Je sais que ça fait peur dit de même, mais inquiétez-vous pas. On s’entraine tout le temps à être déployés. Notre but est de vraiment connaître par cœur toutes nos armes. Un soldat d’infanterie c’est la force principale de tous les métiers de combat. Ça c’est la ligne principale. Les fantassins eux peuvent faire beaucoup plus que ça. Nous notre rôle c’est de savoir se servir du matériel de communication, naviguer avec les cartes et les boussoles, utiliser le camouflage et il faut qu’on sache opérer n’importe où, dans n’importe quel milieu et n’importe quand avec n’importe quelle arme. Tantôt je parlais des CHSLD, nous comme fantassins, on peut faire beaucoup de choses. Nous sommes des hommes à tout faire. Ils se sont servis de nous, on est allé là, on était prêt à tout. C’est la description que je viens de vous dire. C’est sûr que de base, c’est nous qui regardons toutes les tactiques de guerre, comment approcher l’ennemi. Donc ça ressemble à ça. Mais comme je vous dis, il y a plus. Il faut que vous sachiez que chaque soldat doit être le plus autonome possible. Donc chaque soldat peut être qualifié dans plusieurs choses.  Je suis soldat d’infanterie, mais je suis aussi qualifiée pour conduire des véhicules militaires, pour donner des cours de premiers soins, pour donner les tests physiques quand on entre dans l’armée. C’est ça qui est plaisant, on peut se qualifier sur plusieurs choses. Donc même si vous avez un métier en particulier, vous allez pouvoir faire plusieurs choses. C’est ça qui est plaisant en entrant, car je ne le savais pas.  

Est-ce que les femmes sont plus respectées aujourd’hui dans ce métier ? 

Je vous dirais qu’aujourd’hui les femmes ont vraiment leur place dans l’armée. Surtout que nous sommes en 2020 quand même. Je vous dirais que tout le monde a un rôle, tout le monde est important dans cette grosse équipe-là. J’aime bien aussi utiliser cette expression « Une chaine est aussi solide que son maillon le plus faible, » parce que c’est vrai. Si quelqu’un a plus de difficulté avec quelque chose, le reste de l’équipe va l’aider. Et cette personnelà va apporter autre chose dans l’équipe de travail. C’est pour ça que j’aime bien cette expression-là. Et tout le monde apporte quelque chose à l’équipe de travail. C’est pour ça que je vous dis que les femmes ont vraiment leur place. C’est pourquoi on essaie d’augmenter l’effectif féminin, parce que nous sommes très importantes, tout le monde est important. Si jamais des femmes subissent de la discrimination, dans les forces il y a beaucoup d’outils qui sont offerts, il y des numéros de téléphone, etc. On est bien supportée. 

Pour vous la persévérance scolaire c’est ? 

Pour moi la persévérance scolaire c’est d’avoir des difficultés et de ne jamais abandonner. De juste se concentrer sur notre but, ce qu’il y aura à la fin comme récompense. J’ai déjà échoué plusieurs cours à l’école et je faisais juste me dire « un jour ça va être terminé ! ». Pour moi c’est ça, ne jamais abandonner malgré les embuches rencontrées. 

Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région ? 

Qu’est-ce que je voudrais dire aux jeunes de la région, ça n’a pas vraiment rapport avec l’armée, mais c’est de ne pas lâcher à cause de la pandémie mondiale qu’on vit en ce moment. Je sais qu’en ce moment, les dépressions augmentent, mais il faut vraiment trouver un moyen de s’adapter à ça. C’est sûr que c’est difficile, vous êtes présentement à l’école avec des masques, etc., mais il faut vraiment s’adapter pour passer au travers de cette pandémie-là. Si on fait juste penser que ça va être fini bientôt, on va être encore juste déçu. Faites juste vous créer une petite barrière puis lâchez pas face à cette pandémie. Trouvez-vous des activités à faire pour passer le temps. Je sais que le Premier ministre Legault l’a dit beaucoup, mais je vous le conseille. Moi aussi, j’ai dû rester chez moi pendant 2 mois ½ au printemps et il faut juste se trouver des choses à faire. Essayer de socialiser malgré le fait qu’on ne peut pas se voir. Donc faites juste pas lâcher ! C’est le seul mot que j’aurais présentement envie de vous dire.  

Quel importance doit-on accorder à l’activité physique ? 

Moi je me suis entrainée depuis le secondaire 3. C’est très important car c’est un moyen de décompresser. De garder son corps prêt à tout. Vous allez être en meilleur santé physiquement et mentalement. Surtout dans l’armée, c’est vraiment important. Je ne veux pas justement être le maillon le plus faible. Je veux être capable de faire mon métier, être opérationnelle. Il y a juste des avantages à s’entrainer. Sans être obligé de s’entrainer beaucoup, des fois je m’entrainais 2-3 fois semaines, mais c’est mieux que rien du tout. Si vous n’avez rien à faire, vous pouvez faire ça. S’étirer après, c’est vraiment bon. Moi l’activité physique, j’y accorde une bonne importance.  

Que pensez-vous des jeunes qui s’implique bénévolement dans leur municipalité ? 

Moi je pense que c’est une très bonne chose. D’ailleurs moi j’ai commencé à faire du bénévolat très jeune dans ma vie. Aussitôt que j’ai pu conduire, j’ai fait Opération Nez rouge. Je pense que c’est une bonne façon de se développer. Dans le fond, c’est de donner son temps gratuitement donc je ne vois même pas ce qu’il y a de mieux comme acte à faire. C’est très généreux d’aider les gens dans sa communauté. C’est vraiment d’aider son prochain. Je trouve ça très bien les jeunes qui font ça. C’est une belle façon de se développer et de voir autres choses. Tu peux rencontrer des gens, découvrir des choses. Moi je trouve que c’est très positif.  

Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette ou la vapoteuse ? 

Moi je vous dirais que mon opinion par rapport à ça est relativement neutre. Je n’empêcherais personne de faire ça. Mais par contre, étant donné que je suis dans l’armée, c’est sûr que la majorité des gens qui rentre adopte un mode de vie sain par intérim. Si vous voulez avoir un mode de vie sain, c’est sûr que ça ne va pas ensemble, cigarette et mode de vie sain. Moi je n’ai jamais fumé pour être honnête, car ça ne m’intéressait pas. 

 


Bloc de dégradé de couleur

Desjardins investit de nouveau dans l'avenir de ses jeunes!

Lyster, le 3 novembre 2020 – Les administrateurs de Partenaires 12-18 sont fiers de souligner l’implication d’un acteur important du mouvement coopératif québécois : Desjardins.

Logo de Desjardins

Les 3 caisses du secteur Drummond (Caisse Desjardins des Chênes, Caisse Desjardins de Drummondville et la Caisse populaire Desjardins de l’Est de Drummond) s’associent à Partenaires 12-18 dans un projet qui rejoint directement ses valeurs de solidarité et de responsabilité individuelle et collective. Les caisses investiront un montant de 7 500 $ par année, dans le développement de la plus belle ressource de la région, ses jeunes, pendant les 3 prochaines années. Ce montant permettra à Partenaires 12-18 de poursuivre son offre de formateurs services aux adolescents(es) des municipalités de Durham-Sud, L’Avenir, Lefebvre et St-Félix-de-Kingsey.

L’institution financière Desjardins est associée à Partenaires 12-18, dans les MRC d’Arthabaska et de L’Érable, depuis près de 20 ans déjà. Elle croit en la jeunesse pour soutenir ses projets et lui donner des ailes pour réaliser ses rêves.

Avec un actif de 2 604 790 000 de dollars, les caisses du secteur Drummond sont une grande force humaine au service de plus de 81 540 membres et clients. Au sein de Desjardins, tous sont engagés à enrichir la vie des personnes et des communautés. Sa distinction coopérative se manifeste dans ses choix stratégiques, ses produits et services, et ses divers programmes éducatifs. Choisir Desjardins, c’est contribuer à changer les choses, incluant un retour aux membres et aux communautés de plus de 5 083 381 dollars seulement l’an dernier.

À propos de Partenaires 12-18

Partenaires 12-18 est une organisation en constante évolution qui favorise le développement des aptitudes des jeunes. En encourageant leur engagement citoyen dans la vie de leur milieu, l’organisme s’assure que les adolescents se développent sainement. Par le fait même, avec le soutien des différents acteurs du milieu, leur implication contribue à améliorer la qualité de vie des populations concernées. Les services de Partenaires 12-18 s’activent maintenant dans plus de 20 municipalités, responsabilisent plus de 250 adolescents directement, s’adressent à plus de 1 100 jeunes et touchent indirectement plus de 100 000 personnes.

Source : Gilles Cayer, directeur général


Entrevue avec M. Stephan Francoeur, Zoothérapie Québec

Cette entrevue a été réalisée par Rosemary Goudreau du Comité 12-18 de Lyster.

En quoi consiste exactement la zoothérapie? 

La zoothérapie, si on décortique le mot, c’est la thérapie assistée par l’animal. Autrement dit, ce que l’on fait, c’est que l’on offre un service aux gens avec l’aide d’un animal. Nous travaillons avec les chiens et un intervenant qualifié en travail social ou en éducation spécialisée. Ce que l’on fait, avant d’aller rencontrer les gens, on va discuter avec le milieu pour établir un plan d’intervention. Autrement dit, on va leur demander : « Qu’est-ce que vous voulez qu’on travaille avec les gens? » On va faire un plan d’intervention. Quand on va rencontrer ces gens-là, avec l’animal, on va travailler à atteindre les objectifs qu’on a ciblés. 

Quelle est le but premier de la zoothérapie? Qu’est-ce qu’on cherche à créer avec celle-ci? 

C’est très large, c’est très grand. Ce que ça nous permet de faire, c’est autant de travailler sur le physique, pour garder les acquis physiques. Par exemple, quelqu’un qui fait beaucoup d’arthrite, s’il ne travaille pas ses mains, il peut s’ankyloser. Le fait d’avoir un animal, de lui faire brosser l’animal, on travaille physiquement avec la personne. On peut travailler aussi mentalement ou psychologiquement avec la personne. Avec quelqu’un, par exemple, qui peut avoir des problèmes de mémoire, on lui fait travailler sa mémoire, nous nous servons du chien. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’animal devient presque un prétexte pour créer un lien. Une fois que le lien est créé, c’est plus facile d’avoir une conversation avec la personne, de pouvoir aller beaucoup plus loin dans le travail et d’atteindre des objectifs qu’on a ciblés avec elle. Quelques fois, c’est très physique. Quelques fois, c’est très présentiel, uniquement parce que le chien est là. Quelques fois, le chien va juste ouvrir une porte et l’intervenant va pouvoir travailler directement avec l’ouverture que le chien aura créée. 

Pouvez-vous nous décrire une journée de travail d’intervenant en zoothérapie? 

On va utiliser le terme « intervenant en zoothérapie ». Généralement, l’intervenant vient au bureau. Comme on possède certains chiens qui sont placés en famille d’accueil, les familles viennent porter les chiens, le matin, au bureau. L’intervenant vient récupérer son animal. Il sait, puisque les horaires sont distribués à l’avance, où est-ce qu’il s’en va, dans quel milieu il s’en va. On choisit toujours le chien en fonction du milieu et de l’intervenant. Ensuite, les gens vont partir faire leurs activités. Les activités peuvent être des activités de groupe ou des activités individuelles. Ça peut être des activités où est-ce qu’on va aller faire travailler physiquement les gens. Quelque fois, l’activité de zoothérapie peut être d’aller prendre une marche avec le chien. La personne, s’il n’y a pas le chien pour aller marcher, elle va rester assise dans son fauteuil et elle ne marchera pas. Ça peut être aussi simple que ça. Ça peut être aussi pour quelqu’un, par exemple, qui est seul dans une résidence pour personnes âgées, qui n’a pas beaucoup de visite et qui ne se mélange pas nécessairement au groupe. Le fait d’arriver avec le chien, ça peut créer un contexte où cette personne va vouloir s’intégrer au groupe et tranquillement créer d’autres liens. Ce sont, entre autres, des exemples. Nos intervenants vont travailler toutes ces petites choses-là qu’ils ont à travailler avec les gens. Quand ils arrivent sur les lieux, ils ont une liste avec des gens avec qui ils doivent faire les interventions souhaitées. Ils savent où est-ce qu’ils s’en vont. Généralement, ce sont les mêmes intervenants qui vont dans les mêmes milieux à toutes les semaines. Ils ont un plan de match et ils font leurs choses. Une fois que les activités sont terminées, ils reviennent au bureau avec l’animal. Ils laissent l’animal là et eux repartent chez eux. 

Qu’est-ce qu’il y a de plus passionnant dans ce métier? 

Il faut aimer les animaux, mais il faut surtout aimer les individus. Même si on travaille avec les chiens, en zoothérapie on fait de la relation d’aide. On fait de l’intervention sociale, et ça, ça se fait avec les individus. Il faut d’abord et avant tout aimer les gens, aimer être avec les gens et aimer travailler avec les gens. Il faut vraiment comprendre que le chien est un outil de travail. Il y en a qui n’aiment pas le terme « outil de travail », nous on comprend qu’on travaille quand même avec du vivant. Ce n’est pas un marteau. On le sait. Il y a cette notion où le chien va aider à faire la connexion avec ce qu’on va appeler le bénéficiaire, la personne à qui on donne le service. Si on n’aime pas être avec les personnes âgées, si on n’aime pas être avec, par exemple, les gens qui ont des déficiences intellectuelles, les gens qui ont le trouble du spectre de l’autisme, si on n’aime pas cette clientèle-là, même si on a le meilleur chien au monde, on ne sera pas un bon intervenant. Il faut, à la base, avoir la passion des gens. Il faut avoir la passion de vouloir aider et de vouloir être là et de penser faire une différence dans la vie de ces gens-là. Sinon, même si tu as le meilleur chien au monde, ça ne fonctionnera pas.  

Le chien est-il le meilleur ami de l’homme selon vous? 

C’est une excellente question.  Parfois oui, parfois non. Je peux te présenter des gens qui vont te dire que ce sont les chats. Le chien a la capacité, on le voit surtout en zoothérapie, d’être naturellement tourné vers l’être humain. À partir de là, c’est très intéressant. Comme l’animal est volontairement tourné vers les gens, les gens se sentent tout de suite interpellés par cet animal-là qui veut entrer en contact avec eux. Tu n’as pas nécessairement ce rapport-là avec le chat. Le chat, lui, va te regarder et va peut-être venir se frotter contre toi pour avoir une caresse, mais sinon, il va rester coucher dans son coin. Le chien va volontairement aller te voir et volontairement aller vers toi et faire : lance-moi la balle, donne-moi un biscuit, fais quelque chose, occupe-toi de moi! De sorte que ç’est plaisant pour l’être humain de voir que quelqu’un s’intéresse à toi. Est-ce que c’est le meilleur ami de l’homme? Il a des bonnes chances de gagner le concours parce qu’il fait tout pour y arriver. 

Qu’apporte le chien à l’humain? 

Il lui apporte beaucoup. La race humaine, qui est une race grégaire, qui aime vivre ensemble, aime vivre en société, les chiens aussi. Les chiens aiment beaucoup la compagnie des humains. Effectivement, avec l’évolution, on les a domestiqués, mais cet animal-là, s’il n’avait pas eu à la base cet intérêt pour l’homme, on n’aurait pas les chiens qu’on a aujourd’hui et on ne travaillerait pas avec des chiens. On travaillerait avec des dauphins, mais c’est plus difficile de trimballer sa piscine pour faire de la zoothérapie avec son dauphin.  

Le lien entre l’humain et le chien se crée en combien de temps? 

C’est très rapide. C’est très rapide, surtout pour les chiens de zoothérapie qui sont habitués de rencontrer des nouvelles personnes souvent. On met quand même les chiens dans des situations spéciales. Ce n’est pas à tous les jours qu’on prend un animal et qu’on dit : « Tu entres dans un centre pour personnes âgées et tu rencontres plein de gens différents. » Ce contact-là doit se faire rapidement et c’est à l’avantage du chien. Comme le chien est naturellement tourné vers l’humain, ça se fait presque instantanément. C’est sûr qu’il y a certaines catégories de clientèle où c’est plus difficile comme, par exemple, les autistes, qui sont vraiment plus dans leur monde et dans leur bulle. Tranquillement, pas vite, à force d’y aller à toutes les semaines et de renforcer certains comportements, on peut arriver effectivement à créer une ouverture plus rapidement avec ces gens-là. Généralement, ça se fait presque instantanément. Il faut que la personne aime les animaux. Si la personne a peur des chiens, qu’elle n’aime pas ça, et que tu lui présentes un chien, elle va reculer tout de suite. Tu crées l’effet inverse de ce que tu veux faire en zoothérapie. 

Quelles sont les caractéristiques du chien adapté à la zoothérapie? 

Ça dépend. Ça dépend de la clientèle avec laquelle on travaille et ce que l’on veut faire comme activité. Il y a des chiens desquels on va avoir besoin qu’ils soient des grosses pantoufles, des espèces de grosses patates, qu’ils soient couchés là et qu’ils ne fassent rien. Autrement dit, il faut qu’ils se laissent flatter et qu’ils se laissent tirer les oreilles, le poil, la queue, les pattes, etc. Il y a des chiens, cependant, qu’on va demander qu’ils soient beaucoup plus dynamiques. Si on veut faire des activités avec le chien, il faut qu’il rapporte la balle, qu’il aille prendre des marches, qu’il se promène et tout ça. Il faut aussi des chiens qui sont capables de se déposer. Si on est avec une personne à la santé un peu plus fragile, un peu plus frêle, on a besoin de déposer le chien sur cette personne-là. Si le chien est toujours en train de gigoter, ça n’aide pas. Il faut que l’animal soit capable de se déposer. De sorte que ça dépend vraiment du type d’activité qu’on fait, de la clientèle et du type de chien qu’on va choisir. On ne choisit pas une race, généralement on choisit le tempérament de l’animal et c’est ça qui est intéressant. On ne va pas aller chercher un rottweiler par exemple. Le rottweiler, c’est un chien qui est massif, qui est imposant. J’en ai connu, moi, des bébés, des gros bébés, supers gentils, mais on ne peut pas les amener en zoothérapie. Juste leur image, quand tu amènes le chien, les gens reculent et ont peur. De sorte que c’est important que le chien ait un bon tempérament, qu’il soit capable d’être posé, de se déposer. En même temps, l’allure du chien aussi joue beaucoup. Quand tu amènes un petit caniche frisé, les gens veulent tous le prendre comme un toutou tout de suite. Ça aussi, ça fait partie des caractéristiques dont on a besoin chez l’animal.  

Aident-ils à les personnes à sortir de leur coquille, à vivre une vie plus sociale ou à augmenter leur confiance en eux? 

Oui, à toutes ces questions-là. Ils ont fait des tests. Ils ont mis des électrodes un peu partout sur des gens et ils leur ont mis un animal sur eux, simplement pour les flatter. Ils ont réalisé que juste ce contact là avec l’animal, même s’ils n’ont pas d’intervenant à côté, ça fait baisser la pression artérielle et ça les calme. La présence animale, au quotidien, sans zoothérapie, ça apporte déjà ça. Alors quand on amène la zoothérapie, quand on amène l’intervenant qui fait tout le travail d’intervention, on va beaucoup plus loin dans tout ça. 

Le chien nécessite-t-il un entrainement? 

Oui, mais pas nécessairement un entrainement comme les gens pensent qu’on doit entrainer le chien. Le chien a surtout besoin de créer un lien avec l’intervenant. Le chien a besoin de créer un lien avec les gens qu’il rencontre, mais d’abord et avant tout, avec l’intervenant avec lequel il va travailler. Tranquillement, pas vite, à force de travailler ce lien-là, c’est certain que si l’intervenant demande au chien de s’asseoir et de faire plein de choses, le chien va vouloir les faire plus facilement. C’est ce type d’entrainement-là qu’on doit favoriser avec l’animal. C’est sûr et certain que nous allons sélectionner les chiens à la base. On fait passer un examen d’entrée, autrement dit, au chien. Si le chien ne remplit pas ces critères-là, les critères dont on a besoin au niveau de son tempérament, de son comportement, et au niveau médical aussi, c’est important. Si le chien a des problèmes de santé, peut-être que ce n’est pas le bon choix pour nous. Si le chien répond à tous ces critères-là, tranquillement, on va avoir moins de travail à faire au niveau de l’entrainement. Si un chien a un grave problème comportemental et qu’on se dit que c’est correct, on va travailler dessus et on va y arriver, ça ne veut pas dire que dans trois ans tu vas y arriver non plus. C’est beaucoup de temps. C’est beaucoup d’énergie. C’est coûteux, ça fait partie de tout ça malheureusement. C’est une réalité dans laquelle on vit, même en zoothérapie, de dire qu’on investit dans un chien. On achète le chien ou le chien nous est prêté, mais si on passe cinq ans à régler un problème comportemental et qu’au bout de cinq ans il n’est toujours pas réglé, on n’aura pas fait le bon choix. C’est important aussi de choisir un animal qui a à la base le bon tempérament, pour ce qu’on cherche évidemment. Ça nous aide pour l’entrainement. C’est sûr qu’on va toujours favoriser une petite maternelle de chien. On va payer des éducateurs canins qui donnent des cours de maternelle pour le chien. C’est rarement le chien qu’on éduque, plutôt le maitre du chien. C’est surtout ça qu’il faut comprendre. Généralement, quand la personne sait quoi faire avec son animal, l’animal a des chances de bien s’en tirer.  

Quelles activités faites-vous durant vos cliniques? 

Toutes sortes d’activités. Comme j’ai dit, ça dépend de la clientèle avec laquelle on travaille et ça dépend de ce que l’on doit travailler avec la clientèle. Par exemple, on ne fait pas du tout la même chose avec les enfants qu’avec les personnes âgées. Ce sont deux choses totalement différentes. Avec les enfants, on peut faire des parcours d’agilité avec le chien et on va même demander aux enfants de faire le même parcours que le chien. C’est uniquement pour les faire bouger. Ça dépend vraiment de ce que l’on veut travailler avec les enfants. Il y a ce qu’on appelle un volet de zoothérapie éducative. Dans ce volet-là, ce qu’on amène de l’avant, c’est tout le côté éducatif. On rejoint avec le professeur tout ce qui se travaille à l’école et on le fait passer avec le chien. On va peut-être monter l’exposition avec la classe et l’école entière va venir voir l’exposition. On va donner des notions de prévention des morsures et les enfants vont apprendre ces choses-là au reste de l’école. Au niveau des personnes âgées, on en a parlé tantôt, ça peut être seulement de briser l’isolement ou ça peut être quelque chose de très physique où on a besoin de faire marcher la personne. La personne nous attend et elle le sait que mercredi après-midi on va être là. C’est sa marche et c’est important. Pour cette personne-là, de marcher avec le chien devant tout le monde dans la résidence, c’est quelque chose qui travaille son estime d’elle-même. On en a parlé tout à l’heure, ça fait partie des choses qu’on travaille avec les gens, des objectifs qu’on essaie d’atteindre. 

Un de vos moments coup de cœur en zoothérapie serait lequel? 

On était dans un hôpital. On était à Marie Enfant, qui est un des pavillons de l’hôpital Sainte-Justine, et j’ai vu un intervenant parler à des enfants qui étaient quand même lourdement handicapés. Émotivement, pour moi, c’était difficile d’être là et de voir ça. Je me dis : « Pauvres enfants, pauvres enfants, pauvres enfants. » Quand j’étais là, l’intervenant qui était là m’a montré à quel point ces enfants-là ne demandent qu’une seule chose, qu’on soit présent avec eux tout simplement. Le chien fait exactement ce travail-là. Quand j’ai vu cet intervention-là, je me suis dit que c’est pour ça que l’on fait de la zoothérapie. Tout d’un coup, on parlait à un enfant qui était aveugle et la première chose que l’intervenant lui a demandé à cet enfant-là c’est : « Le vois-tu mon chien aujourd’hui? Le vois-tu cette semaine? » Je me dis que c’est effrayant ce qu’il lui dit, mais il est en train de jouer dans la normalité. Cet enfant-là, tout d’un coup, riait, avait du plaisir et était complètement présent et connecté au moment présent avec le chien. Je me dis que c’est pour ça qu’on fait de la zoothérapie. C’est enfants-là, les personnes âgées aussi, ont besoin du moment présent. Le chien a la capacité de te ramener dans le moment présent. 

Le cheval peut-il aider en zoothérapie? Si oui, comment? 

Il va aider principalement de deux façons, parce qu’on va faire une différence entre l’équithérapie et la thérapie assistée par le cheval. On va faire de l’équithérapie, par exemple, avec un enfant qui va avoir des problèmes au niveau de ses jambes, au niveau de ses hanches, qui souffre de dysplasie de la hanche, avec l’enfant qui va avoir de la difficulté à trouver la bonne façon de marcher. On va déposer l’enfant sur le bassin du cheval et le mouvement que le cheval fait va tranquillement entrer dans le corps de l’enfant. C’est quelque chose de très corporel. L’enfant va assimiler ce mouvement-là et ça va l’aider à marcher. On parle ici d’équithérapie. Pour la thérapie assistée par le cheval, le cheval va servir de miroir. Autrement dit, on ne montera pas sur le cheval, on va être à côté du cheval et on va être avec un intervenant, et généralement aussi avec quelqu’un qui va maîtriser ou contrôler un peu le cheval. Tranquillement, l’intervenant va poser des questions par rapport au cheval. Généralement, la personne qui est avec le cheval va s’ouvrir tranquillement et parler d’elle. Tranquillement, l’intervenant va travailler aussi. Ça demande une présence équine plus que de monter l’animal et même quelque fois d’être à côté de l’animal et de le brosser. La personne va mentionner que le cheval est en train de réagir et va demander à l’autre pourquoi il pense qu’il réagit comme ça. La personne, tranquillement, va se mettre à parler, mais va parler d’elle-même. Elle va se mettre à parler de choses qui lui sont propres et plus intimes. Tranquillement, l’intervenant fait le travail d’intervention qu’il a à faire à travers ça. De sorte que, oui le cheval peut aider, le seul problème du cheval, c’est que ça prend quand même un petit peu de place, ça prend les installations pour le faire. Il y a beaucoup de centres où ils font de la thérapie assistée par le cheval et de l’équithérapie au Québec. Il y en a plusieurs. C’est intéressant. 

Quel impact a eu la COVID-19 dans ce milieu de travail? 

Ça a été très difficile. Nous, en mars, avons dû fermer nos portes, parce que tous les milieux nous on dit que nous ne pouvions plus rentrer chez eux. Pas parce que nous étions avec des chiens et qu’ils ne nous aimaient plus, c’est simplement que le gouvernement a décidé de fermer tous les CHSLD pour empêcher la propagation du virus. En juillet, on a recommencé tranquillement les activités et depuis cette semaine, on vient d’arrêter encore une fois, pour la deuxième fois. On espère rouvrir avant décembre, mais on ne sait pas trop. On ne sait pas de quoi l’avenir est fait, malheureusement, avec la COVID-19. On fait avec. 

Pour vous, la persévérance scolaire c’est… 

C’est de trouver le milieu qu’on aime et de se servir de tout le restant comme levier pour aller atteindre ce milieu-là qui nous plait. Par exemple, si quelqu’un veut s’en aller en journalisme, c’est de faire en sorte que ses cours de français, ses cours d’éducation physique et de théâtre viennent supporter l’être qu’on est pour atteindre l’objectif de ce qu’on veut être, de ce qu’on veut faire. C’est la même chose en ce qui concerne être en bonne forme, savoir compter, savoir écrire, ainsi que savoir être bien dans son corps et dans sa peau. Pour moi, ça fait partie de tout ça. Il faut comprendre que, par exemple, on est à l’école pour se construire et pour devenir la meilleure version de nous-même. Pour moi, ça fait partie de ça l’éducation. Moi, j’ai un parcours où j’ai été comédien aussi, dans une vie antérieure. J’avais des cours de linguistique. J’avais des cours de psychologie. Pour moi, tout ça contribuait à faire en sorte que le comédien que j’allais devenir soit total et entier. Je pense que le travail scolaire et l’acharnement d’être là doivent contribuer à tout ça. Ça doit faire partie de ça. C’est de se dire, même s’il y a une matière qui est ennuyante : qu’est-ce qu’il y a, dans cette matière-là, que je peux aller chercher pour aller plus loin et faire en sorte que ce soit moins ennuyant parce que j’ai un an de cours à faire avec cette matière-là. C’est de trouver dans la matière ce qui va nous servir et ce qu’on va chercher tout simplement. Je pense que c’est ça aussi qui permet de rester-là et d’aller plus loin. 

Quel message voulez-vous lancer aux jeunes de notre région? 

Serrez-vous les coudes et travaillez en communauté. C’est le seul moyen. Là, je ne parle pas en pandémie, mais ça peut s’appliquer pour tout. On oublie bien souvent qu’on vit en groupe et qu’on vit en société. Bien souvent, il ne faut pas seulement se demander ce que je peux faire pour moi-même, mais ce que je peux faire pour les gens autour de moi. Faites-le gratuitement, de ne pas le faire en espérant qu’en retour on ait quelque chose, mais le faire en disant : Je le fais parce que j’ai envie d’apporter quelque chose et je pense que je fais du bien. Quelquefois on reçoit des petits sons de cloche qui nous disent qu’on fait du bien et qu’il faut continuer. Quelquefois on nous dit de faire autrement. Ça c’est une autre paire de manches, mais je pense que c’est important de s’impliquer dans sa société. Si tu t’ennuies ou que tu ne sais pas quoi faire, regarde autour de toi, tu vas voir qu’il y a plein de choses à faire. Simplement d’aller dans une résidence pour personnes âgées et dire : « Qu’est-ce que je peux faire pour vous? Y a-t-il des places où je peux aider? » Il y a des popottes collectives. Il y a des centres où on ramasse les denrées et on redistribue des paniers, par exemple des paniers de Noël. Ce sont toutes des choses qu’on peut appliquer, où on peut s’investir et donner aux autres. En côtoyant les autres, on apprend sur soi, je pense. 

Que pensez-vous des jeunes qui s’impliquent bénévolement dans leur municipalité? 

C’est bien. C’est très bien. Comme je disais, encore faut-il le faire pour les bonnes raisons. Ça c’est important aussi. Je pense qu’en voulant apprendre on peut apprendre. Je pense que ces expériences-là sont là pour ça. 

Quelle importance doit-on accorder à l’activité physique? 

Énorme. On a un seul corps. C’est notre locomotive et c’est le système avec lequel on va passer le restant de notre vie, donc il faut en prendre soin. Je ne jouerai pas du violon en disant que j’ai eu la COVID-19 et que je sais ce que c’est. Je n’ai pratiquement pas eu de symptômes, mais j’ai vu des gens qui ont eu des symptômes et on réalise à quel point le corps est extraordinaire au moment où il ne fonctionne plus. C’est dommage, parce que c’est quand il fonctionne qu’on devrait encore faire des petits efforts pour le maintenir à la bonne place. C’est très important. Nous nous trouvons à visiter beaucoup de personnes âgées et beaucoup de personnes mal en point. Nous voyons effectivement que si tu as deux bras et deux jambes et que tu es capable d’avancer, tu dois le faire. Ne fais pas du sur place, ça ne donne rien. 

Que pensez-vous de la relation entre les jeunes et la cigarette ou la vapoteuse? 

Je ne suis pas quelqu’un qui a fumé dans sa vie, donc pour moi, ça a toujours été quelque chose de désagréable la cigarette. Ça s’est réglé assez tôt dans ma vie. Je trouve ça dommage quand je vois des jeunes fumer. Je trouve ça triste pour eux parce que je me dis qu’ils se maganent les poumons. Il y a déjà assez de pollution. En plus, volontairement, on s’en met dedans. Je trouve ça dommage. Malheureusement, ça reste encore leur choix. On est dans une société libre, donc j’essaie de ne pas moraliser les gens, mais je trouve ça triste. Ça me fait quelque chose quand je vois un jeune et même un vieux, une personne plus âgée, fumer. Ma sœur avait de graves problèmes pulmonaires et elle a fumé longtemps même si ma mère lui disait de ne pas fumer, d’arrêter. Aujourd’hui, elle ne fume plus et je suis très content pour elle. Je ne suis pas seulement content pour moi, parce que je ne respire plus sa boucane de cigarette. Je suis content pour elle, parce qu’aujourd’hui elle va mieux. Elle le sait, parce qu’elle a passé à travers ça, qu’elle va mieux aujourd’hui grâce à ça. C’est quand tu perds la santé que tu réalises que tu avais quelque chose d’extraordinaire. Ça fait partie de la même chose à peu près. 


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Nouvelle intervenante dans la MRC d'Arthabaska

Les administrateurs de Partenaires 12-18 sont heureux de souhaiter la bienvenue à leur nouvelle intervenante jeunesse, Mme Myriam-Isabel Ducharme.

Native de l’Abitibi et maintenant résidente de la municipalité de Victoriaville, Mme Ducharme est en voie d’obtenir son diplôme d’études collégiales en éducation spécialisée au Cégep de Victoriaville. Lors de sa dernière année de DEC, Mme Ducharme s’est lancée dans l’aventure avec l’équipe de Partenaires 12-18 / Arthabaska.

Toujours motivée pour des nouveaux défis, Mme Ducharme s’implique depuis plusieurs années afin de répondre aux besoins de sa communauté. Ayant été bénévole dans plusieurs événements tels que des festivals ainsi que des spectacles lors de son secondaire, elle a toujours été passionnée par les nouveaux projets prenant forme sous ses yeux. C’est pourquoi la mission, les valeurs et les activités de l’organisme Partenaires 12-18 ont représenté un très grand coup de coeur pour Mme Ducharme.

Elle sera responsable du volet « Développement de la santé » de Partenaires 12-18 / Arthabaska. Elle accompagnera aussi les jeunes des municipalités de Ste-Clotilde-de-Horton, Ste-Élizabeth-de-Warwick, St-Louis-de-Blandford et St-Valère dans leur engagement citoyen.

Elle sera appuyée dans son travail par les intervenants M. Jean-François Ménard et M. Philippe Bergeron.

Source : Gilles Cayer, directeur général


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Partenaires 12-18 - développer le leadership des jeunes

Actif en milieu rural, Partenaires 12-18 donne aux adolescents de ces communautés l’élan pour se responsabiliser à travers des projets nés de leur propre initiative. Ces jeunes engagés développent, au passage, un sentiment d’appartenance envers leur région et la collectivité.

Partenaires 12-18 en bref

Organisme jeunesse établi depuis 26 ans dans le Centre-du-Québec, Partenaires 12-18 est né de la volonté d’offrir aux adolescents en milieu rural un accompagnement afin qu’ils se responsabilisent et deviennent des citoyens ouverts sur le monde et sur leur communauté. Cette approche de responsabilisation est au coeur de la mission de l’organisme. Ici, on n’organise pas des activités pour les jeunes; on les amène à s’organiser et à s’impliquer activement dans leur milieu. À prendre en main leurs projets et leur destinée.

 

Leadership et sens des responsabilités

Dans des milieux où il y a peu d’infrastructures de loisirs, Partenaires 12-18 fournit à des adolescents qui seraient autrement laissés à eux-mêmes des projets positifs pour canaliser leur énergie. « Sans Partenaires 12-18, il y a des jeunes que l’on échapperait entre les mailles, confie Yves Payette, président de l’organisme. C’est par la porte du loisir qu’on entre, mais nos intervenants jeunesse sont en première ligne pour agir, faire de l’écoute et diriger les adolescents vers des ressources spécialisées, s’il le faut. »

« Sur notre feuille de route, on a de grandes victoires. Des adolescents qu’on a accrochés ou raccrochés et qui sont devenus des leaders dans leur communauté. »

– Yves Payette, président, Partenaires 12-18

Donner aux jeunes des régions les mêmes chances qu’ailleurs

Le modèle a fait ses preuves dans les municipalités où un Comité 12-18 est bien implanté. C’est pourquoi la demande est forte pour étendre les services aux milieux ruraux voisins, parfois aux prises avec des problèmes de vandalisme ou de consommation de drogues et d’alcool. Partenaires 12-18 voudrait se déployer dans ces autres localités, mais a besoin de soutien financier pour y arriver. « Nous voulons faire reconnaître notre projet, au même titre que les maisons des jeunes, et pouvoir étendre les Comités 12-18 ailleurs en province. La jeunesse en milieu rural devrait avoir accès aux mêmes services que celle qui grandit dans les grands centres. »

« On le répète aux jeunes : vous avez le droit de voir grand. Ce n’est pas parce qu’on vient d’un petit village qu’on doit rêver petit. »

– Yves Payette, président, Partenaires 12-18

Les raisons de croire en ce rêve

Yves Payette enseigne à la polyvalente qui prête gracieusement ses locaux à Partenaires 12-18, un espace devenu le quartier général de l’organisme. « C’est une vraie fourmilière, dit-il. Les adolescents viennent préparer leurs projets, ça bouge. Leur énergie est contagieuse. » Cours de cuisine, sorties de plein air, reportages pour les hebdos régionaux, formation d’aidants naturels, ligue de hockey, parrainage d’écoliers haïtiens, programme d’entrepreneuriat jeunesse : les initiatives mises sur pied par ces jeunes allumés et dégourdis les amènent à se responsabiliser, mais surtout, elles dynamisent tout leur milieu.

Source : La presse


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Desjardins investit de nouveau dans la plus belle ressource de la région : Ses jeunes!

Lyster, le 13 octobre 2020 – Les administrateurs de Partenaires 12-18 / Arthabaska et de Partenaires 12-18 / Érable s’unissent afin de souligner fièrement l’implication d’un acteur important du mouvement coopératif québécois : Desjardins.

Logo de Desjardins

La Caisse Desjardins des Bois-Francs et la Caisse Desjardins de L’Érable sont heureuses de s’associer à nouveau à Partenaires 12-18 dans un projet qui rejoint directement leurs valeurs de solidarité et de responsabilité individuelle et collective. Les caisses investiront, pour une 2ième année consécutive (entente de 3 ans), un montant de 10 000 $ dans le développement de la plus belle ressource de la région, soit ses jeunes.

L’institution financière, associée à Partenaires 12-18 depuis près de 20 ans déjà, croit en la jeunesse pour soutenir ses projets et lui donner des ailes pour réaliser ses rêves.

Avec un actif de 3 190 067 000 de dollars, les Caisses Desjardins des Bois-Francs et de L’Érable sont une grande force humaine au service de plus de 86 000 membres et clients. Au sein de Desjardins, tous sont engagés à enrichir la vie des personnes et des communautés. Sa distinction coopérative se manifeste dans ses choix stratégiques, ses produits et services, et ses divers programmes éducatifs. Choisir Desjardins, c’est contribuer à changer les choses, incluant un retour aux communautés de plus de 1 340 000 dollars seulement l’an dernier.

À propos de Partenaires 12-18

Partenaires 12-18 est une organisation en constante évolution qui favorise le développement des aptitudes des jeunes. En encourageant leur engagement citoyen dans la vie de leur milieu, l’organisme s’assure que les adolescents se développent sainement. Par le fait même, avec le soutien des différents acteurs du milieu, leur implication contribue à améliorer la qualité de vie des populations concernées. Les services de Partenaires 12-18 s’activent maintenant dans plus de 20 municipalités, responsabilisent plus de 250 adolescents directement, s’adressent à plus de 1 100 jeunes et touchent indirectement plus de 100 000 personnes.

Source : Gilles Cayer, directeur général


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Hydro-Québec appuie la relève de la région !

Lyster, le 22 septembre 2020 – Les administrateurs de Partenaires 12-18 sont fiers d’annoncer un important appui financier reçu d’HydroQuébec. 

Hydro-Québec s’associera à Partenaires 12-18 / Arthabaska en accordant un montant de 5000$ par année pour 2020 et 2021. 

Photo d'Hydro Quebec

Par cette contribution, Hydro-Québec veut soutenir l’approche innovatrice de Partenaires 1218 « Réveilleurs de Leaders ». Celle-ci permet aux adolescents(es) de plus de 20 municipalités rurales du Centre-du-Québec de bénéficier des avantages d’une dynamique et formatrice organisation jeunesse. En responsabilisant les jeunes dans la vie de leur communauté, Partenaires 12-18 vient en aide à ceux aux prises avec certaines difficultés, développe leur leadership et en fait des entrepreneurs sociaux.  

À propos d’Hydro-Québec 

Hydro-Québec est une société d’État dont l’unique actionnaire est le gouvernement du Québec. Elle fournit une alimentation électrique fiable et des services de grande qualité. Grâce à ses installations hydroélectriques, Hydro-Québec contribue de manière importante à la richesse collective et joue un rôle central dans l’instauration d’une économie à faible empreinte carbone. Reconnue comme un leader de l’hydroélectricité et des grands réseaux électriques, l’entreprise exporte une énergie propre et renouvelable et valorise son expertise ainsi que ses innovations sur les marchés mondiaux. 

Source : Gilles Cayer, directeur général


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Partenaires 12-18 sélectionné pour le concours «Coup de cœur Desjardins»

Partenaires 12-18 a été sélectionné pour le concours «Coup de cœur Fonds du Grand Mouvement» organisé par Desjardins.

La compétition vise à mettre en valeur des initiatives portées par neuf organismes soutenus par le Fonds de 100 millions $ ainsi qu’à leur permettre de réaliser une part de leur rêve.

Ces organismes ont été choisis sur la base de critères spécifiques et ont été regroupés dans trois catégories pour permettre de déterminer un lauréat pour chacune de celles-ci.

Les trois organisations qui recevront le plus de votes dans leur catégorie se verront attribuer une bourse de 100 000 $ afin de réaliser un projet s’inscrivant dans l’esprit de leur rêve. Ces projets ont été préalablement déposés par les organismes auprès de Desjardins.

Cette compétition comporte trois phases. La phase de mise en valeur (du 28 septembre au 15 octobre) permettra de faire connaître les neuf projets ainsi que leurs rêves par des capsules vidéo où le grand public sera appelé à voter pour leur coup de cœur sur les plateformes Facebook Desjardins et LinkedIn Desjardins Entreprises.

La phase du vote (du 16 octobre au 1er novembre) où le grand public pourra voter pour le coup de cœur de son choix dans chacune des catégories. Un article sera aussi rédigé pour chacun des projets finalistes par l’équipe de La Presse et diffusé dans La Presse+ durant la période du vote. Pour voter, il suffit de téléphoner au 1 855 511-1900 ou de texter le mote « Vote » au même numéro.

Puis finalement, la phase d’auto-promo (du 2 novembre au 12 décembre) qui mènera au dévoilement des gagnants le 12 décembre lors de l’événement de clôture spécial sur les ondes d’Ici Radio-Canada et en rattrapage sur ICI.Tou.tv et telequebec.tv.

Comme rêve, avec ce montant de 100 000 $, Partenaires 12-18 travaillera durant les deux prochaines années à consolider ses services et à développer ceux-ci auprès des adolescents résidant dans d’autres municipalités rurales de la région du Centre-du-Québec.

Source : Gilles Cayer, directeur général